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Archive pour le 30 octobre, 2009

Hamida Ben Sadia, une femme libre

hamida.gifC’est un récit souvent bouleversant, empreint de détermination mais aussi de fragilité. Si l’itinéraire d’Hamida Ben Sadia ressemble à celui de bien des femmes musulmanes qui ont lutté puis raconté leur combat pour leur liberté face à un mari, une famille et les sociétés des pays arabes, où elles sont considérées comme des mineures aux yeux de la loi, cette « femme française » tient d’emblée à différencier ce livre autobiographique de certains de ces récits, qui véhiculent trop souvent clichés et caricatures des traditions musulmanes.

L’auteure rappelle en introduction le « malaise » qu’elle éprouve devant le succès de best-sellers instrumentalisant – parfois inconsciemment – les destins tragiques de leurs auteures « pour mieux promouvoir des visions injustes, méprisantes et parfois racistes du monde ». Et, tout en se sachant « mal placée pour dénier à ces femmes le droit de raconter les frustrations, les humiliations, les violences qu’elles ont subies (…), moi qui ai vécu un destin comparable », Hamida Ben Sadia s’interroge dès le début de l’ouvrage : « Jusqu’où peut-on parler de la réalité de femmes de tradition musulmane sans ouvrir un boulevard aux propagandistes de la haine ? Comment concilier antiracisme et féminisme ? »

Le ton est donc donné dans l’avant-propos de cet ouvrage sensible, tout en finesse, qui se veut le récit d’une vie et « non pas un livre de revendications », de la part de cette militante des droits des femmes des deux côtés de la Méditerranée, membre du comité central de la Ligue des droits de l’homme. Comme le précise le sous-titre, son existence est marquée par les étapes que constituent les allers-retours entre l’Algérie et la France, de Clamart à Bab El-Oued puis à Épinay-sur-Seine. Née en banlieue parisienne dans une famille kabyle pauvre non pratiquante, Hamida (comme ses parents) subit à partir de l’adolescence la pression culturelle de la famille restée au pays, avec in fine un mariage forcé et le « retour » dans un pays qu’elle connaît à peine.

Elle s’oppose bientôt avec force aux traditions et, malgré le code de la famille ou « code de la honte » promulgué en Algérie en 1984, réussit à imposer le divorce à son mari. Un divorce qu’elle paye cependant au prix fort puisque, pour pouvoir rentrer en France, elle doit laisser là-bas ses deux fils, qu’elle mettra ensuite plus de douze ans à faire revenir auprès d’elle. Sur plus de deux cents pages, Hamida Ben Sadia livre ainsi un témoignage fort, loin des idées reçues sur les femmes originaires du Maghreb. Celui d’une femme bien décidée à sauvegarder sa liberté.http://www.protection-palestine.org/spip.php?article7875

Adieu Hamida !

hamida.bmpNotre amie Hamida Bensadia est décédée des suites d’une longue maladie. Elle était membre de la chancellerie du FFS à l’étranger et travaillait sur les banlieues et les questions d’intégration en France. Hamida était une vraie militante, une battante. Avec le départ de Hamida, je dirai simplement que la mort est injuste.  El Mouhtarem 

Tunisie: le journaliste Ben Brick écroué pour être jugé le 19 novembre

Le journaliste tunisien Taoufik Ben Brick a été inculpé et placé sous mandat de dépôt pour être jugé le 19 novembre.  Taoufik Ben Brick, qui a été écroué à la prison de Mornaguia (30 km de   Tunis), avait été présenté au parquet jeudi soir, en l’absence de ses avocats et de sa famille, a affirmé Me Chebbi. 

Dans un message à Bouteflika, la LADDH appelle à la ratification de statut de la CPI

bouchachi.jpgYoucef Aouchiche pour « Algérie Politique » 
Le président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), Mostefa Bouchachi, a appelé mercredi le chef de l’Etat algérien à la ratification du statut de Rome instituant la Cour pénale internationale (CPI). Estimant qu’une telle action permettra, sans doute, la consolidation et le renforcement des droits de l’homme dans notre pays, l’orateur a vivement regretté le fait que la CPI n’a de compétence que sur les crimes commis après la date de la ratification.

