Akila Klaï, un combat pour la dignité

akila.jpgVictime d’un grave accident de la circulation survenu en 2007 lors de la visite de Abdelaziz Bouteflika à Annaba, la journaliste Akila Klaï se retrouve aujourd’hui dans une situation déplorable.

Tarek Hafid – Alger (Le Soir) – C’est une jeune femme blessée au plus profond de sa chair et de son honneur qui s’est présentée hier à notre rédaction. Akila Klaï, correspondante du journal Echaâb à Annaba, a vu sa vie basculer le 15 mai 2007 à l’occasion d’une visite présidentiel. Le bus qui la transportait, elle et ses confrères, se renverse au détour d’un virage. Bilan: fracture de la colonne vertébrale. Le président de la République se rend à son chevet et ordonne son évacuation vers l’hôpital militaire de Aïn- Nâadja. Sur place, Akila bénéficie d’un suivi médical.

Plusieurs personnalités viennent lui présenter leur soutien. Mais plus dure sera la chute. La jeune dame finit par découvrir que son employeur — un des «piliers» de la presse publique— ne l’avait pas assurée depuis plusieurs années ! Pour elle, l’enfer ne fait que commencer. «Je me suis présentée plusieurs fois devant le directeur d’ Echaâb pour tenter de trouver une solution à ma situation. En vain. Azzedine Boukerdous, le responsable d’ Echaâb, s’est contenté de me dire d’aller voir Bouteflika», regrette Akila. Et c’est encore le chef de l’Etat qui vient à son secours au cours d’un passage à Annaba pour les besoins de sa campagne électorale. Une seconde intervention qui lui a permis de décrocher une prise en charge dans un hôpital parisien. «Mon séjour à Paris s’est avéré quasiment inutile en l’absence d’un dossier médical en bonne et due forme.

Depuis mon accident, je n’ai bénéficié d’aucun suivi sérieux et de rééducation. Aucune intervention chirurgicale ne peut être pratiquée sans un dossier de fond», note-t-elle, dépitée. Aujourd’hui Akila souhaite avant tout d’être réhabilitée dans ses droits, notamment sur le plan socioprofessionnel. Sur le plan médical, son cas nécessite une prise en charge sérieuse. Handicapée à 59 %, son état risque de se détériorer du fait des nombreux déplacements à Alger. «Je garde espoir et je continue de me battre pour ma dignité. Je ne lâcherai pas, quoi qu’il arrive.»

Commentaires

  1. Achour dit :

    Je sais ce que vous allez penser, mais je crois que vous devez en premier lieu saisir la justice pour régler votre cas socioprofessionnel, c’est le seul moyen pour pouvoir trouver une prise en charge médicale vu le cout actuel.

  2. dai el kheir dit :

    bon rétablissement Mlle pourquoi tout ce scandale il s’agit d’un accident de travail tout simplement estimez vous heureuse que vous etiez suivie par l’hopital militaire que peu de militaires
    rahimahoum ellah souhaitaient dans leurs vie etres soignés à Ain naadja dites el hamdoullah et en ce qui concerne votre cas avec l’administration des assurances contactez si ould abbés .

  3. dai el kheir dit :

    pourquoi vous censurez toujours mes commentaires alors qu’ils ne contienent pas des propos qui ne touchent pas la dignité ni honneur des personnes

  4. Taous dit :

    Je pense dai el kheir que si vos commentaires ne paraissent pas, je n’appelle pas ça de la censure, c’est parce que, s’ils sont de la trempe de celui là, alors oui, c’est la seule réponse appropriée.

    Comment pouvez vous être aussi insensible au malheur qui a cruellement frappé Akila Klaï et lui faire ses suggestions cyniques?

    Ainsi donc, vous vous demandez  » pourquoi tout ce scandale » puisque, selon vous, il ne s’agit que d’un banal  » accident de travail tout simplement »

    Et dans son malheur, cette jeune journaliste, frappée par le sort, devrait, sic,s’ »estimer heureuse que vous etiez suivie par l’hopital militaire… »

    C’est indigne.Tout simplement révoltant et indigne.

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