Quelle histoire, quelle mémoire et quel avenir pour le FFS ?

ait.jpgMohand Tahar Mohammedi pour « Algérie Poitique »

L’histoire montre bien qu’avant la naissance de la majorité des Algériennes et des Algériens d’aujourd’hui, le Front des Forces Socialistes (FFS) luttait avec force et détermination contre une dictature clanique qui a spolié l’indépendance acquise dans la douleur par le peuple algérien. Le FFS a vu le jour car il a vite compris les vrais enjeux de ce régime sadique et de l’indispensable construction démocratique du pays, seule voie qui garanti la survie au peuple et de l’Etat algérien. Une voie qui permet aussi au FFS d’assurer la continuité des objectifs du combat démocratique de nos valeureux martyrs.

L’élection d’une assemblée nationale constituante qu’il revendique depuis sa création, fait preuve de sa stratégie politique d’aider le peuple algérien à décider de sa représentation politique en toute légitimité contrairement à ce pouvoir qui se confère des brevets de légitimité par la manipulation et le mensonge. L’histoire retiendra aussi de Hocine Aït-Ahmed qu’il est un monument de la démocratie qui a pu et su préserver ce parti face à un régime qui a les moyens de détruire et qui tue sans état d’âme tout ce qui va à contre courant de sa logique sanguinaire.

La mémoire collective retiendra du FFS qu’il est un parti d’opposition démocratique à un régime qui refuse de rendre le pouvoir au peuple. Le FFS fait toujours preuve d’objectivité quant à l’analyse et la réflexion sur la situation et les perspectives politiques du pays. Son combat est toujours du coté des citoyennes et des citoyens soucieux des intérets du pays et non pas de leur ventre. Le FFS a essayé d’introduire des réflexes et un savoir démocratique à la société pour permettre la concrétisation d’un Etat démocratique réel.

L’avenir du FFS se trouve dans sa capacité mobilisatrice de toutes les masses populaires autour d’un projet de société moderne capable de donner une visibilité politique, sociale, économique et culturelle à la population algérienne et surtout de sa préparation aux techniques démocratique modernes dans la gestion des affaires publique. Car si un jour un bilan politique DETAILLE doit se faire dans notre pays, le peuple algérien va surement s’en rendre compte des visées réelles de ce parti. Elles ne sont autres que la consécration d’un Etat de droit et de la démocratie qui préoccupent tous les esprit de toutes les MILITANTES et MILITANTS AUTHENTIQUES et SINCERES.

L’intelligence politique des futures générations s’exprimera un jour et prendrons certainement acte de cette école politique qui a semé les germes de la démocratie algérienne.

Commentaires

  1. l.smail dit :

    Le grand monument de la politique,le visionnaire légendaire,le Docteur Hocine Ait Ahmed n’a plus rien à démontrer au peuple algérien et au monde entier tant stature d’homme politique est incontestable!
    Précocement il a vu que les choses allaient mal tourner pour le pays et tout le peuple algérien au lendemain de l’indépendance au moment où les loups se sont emparés de tous les pouvoirs en Algérie.Un groupe de militaires s’était formé dés le congrés de Tripoli pour s’emparer de l’Algérie et sequestrer toutes les libertés pour asseoir une dictature!
    Avec quelques uns de ses compatriotes démocrates , il a fondé le FFS et a essayé de contrer ce qui se fomonter à l’époque contre la démocratie mais malheureusement le peuple n’a pas suivi la cadence car n’ayant pas compris ce qui l’attendait!Les souffrances endurées lors de la révolution armée l’ont rendu presque placide et ne pouvait réagir lucidement avec determination!
    Le peuple scandait à l’époque « Sab3assnine Barakat » et ne souciait pas de ce qui se tramait autour de lui!
    Une fois la dictature installée au fil du temps le peuple s’était complétement replié sur lui-meme laissant la place à tous les charognards de l’époque qui a fini par mettre main basse sur les richesses de l’Algerie!
    Beaucoup de dégats ont malheureusement suivi la prise de pouvoir par la force sans qu’aucune réaction énergique ne soit enregistrée à ce jour tant le camp de démocrates est disséminé,divisé,rendu trés passif au point de passer le chemin sans bouger un doigt face aux humiliations qu’il subit quotidiennement!

  2. justice&verite dit :

    Ce regime s’est auto-condamné á mort.
    Le Dr. Hocine Ait-Ahmed est rusé et a su implanté des milliers d’Ait-Ahmed depuis la creation du FFS á nos jours alors nous irons vers une algerie réellement democratique meme si ce regime sanguinaire et assassin tente de freiner l’evolution de la revolution pacifique de l’algerie.
    Au bon entendeur.

  3. Mohand dit :

    Ce discours d’Ait Ahmed est tellement beau, bon et juste que je le remets à nouveau sur ce blog à l’intention de ses amis d’Algérie et d’aileurs, de peur qu’il ne passe pas le filet de la « machine ».
    Je dois dire que quelque fois je n’explique pas la disparition de commentaires , à moins que nos sentinelles sont déjà en faction .Bien à vous tous .