L’orateur s’est félicité, entre autres,  de la signature par l’Algérie de statut de Rome en 1998, mais il a jugé nécessaire sa ratification. Me Bouchachi a souligné, dans ce sens, que la coalition internationale de la CPI, qui regroupe 2500 ONG dont figure la LADDH, a adressé une lettre au président Bouteflika et à plusieurs responsables de l’Etat pour les inciter à l’adhésion au statut de Rome. Cette coalition a choisi, selon lui, le mois d’octobre 2009 pour lancer la campagne internationale afin d’inciter l’Algérie à ratifier le statut de la Cour.

 Pour atteindre cet objectif, la LADDH a invité à travers un communiqué rendu public, le chef de l’Etat et les deux chambres du Parlement à coopérer et à travailler pour l’adhésion de l’Algérie à la CPI. L’orateur a également invité toutes les composantes de la société civile et les média à œuvrer, avec tous les moyens, à la sensibilisation et le plaidoyer en faveur de la ratification de l’Algérie du statut de la Cour tout en appelant à la constitution d’une coalition algérienne pour la CPI.
Lire le communiqué de la LADDH

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Retraite complémentaire: la France ne discrimine pas les Algériens

retraites15ans.jpgLa France ne discrimine pas les travailleurs algériens d’avant l’indépendance en leur imposant une obligation de résidence en France ou à Monaco pour leur payer une retraite complémentaire, a estimé jeudi la Cour européenne des droits de l’Homme. La Cour européenne a ainsi débouté mardi un plaignant qui était de nationalité française jusqu’en 1962 et qui habite actuellement à Alger.

Youcef Si Amer s’estimait victime de discrimination parce qu’il ne pouvait pas bénéficier d’une retraite complémentaire pour les neuf années travaillées dans une société de droit français lorsque l’Algérie était un territoire   français. Le plaignant a vainement tenté de faire valoir devant les justices française et européenne que la condition dite « de résidence », en France ou à Monaco, constituait « une condition de nationalité déguisée » discriminatoire. Cette condition figure dans un avenant à l’accord signé en 1964 entre la France et l’Algérie et toujours en vigueur. Les juges de Strasbourg ont estimé jeudi que les autorités françaises « ont simplement mis en oeuvre l’accord franco-algérien qui laissait aux deux États le soin de définir le niveau des prestations aux personnes rattachées à leurs institutions internes respectives ».  

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Tunisie: le journaliste Ben Brik en garde à vue

Le 29 octobre, le journaliste Taoufik Ben Brik a été arrêté alors qu’il était convoqué à 10h pour la prétendue agression d’une femme dans la rue la semaine passée. Tout porte à croire qu’il s’agit d’une affaire montée de toutes pièces par les autorités pour inquiéter le journaliste, connu pour ses articles critiques à l’égard du président Ben Ali. Il a été transféré au centre de détention de Bouchoucha à Tunis. Il devrait être présenté demain devant un juge.
Le 28 octobre, vers 19h30, le journaliste indépendant Slim Boukhdhir a, quant à lui, été agressé par cinq hommes en civil dans le quartier du Bardo à Tunis, alors qu’il descendait de taxi pour rentrer à son domicile. Deux heures plus tôt, le journaliste avait été interviewé par la BBC pour discuter du rapport de Reporters sans frontières suite à la mission de l’organisation en Tunisie. Il a dénoncé l’impossibilité, pour les journalistes indépendants, de faire leur travail.

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Le Top10 des dictateurs les mieux élus au monde: Bouteflika 3ème !

boutef.jpgLe président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali a été réélu sans surprise dimanche 28 octobre pour un cinquième mandat sur un score triomphal de 89,62%. Ils sont vieux, sont au pouvoir depuis des dizaines d’années et peuvent tous se targuer d’avoir été plébiscités à la tête de leur pays: voici le classement des 10 dictateurs encore en activité les mieux élus au monde. http://www.slate.fr/story/12269/ben-ali-mugabe-karimov-le-top10-des-dictateurs-les-mieux-elus-au-monde

10e – Alexandre Loukachenko, Biélorussie: 82,6%, 9e – Robert Mugabe, Zimbabwe: 85,5%, 8e – Omar Hassan el-Béchir, Soudan: 86,5%, 7e – Islom Karimov, Ouzbékistan: 88,1%, 6e – Hosni Moubarak, Egypte: 88,6%, 5e – Gurbanguly Berdimuhamedow, Turkménistan: 89,23%, 4e – Zine el-Abidine Ben Ali, Tunisie: 89,62%, 3e – Abdelaziz Bouteflika, Algérie: 90,24% , 2e – Noursoultan Nazarbaïev, Kazakhstan: 91%, 1er – Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Guinée Equatoriale: 97,1 %.

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