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Archive pour le 5 novembre, 2009

Caricature de notre ami R.Z

grippeporcineecole.jpg

Il est impossible de déloger les usurpateurs de nos richesses si nous continuons à les affronter en rangs dispersés !

generaux.jpgAmmi Said pour « Algérie Politique » 

L’unité des forces vives, sincères, tolérantes, justes, engagées et soucieuses du bien-être de notre peuple, est devenue une nécessité absolue.
Il est impossible de déloger les usurpateurs de nos richesses et de notre liberté, de la place qu’ils occupent, si nous continuons à les affronter en rangs dispersés.
Ceux là sont des loups, ils aiment les troupeaux éparpillés, surtout si le pasteur est naïf ou porté par les douceurs et les belles promesses de la rêverie et si son chien joue de la flûte au lieu de tenter de les rassembler, sans oublier d’aboyer, pour dire combien, il est vigilant et bien entraîné.

Les « Dafistes » et leurs alliés n’ont jamais eu de remords quand il fallait tuer, massacrer, torturer et réprimer. La violence, c’est dans le berceau qu’ils l’avaient tété. La ruse, c’est l’école où ils avaient étudié. Le mensonge, c’est le premier mot qu’ils avaient prononcé. La trahison, c’est le ciment avec lequel ils s’étaient liés. Assassiner, c’est le verbe qu’ils savent mieux conjuguer. Le vol, c’est le travail qu’ils avaient choisi pour gagner de l’argent, s’enrichir et prospérer. Le pouvoir, c’est une obsession qui ne va jamais les lâcher. Leur sécurité globale, permanente et totale est une donnée qu’ils ne pourront, jamais, négocier.

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Quand revient novembre

Poème de Miloud Horry 

Quand revient novembre, il secoue la mémoire 

Le cœur n’est au beau fixe et rien n’est beau à voir 

Mère patrie est malade et grande est sa souffrance  

De voir ses enfants dans une telle violence 

De voir sa base nation s’enfoncer dans la glaise 

Et les hauteurs pourries menant la vie à l’aise. 

Quand revient novembre, je pense au passé, 

On croyait que tout allait bien se passer 

Entre les frères et les soeurs et qu’on allait alors 

Faire de cette terre meurtrie, un beau pays et fort.

Quand revient novembre, les médias reprennent 

Leurs slogans stériles et moi j’ai de la peine 

D’entendre et d’écouter des louanges mortelles 

Qui sont devenues pour nous un rituel.

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Hocine Aït-Ahmed à Hamida Ben Sadia: »Dans notre Algérie de trahisons, ta loyauté s’est en effet toujours conjuguée avec «vérité»

hamida.jpgHamida, la très chère
Hamida, ma très chère

Quand je pense à toi Hamida, tout se bouscule: les discussions politiques, les souvenirs personnels, la chaleur de tant de soirées amicales…Mais dans cette profusion, une idée de toi s’impose: si il fallait incarner la difficulté d’être une femme, et une femme libre, dans nos sociétés, ce serait toi et nulle autre.
Nulle autre car, nous le savons, ta vie aurait pu être fracassée. Seuls t’ont sauvé ton tempérament indomptable et la passion des livres dans lesquels tu t’es réfugiée dès l’enfance.
Malgré tout ce que tu as subi, cette liberté, ta liberté, ne se sont jamais affirmées sur le mépris de valeurs et de traditions qui ont pourtant failli faire ton malheur. Tu es sortie de toutes ces épreuves sans haine, sans ressentiment.

Le miracle, ou plutôt ta force, c’est d’avoir su transformer le malheur en énergie positive, en moteur pour l’action, sur le plan personnel comme sur le plan politique. Ce malheur a fait de toi une femme à la fois fragile et déterminée à changer les choses et les ordres immuables. Une femme mue par une obsession permanente: ne jamais trahir les tiens. Et en cela déjà, tu restes unique.

Comment parler de toi, Hamida, sans t’enfermer dans l’une de tes vies ou dans l’un de tes combats, au sein de notre parti bien sûr, dans tant et tant d’associations, pour les libertés des femmes, pour que les enfants ne soient pas coupés de leur langue d’origine, pour les sans papiers, à la Ligue des Droits de l’Homme…

Ta richesse c’est d’avoir mené, en France comme en Algérie, tous les combats successivement et parfois de front, mais sans jamais les dissocier. Dans toutes ces luttes en effet, tu as toujours eu un seul fil conducteur, un seul dénominateur commun: «le droit, que le droit, rien que le droit», comme tu l’écris dans Itinéraire d’une femme française, le très beau livre que tu laisses comme viatique pour la vie à Kamel et Samy, tes deux fils tant aimés.
«Le droit, que le droit, rien que le droit», écho aussi à ta volonté initiale et radicale de refuser l’enfermement et de décider toi même de ta propre vie.

Comment rendre hommage à une comète ? Ce n’est pas une formule. Il y a trop d’affection et trop de respect entre nous pour que les formalismes de circonstance et bien de «chez nous» aient place entre toi et moi. Cela n’a d’ailleurs jamais été le cas. Dans notre Algérie de trahisons, ta loyauté s’est en effet toujours conjuguée avec «vérité». Tu as su me dire sans détour les choses qui fâchent avec la liberté de parole, la bienveillance …et la capacité de propositions concrètes qui te caractérisent. Ton fameux “volontarisme positif” Hamida.

Pourquoi occupes-tu une place toute particulière pour moi Hamida ?
Est-ce parce que j’ai vu en toi une insoumise viscérale mais responsable ? Est-ce à cause de ton exigence radicale, pacifique et décomplexée d’égalité, de justice et de liberté ? Est-ce à cause de ta détestation des faux semblants et de tous les dogmatismes ?

Je revois notre première rencontre. C’était à Alger en 1990 et tu «gérais» une assemblée générale de notre parti. Tu n’avais pas 30 ans et au milieu de cet aéropage à la composante bien masculine, ta maturité et ta lucidité politiques annonçaient la militante atypique que tu allais devenir.

Je te l’ai dit: si tu représentes comme personne cette génération de femmes issues de l’immigration, c’est aussi parce que tu as su prendre le meilleur des valeurs de notre société. C’est le formidable héritage que tu laisses à Kamel et Samy, tes enfants auxquels nous pensons tous très fort aujourd’hui.

Hamida, ma très chère, ta passion du dialogue et de la concertation, ta lucidité, ta révolte et ta tolérance, tes coups de gueule, ton humanité, ton rire, ta capacité à ne jamais baisser les bras, même devant la maladie qui nous prive de toi aujourd’hui…Je voulais juste te dire que tout de toi nous manque déjà atrocement.

Hocine

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