    « Droit international: Etats puissants et mouvements de résistance »
    Conférence Internationale, Paris – 18 et 19 septembre 2009

    Texte intégral de l’intervention de Hocine AIT AHMED

    Si le droit du plus fort et, à fortiori sa raison, n’avaient pas été l’amère réalité de notre monde, en politique encore plus qu’ailleurs, nous n’aurions peut être pas été amenés à ajouter le terme « humanitaire » à celui de Droit.

    Même imparfait, le Droit, semblait jusqu’au siècle passé constituer par lui-même et en lui-même une barrière contre la barbarie. Tous nos combats, qu’il s’agisse de la lutte pour l’Indépendance nationale ou des luttes pour la démocratie, nos combats ont eu pour moteur la revendication du Droit ; droit des peuples, droits de la personne humaine.

    Mais le mot en lui-même, qu’il recouvre une lutte nationale ou une lutte sectorielle, le mot Droit avait, probablement à tort, une dignité en soi qui rejaillissait sur ceux qui en réclamaient sinon le rétablissement du moins l’instauration.

    Mon propos n’est pas de développer une réflexion sur le Droit mais ma modeste expérience de militant pour l’Indépendance nationale puis celle de militant pour la démocratie m’ont enseigné un certain nombre de choses que j’aimerais partager ici avec vous.
    Face aux puissances coloniales et à leurs complicités, ni le droit international, ni le droit international humanitaire ne pouvaient être respectés et mis en œuvre.

    En Algérie, c’est en 1956, en pleine guerre, qu’au Congrès de la Soummam les délégations militantes des différentes wilayas du pays ont pris conscience de l’impératif stratégique et urgent de renforcer à outrance les actions diplomatiques et de communication. Il s’agissait de mobiliser des actes de solidarité internationale avec l’Algérie combattante et de soutien des institutions onusiennes. Ces tâches s’imposaient face à des entreprises guerrières d’extermination et à des violations du droit international impunies.
    Le peuple algérien, comme d’autres, n’avait pas oublié l’impact gigantesque exercé par la Conférence de Bandung sur l’accélération des phénomènes de décolonisation. Force est de constater que les résolutions adoptées par le congrès de la Soummam sur l’internationalisation du conflit algéro-français et sur le soutien solidaire des peuples du monde en tiers à la nation algérienne sont adoptées aux côtés de deux résolutions fondamentales : l’une qui consacre  » la primauté du politique sur le militaire « , l’autre qui impose  » le principe de la collégialité « , garant d’une cohérence démocratique et d’une cohésion politique.

    D’autant que la composition pluraliste de ce congrès historique avait jeté les bases d’un consensus national, avec pour évolutions positives, d’abord de prendre de vitesse et de faire échec aux tentatives de division et de récupération des élites attentistes par le nouveau Gouverneur Soustelle.
    Plus importante et décisive cette ébauche de consensus, allait mettre en branle une dynamique révolutionnaire au sens politique, démocratique, rationnel et réaliste. Pour ne pas dire pragmatique et non pas au sens de slogan populiste. Elle préparera la renaissance de la dawla – l’Etat – grâce à la légitimation populaire du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne, le GPRA.

    Du reste dans les mémoires remis notamment aux Nations Unies, nous avions mis en évidence le fait que les autorités algériennes battues par les expéditions coloniales n’avaient jamais concédé ni la souveraineté de l’Etat ni ses prérogatives, comme ce fut le cas au Maroc et en Tunisie qui avaient signé les traités du Protectorat.
    Quant à la souveraineté de l’Etat algérien, elle n’avait pas disparu, n’en déplaise au droit impérialiste imposé à l’humanité. « Elle s’est refugiée dans le peuple algérien ; et chaque fois qu’il pouvait aller aux urnes, depuis la fin de la première guerre mondiale, se prononçait clairement pour la liberté et l’indépendance de son pays, défiant, fraudes et répressions sauvages.

    Le GPRA a symbolisé le respect des droits humains et du droit humanitaire en dépit de l’état de guerre. C’est le premier et dernier gouvernement algérien pluraliste et démocratique.
    Il ne cessait de rappeler à l’ordre l’Etat Major des Frontières pour condamner les violations des droits humains et dénonçait avec fermeté les liquidations sans justice et les emprisonnements arbitraires parmi les compatriotes commis sur les sols marocain et tunisien.

