21 octobre, 2009
Émeutes, débrayages et misère sociale: Le front social entre en ébullition
Youcef Aouchiche pour « Algérie Politique »
Le front social est en pleine effervescence. Il est loin de connaître la stabilité. L’accumulation de la misère sociale caractérise toutes les régions du pays. D’Alger à Tamanrasset en passant par Tizi-Ouzou, Ouargla et d’autres localités du pays, le marasme est le même. La situation risque de s’aggraver au fil des jours.
Les grèves et les émeutes sont le lot quotidien des citoyens. Ainsi, les populations confrontées, seules, à leur destin se référent à l’émeute et à l’expression violente comme seule voie, pour crier leurs ras-le bol de l’ordre établi. La série d’émeutes qui s’est répandue à travers le territoire national ces derniers jours, est la meilleure preuve de cette ébullition perpétuelle.
A Tizi Ouzou où des émeutes de quartiers ont bouleversé toute la wilaya; à El Madania, Bordj El Kiffane, où les émeutiers ont saccagé et emporté tout sur leur passage; à Ouargla où des jeunes, des vieux, des enfants et même des femmes ont manifesté dans la rue, il est clairement établi que la violence est le seul moyen d’expression. pour les Algériens. Le chômage, la misère sociale, la marginalisation socio-économique, sont les vecteurs principaux de ces émeutes. Les émeutiers, à travers leur révolte, réclament des meilleures conditions de vie. Cette ébullition est la même pour les syndicats autonomes.
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Les échauffourées entre jeunes manifestants et forces de l’ordre ont repris, hier, en fin d’après-midi à Diar-Echems, à Alger. Les forces de l’ordre, présentes en nombre impressionnant, ont été repoussées par des centaines de manifestants. Des téléviseurs, des matelas, des parpaings s’abattaient sans répit sur les forces de l’ordre dont l’équipement anti-émeutes semblait inefficace. Plusieurs policiers ont été blessés, certains ont été évacués en urgence vers l’hôpital compte tenu de la gravité de leurs blessures. Vers 19h, les forces anti-émeutes ont tenté, encore une fois, d’entrer dans la cité barricadée. Mais devant la détermination de centaines de jeunes en colère, les policiers ont dû rebrousser chemin, reportant à plus tard des heurts qui s’annonçaient sanglants. Le Soir
Plus de 1000 élus locaux sont poursuivis en justice pour dilapidation des terres agricoles, versement de pots-de-vin, trafics et falsification des documents, détournements de deniers publics, corruption et enfin mauvaise gestion. (…) Ces centaines d’élus locaux qui sont traduits en justice depuis l’année 1992 et jusqu’à aujourd’hui, certains ont écopé de lourdes peines de prison, allant même jusqu’à 7 ans. C’est le cas des P/APC de Birkhadem, Kouba, Bordj El Kiffan, Badjarrah. (…) Le ministre délégué chargé des Collectivités locales, Dajou Ould Kablia, avait annoncé en juin 2007 que le nombre d’élus locaux qui sont poursuivis en justice dépasse les 450. Depuis cette annonce, certes, qui a frôlé en 2007 la réalité, vu les affaires qui ont été traitées par les tribunaux du pays, aujourd’hui, malheureusement, ce nombre est passé à 1 000 personnes, toutes traduites devant la justice. Selon un avocat qui a requis l’anonymat, le nombre exact des élus locaux qui sont poursuivis par les tribunaux du pays s’élève à 1081 élus. Source Le Jour
L’ancien P-DG d’Algérie Télécom, Slimane Kheireddine, a été condamné hier à cinq ans de prison ferme par le tribunal de Sétif. Trois autres prévenus, dont un autre ancien P-DG du groupe, Mouloud Djazaïri, et le directeur des finances et de la comptabilité (DFC), Afedjane Mouloud, ont été condamnés à des peines allant de un à trois ans de prison ferme dans la même affaire. Ils étaient poursuivis dans une affaire de malversations et de corruption liée à des passations de marchés publics. Le montant du préjudice subi par Algérie Télécom dans cette affaire s’élève à 2,38 milliards de dinars.
Au nom de la dignité 




