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Algérie: Toutes les sociétés qui effectuent des prestations pour le compte des sociétés étrangères sont des nids de malversations !

rechwa.jpgMohand pour « Algérie Politique » 

Pour donner de la lisibilité aux faits, il faut de la précision et des preuves… ne pas rester sur des généralités. Le retard dans la réalisation d’un projet peut s’expliquer par plusieurs raisons. Je suis désolé de le dire ainsi. Ce qu’il faut plutôt c’est avoir par exemple pour le cas soulevé le descriptif et le quantitatif initial établi généralement par le bureau d’étude,(maître d’oeuvre) et c’est ce qui sert à l’appel d’offres lancé par le maître d’ouvrage. Ces quantités ne peuvent être dépassées que si pour des raisons diverses (une étude bâclée, une erreur, un fait imprévu, ou la volonté de fractionner la réalisation en plusieurs parties…). On sait que tout avenant ne devant pas dépasser 20% des travaux initialement prévus pour chaque rubrique.

Si des fausse situations ont été établies et payées, cela suppose que le bureau d’études est complice, le contrôle technique (CTC) également, le chef de projet, le directeur général et le financier ou le trésorier quand il s’agit de l’administration… Tout ce monde doit avoir été complaisant pour qu’une telle situation illégale puisse être payée.
De plus, pour les investissements publics, le contrat porte le visa du trésorier (contrôleur financier de l’Etat) quand c’est un investissement public, La Bad également gère le contrat, et aucun paiement non engagé auprès de ces deux structures ne peut être réglé. Pour payer des travaux supplémentaires il faut donc aussi avoir engagé l’avenant qui détermine leur montant etc…

Il est aisé pour les professionnels de regarder de près la situation de cette rocade non réceptionnée dans les délais.

Quand aux sociétés étrangères, elles ne vous donnent jamais des sources fiables. Seulement elles peuvent vous donner des informations quand un gestionnaire en particulier les met sous pression. Ils ne donnent jamais leurs amis… Je vous dirai plus, il y a des sociétés étrangères qui disent avoir payé des sommes à des Algériens alors qu’en fait ce n’est pas vrai, ces sommes ont pu prendre une destination autre en leur faveur. Il y a aussi des sociétés qui signent des marchés de prestations avec des sociétés algériennes ou des sociétés mixtes, pour une question de facturation fictive. Elles donnent d’une main ce qu’en fait elles reprennent d’une autre main. Ceci est possible car les sociétés Algériennes ne sont pas contrôlées, leur comptabilité n’est pas sincère ou elle est approximative. Il y a beaucoup d’Algériens gérant des sociétés mixtes qui pour une part du larcin se prêtent à toutes les combinaisons. Toutes les sociétés qui effectuent pour le compte des sociétés étrangères des prestations en Algérie sont des nids de malversations.

Le problème fondamental en Algérie est que les cadres conscients il y en a de moins en moins. Ils font le dos rond, se taisent ou prennent la fuite. L’Algérie est en déficit chronique de compétence, d’intégrité et de modèles c’est-à-dire des hommes au commande qui donnent l’exemple.
Est-ce qu’il y a des solutions à tout ce micmac, oui mais il faut que soit réuni un ensemble de conditions simples limpides et transparentes avec des hommes qui n’ont aucun envie de devenir riche mais de servir à l’exemple des anciens qui ont donné leur vie pour que d’autres, leurs frères, vivent en liberté.

Commentaires

  1. amghar dit :

    Avant de donner mon avis sur ce sujet sensible ,je voudrais exprimer tout d’abord l’heureuse initiative prise par notre ami Mohand de le soulever et de le soumetre à commentaires!Mohand a tout à fait l’air de matriser le sujet tant il fait étalage des vraies contraintes qui aménent un projet à subir d’énormes retards dans la réalisation sur le terrain!
    En effet,les études préliminaires de projets sont établies d’une maniére trop grossiére en ce cens qu’elles souffrent d’un manque de données flagrantes!
    Les études d’execution,une fois le projet individualisé et l’opération inscrite au plan,sont faites sans trés grandes précisions , ce qui influe bien sur sur la valeur en terme de dépenses.
    Les travaux enregistrés sur le bordereau quantitafis et estimatifs sont généralement dépassés de trés loin!Alors,on introduit des avenants qui outrepassent la réglementation en vigueur du code des marchés publics.On notera donc beaucoup de laxisme et de complaisance dans la gestion financiére du projet.Des retards dans la réalisation sont alors constatés et des mises en deumeure sont trés souvent prononcées à l’encontre des entreprises de réalisation et,malgré la prise de mesures coercitives,les chantiers restent bloqués sans que solutions adéquates de reprise ne soit trouvées par les deux parties contractuelles!
    Trés souvent on attribue aux projets des rallonges inexpliquées ,d’où bien sur ,l’entrée en lice de la corruption,de la gabegie et de la malversation de toutes sortes!
    Mais dans toutes ces négligences observées par l’Etat avec tous ses services de controle financier,le contribuable est pénalisé en premier lieu.
    Peut-on un jour redevenir un peu plus regardant et sérieux dés l’entame de nos projets?Pour celà,il faudrait trouver dans notre pays,une véritable brigade d’incorruptibles comme à l’époque de la prohibition pour combattre le mal qui nous ronge!
    Encore une fois,merci à notre ami Mohand pour avoir soulevé ce sujet interessant!