    Par ailleurs, à propos du sort des prisonniers français, le GPRA s’est opposé à ce qu’ils soient abattus. C’était pour lui une décision humaniste mais surtout une manière de jouer le jeu de la légalité internationale et d’asseoir le prestige de la révolution en faisant respecter les normes de droit international humanitaire, alors que l’armée coloniale qui se targuait de comportements civilisés, continuait à défier la communauté internationale en poursuivant la stratégie des crimes de guerre et des crimes contre l’Humanité .
    Une fois l’indépendance proclamée, toutes les stratégies qui avaient contribué à la victoire de la révolution algérienne contre le colonialisme français on été détournées de leur but initial qui était : la liberté pour la souveraineté du peuple, pour devenir les instruments d’un régime de domination impitoyable.

    La solidarité internationale avec l’Algérie combattante est devenue complicité internationale avec le régime. Le soutien des institutions onusiennes est passé du peuple en lutte au régime en place.

    De même les résolutions du Congrès de la Soummam ont été foulées au pied ;
    - La primauté du politique sur le militaire
    - Le principe de collégialité
    - La cohérence démocratique
    - La cohésion politique
    - Le pluralisme effectif et le consensus national.

    Tout ceci avec en prime pour le pouvoir Algérien d’avoir réussi là où Soustelle a échoué : La division et la récupération des élites.
    Deux exemples tirés de l’actualité – à la fois française et algérienne : l’affaire Mécili devenue l’affaire Hasseni et l’affaire des moines de Tibehirine.

    Ces deux affaires montrent clairement que pour l’assassinat d’un opposant politique comme pour le massacre des moines, la collusion des intérêts a prévalu sur le Droit. Si on leur ajoute les massacres à grande échelle des années 1997/1998 sur lesquels un odieux silence s’est abattu, on prend la mesure de la folie criminelle que déclenche l’abandon du Droit.

    On ne peut que conclure d’une part, que le Droit humanitaire peut s’imposer y compris lors d’une guerre d’Indépendance particulièrement violente, quand les peuples et les militants politiques croient encore en la possibilité de la restauration du Droit. Conviction qui leur vient du contexte politique international et non de leur horrible vécu sous la domination.

    Et d’autre part qu’un contexte politique international où la complicité entre régimes et entre Etat se fait sur le dos du Droit à coup de manœuvres criminelles, de dissimulation et de propagande ne peut que conduire au désespoir des peuples et des cadres politiques dont ils accouchent. Comme c’est le cas dans la plupart des conflits actuels, en Palestine, en Irak, en Afghanistan ou en Somalie.
    C’est la négation, sur la scène internationale, des principes démocratiques les plus élémentaires. C’est le non-respect du Droit international par les puissants dans leurs pratiques (publiques ou secrètes) et dans le soutien qu’ils apportent à des régimes qui eux-mêmes violent les droits de leurs propres peuples.

    C’est dans cette triste réalité que le Droit Humanitaire est appelé à la rescousse !

    Tellement nécessaire aux luttes du passé en attirant le regard et la solidarité en direction des peuples en lutte, n’est-il pas en train d’être dévoyé?

    Maintenant que des Etats en ont fait un élément de domination -parmi d’autres – dans leur stratégie de domination, le Droit humanitaire a t-il encore une chance de se faire entendre en dehors de ces stratégies de domination et d’agression?

    Je vous remercie.

  4. Ahekani dit :

    Chèr camarade SMAIL,

    Pourquoi toute cette absence?

    la lutte vient de commencer!

    j’éspére te revoir rapidement.

    saha aidek.

  5. osee2 dit :

    Bonsoir
    Bon courage !

    Dernière publication sur POURQUOI PAS : Décembre ?

  6. smail dit :

    Salut cher Ahakani!Saha Aidek à toi et à toute ta famille!
    Sache que je suis toujours présent lorsqu’il s’agit de défendre la démocratie et les droits de l’homme!Ma légére absence est due seulement à un contretemps partiel mais il faut que tu saches que je suis avec assiduité tout se qui se passe chez nous,dans notre bercail!J’espere etre de retour dans trés peu de temps et nous reprendrons tous ensemble notre valeureux combat et notre marche vers la démocratie dans notre chere patrie!
    Au demeurant,je reste persuadé que le travail est entre de trés bonnes mains et que je n’ai pas m’en faire car vous le faites si bien avec beaucoup de convictions pleines de justice sociale!
    A bientot cher ami!

  7. Ahekani dit :

    @ mohand.

    Je pense que le FFS a déja le grand mérite d’exister encore dans un pays là ou les gens préférent , par contreinte souvent,de faire des commentaires sur un blog connu d’opposition, en cachant leurs identités.Il y’a 34 millions de Mohand en Algérie,cette réflexion s’applique aussi sur moi,mais,il vaut mieux viser de l’autre coté là ou des pseudo-senateurs sont en passe d’interdire ces ultimes éspaces de libre parole-les blogs- .Le FFS a fait le maximum pour faire basculer les choses et il continue à le faire en dépit des pressions et attaques.Alors la bonne critique nous incombe à nous tous ,nous citoyens qui allons etre jugés par nos propres enfants sur notre léthargie et lacheté.

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