  2. Mohand dit :

    Amghar merci pour ce complement. En effet tu as tout à fait raison, c’est un vaste sujet. Il n’est cependant pas complexe.
    Tout compte fait c’est au niveau de la maturation des projets que le bas blesse et c’est souvent l’irrespect des phases et notamment de cette étude de maturation du projet que naissent les difficultés d’après.
    Au crédit de nos spécialistes cependant, il y a lieu de dire que les projets sont souvent décidés dans la hate pour faire bien. Une visite d’un ministre ou d’un président et tout s’enclenche. Pourtant tout projet a une vie et des étapes par lesquelles il doit nécessairement passer pour que sa réalisation se fasse sans retard et sans réevaluation systématique.
    En plus de ça c’est notre systéme bureauctratique qui est à l’origine de ce genre de chose. Tous les éléments qui concourent à la décision de faire ou de ne faire un ouvrage manquent souvent.Tout revet un caractére politique , vouloir montrer au chef qu’on travaille etc… pour espérer ces faveurs.
    Notre mode d’investissement bureaucratique se passe ainsi. Le président, le ministre ou le wali décide de faire ça ou ça dans un endroit donné. On ordonne d’inscrire le projet d’investissement, les gestionnaires se précipitent à l’évaluer ils font une fiche synoptique de quelques lignes , on l’inscrit et on obtient son autorisation de programme. Une fois cette étape franchie, on passe alors à la maturation du projet (études techniques, environnementales et de faisabilité économiques…) On découvre alors des surprises et parfois des sous estimations flagrantes … Or comme il est déjà inscrit il devient un projet forcément à lancer au plan de la reéalisation , donc un plan de charges. D’un autre coté parfois il n’est pas doté de financement suffisant , puisque le montant est fixé chaque année dans le cadre des lois de finances. On se retrouve avec des projets , inscrits dotés d’une autorisation de programme et d’une enveloppe financière , alors que les études de maturation et autres ne sont pas terminées, comme il faut le lancer, on passe à l’action , on définit dans la hate un cahier de charges qui forcément peut contenir des imperfections et des insuffisances. Un appel d’offres est lancé puis on découvre que les montants des soumissions sont supérieures aux enveloppes disponibles … on réeavalue , il faut du temps pour que cela aboutisse et si par malheur on obtient pas vite la réavaluation le projet est bloqué puisque le marché ne peut être engagé.
    Ou bien on bricole on engage une partie en scindant le marché en attendant de pouvoir le faire pour les autres parties du projet … Par ailleurs n’oublions pas que le financement obéit également à un autre cheminement chaque année une enveloppe financière est fixée par l’Etat sur la base des demandes des secteurs.Mais comme les secteurs sont généralement gourmands on fait un arbitrage au niveau central qui parfois défavorise des projets urgents….
    Voila c’est trop long et les choses sont imbriquées les unes dans les autres … si on veut que les projets se réalisent dans les délais il faut un certain nombre de postulats et de règles qui doivent s’imposer à tous … Helas non , dans la situation actuelle de fonctionnement voulu d’ailleurs par les profiteurs et les magouilleurs , c’est le règle de la débrouillardise et c’est ainsi que les choses vont forcément mal.
    Prenons le cas de la décision du million de logements …. aucune étude à ma connaissance n’a été faite et qui fut à l’origine de la prise de décision politique.C’est le fait du prince …il dit et ça devient la cible. Qui peut dire combien l’Algérie a besoin de logement pour loger les gens et qui fait des études pour dire combien de logements ont besoin de rénovation? Qui veille à étudier et à soumettre des propositions pour trouver la solution au problème des Bidonvilles, qui peut dire combien valablement nous pouvons réaliser avec les moyens nationaux , qui peut dire qu’il y a une incitation au développement national des moyens de réalisations quitte à en créer une société par commune (cela procure de l’emploi en plus), qui peut chiffrer nos besoins en compétences et en moyens extérieurs pour juguler ce problème latent et grave que l’Algérie traine depuis plusieurs années alors qu’elle en a les moyens?
    Nous ne faisons rien de concret, nous bricolons et alors ça continue et on ne voit la fin.
    Cher ami evidemment comme tu en doutes , on ne peut aborder tous les points dans ce blog , on effleure seulement les situations . On les effleurant seulement on voit bien que les solutions existent mais les vrais problèmes ne sont pas pris en charge ne sont pas abordés par ceux dont c’est la mission. On préfére continuer de parler d’EL QUAIDA au Maghreb, ou des Emirs qui ont pris place à la table des Chefs, des couffins du ramadhan , des prix de fruits et légumes, des modalités de paiement des importations, on fait des réunions dans les hotels 5 étoiles pour étudier les questions, on voyage et on continue de donner des leçons de bonne gouvernance à des auditeurs qui ne nous écoutent plus… alors que devant nos portes nous avons de quoi faire pour occuper nos jeunes désoeuvrés en leur donnant une raison de vivre …qui passe aussi par un foyer une famille.
    Chaque Commune algérienne est une entité en soi qui doit se mouvoir en une organisation dont la charge première est de trouver des solutions aux problèmes sociaux de administrés et tant que ces entités s’évertuent à se comporter en rouage du système désuet, on ne fait que reporter à plus tard les solutions tout en augmentant la rancoeur et le dégout de toute une population pour une poignée d’hommes qui s’improvisent leader et chef alors qu’ils ne se préoccupent aucunement de leurs concitoyens qui les ont élevé à ce niveau de responsabilité. Ils ne donnent ni gage ni garantie de bien faire et ils ne peuvent mesurer l’importance des attentes car ils s’imaginent qu’ils ne sont pas la par la volonté de leur concitoyens, pour beaucoup d’entre eux ils pensent qu’ils ne sont la que pour servir ceux qui à leurs yeux leur ont facilité et permis d’être ce qu’ils sont leurs amis…
    Pour en revenir à notre sujet de base, chaque projet est un livre qui montre parfaitement l’image de la manière dont les gens se sont pris pour le réaliser , il nous renseigne aussi parfaitement sur la qualité des hommes et sur leur compétence technique sans oublier leur intégrité. Des sommes pharamineuses sont distribuées aux entrepreneurs dans de situations tout à fait anormales au regard de la qualité et de la quantité ainsi que des délais de beaucoup d’ouvrages. Mais comme on voit il n’y a pas que des Algériens qui en profitent , on distribue aussi aux étrangers. Heureusement que l’Algérie est riche, il est en effet aisé de gérer dans l’opulence. On ignore la rigueur qui est l’apanage des vrais hommes publics.

    Désolé pour la longueur de ce commentaire.

    Mohand

  3. amghar dit :

    En effet Mohand,c’est un sujet si vaste que l’on ne peut le discuter ,juste en écrivant des commentaires sur cet espace d’expression assez louable,il faut le dire quand meme!
    Mais disons d’emblée et de maniéré générale,que tous les projets mis en opération de réalisation ne sont que le fruit de décisions politiques et seulement politiques sans aucune connotation technico-urbanistique ou d’équilibre régional!
    Dommage,cela aurait largement contibué au développement de tout notre pays sans aucune discrimination économique!
    Les équilibres régionaux ne sont pas respectés.
    Concernant les appels d’offre,j’ajouterai que ces derniers sont quelquefois lancés par des APC sans que les crédits ne leurs soient alloués au prélable!Il m’est arrivé de constater tout au long de ma carriere professionnelle,que bon nombre d’opérations se terminent sur le terrain sans que l’enveloppe ne soit donnée par le ministére des finances,ce qui cause beaucoup de problémes pour le payement des entreprises de réalisation!
    Absurde non ?

  4. Mohand dit :

    Ce sont des fautes professionnelles administratives graves. Pourtant on dit bien on ne met pas la charrue avec les boeufs. Ce sont aussi des lacunes et du laxisme des Elus locaux? régionaux et nationaux : élus communaux, de wilaya, députés. Sans oublier les partis politiques et leur dénombrement de base.Les partis politique ont un rôle, une mission et un devoir de surveillance et de dénonciation. Je ne parle pas des services de sécurité et contrôles à plusieurs niveaux et enfin les citoyens.Les citoyens la Presse ont aussi leur part de responsabilité. On ne rentre pas dans ce système de fourvoiements et de mensonges sans dégats.
    Voila pourquoi je pense que la base est aussi responsable que le sommet.
    Bien à vous Amghar.
    Mohand

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