Il était une fois, le gangster Mohamed Mogaddem !

chadli.jpgPar Kaddiri Jillani 

Tout mon malheur a commencé par le problème de mon appartement d’Alger qui m’a été pris par la force par un gangster nommé Mohamed Moggadem, qui était à l’époque chargé de mission auprès du Ministère de l’Intérieur, et grâce à ses relations intimes avec le beau-frère de l’ancien Président Chadli, lamine Bourokba, ce sinistre individu,faisait la pluie et le beau temps.
Il usait de cette relation pour nommer les Walis et suspendre Walis et Chefs de Daira. Un cynique individu sans instructions et sans capacité morale, de nature abjecte, il s’est accaparé de mon appartement et avec la complicité de son ami, le commissaire Abdessamed, origine de Batna. Cette affaire fit scandale dans tout Alger. J’ai chassé le gardien qui a été placé par Moggadem, et aussitôt, le commissaire Abdessamed, ordonne à ses policiers de me ramener menottes aux mains au Commissariat de Police. En arrvivant devant la porte de mon appartement, les policiers pensaient qu’ils avaient affaire à un chef de Daira du type docile et qui ne manifeste aucune résistance.

J’ai immédiatement avisé les policiers, que si jamais l’un tenterait de franchir la porte de mon appartement, je ferai usage de mon arme et les policiers avaient pris conscience de la gravité du problème. Ils sont revenus bredouille et ils ont placé deux policiers devant ma porte. J’ai prévenu mes parents les Kerkeb et les Alahoum, et l’affaire à fait l’effet d’une bombe. Comment se fait-il qu’un chef de Daira se fait séquestré par les policiers et qu’a-t-il fait pour que la police se mobilise et boucle tout le quarftier.

Finalement, El Hadi Khdiri, qui était le DG de la Police, avait fait arrêter cette spirale de provocations et le lendemain matin, j’ai été invité par le Commissaire Central de l’époque ( novembre 1979. ( M’hamed Tolba).  Au cours de notre entretien, en présence de mon beau frère Larbi Alahoum, M.Tolba nous a fait savoir que toute cette affaire fut montée de toute pièce par Moggadem, avec la complicité du Commissaire Abdessamed.Ce dernier peut aussi juger mon comportement d’un homme courageux et que j’étais digne d’être un Chef de Daira, qui ne s’est pas plié comme n’importe quel individu devant un commissaire, qui était aussi dévoué au sinistre Moggadem.

A la suite de cet incident,Abdelghani, qui était Ministre de l’intérieur n’était pas au courant de cette affaire, et Moggadem, grâce à son influence, avait demandé à Daho Ould Kablia de prendre un arrêté mettant fin à mes fonctions de Chef de Daira, au motif, que j’ai provoqué la Police. Daho ould Kablia avait pris un arrête ministériel, sans tenir compte du decret portant ma nomination. Si ce type était compétent, il aurait refusé, car dans aucun pays, un arrêté n’a autant de force juridique pour abroger un décret.

Il fallait un décret et comme Abdelghani, a fait le maquis avec mon cousin et beau frère le chahid KADIRI Khaled, ( né à Souggueur Tiaret) et il est mort dans ses bras et lorsqu’il a appris, qu’un arrêté avait été pris pour abroger un décret, il a fait venir, un homme digne de respect et de considération et qui avait assisté à notre entretien, et qui avait reçu l’ordre d’annujler l’arrêté et de me rétablir dans mes fonctions. Mais depuis cet incident, les adversaires puissants n’ont pas digérés cette défaite, ils ont décidé de poursuivre leur acharnement contre moi.

Finalement, j’ai demandé ma réintégration dans mon Ministère d’origine, le Ministère des Finances et en 1982. J‘ai assumé les fonctions de Sous-Directeur des Personnels du Ministère des Finances et en 1985, j’ai exercé les fonctions de Directeur Général Adjoint de la C.A.A.T. Je fus le fondateur de cette compagnie d’assurance. Lorsque j’ai quitté la ville de Batna, je n’avais même pas de véhicule personnel. Mon ami le Capitaine de l’époque, F. Ab m’a proposé de me procurer une voirture mais, je n’avais pas les moyens et j’ai toujours été modeste dans ma vie et à mon arrivée au Ministère des Finances, le Directeur de l’Administration Générale, El-hadj GADIRI, m’a accordé l’achat d’un véhicule d’occasion auprès de l’Administration des domaines.

Je me souviens qu’un certain SG de la Wilaya de Batna, un lèche-botte, avait accepté d’adresser de faux rapports sur moi, mais avec le temps, cette même personne est propulsée à haut niveau pour occuper le poste de ministre, mais il fut rattraper par l’affaire Khalifa, il est trompé jusqu’au cou. Toutes les mauvaise actions sont payantes ici dans ce monde et certains pensent, que le fait de participer aux dénigrements ne constitue nullement un grave péché. Durant ma carrière, j’ai affronté des prédateurs et des monstres, une vraie machine impitoyable, broyeuse de toute résistante, quelqu’un qui se trouve sur le chemin de la sécurité militaire, sur le chemin de la police, ne sortira jamais indemne, ils fabriquent des dossiers artificiels, des situations pour salir le fonctionnaire et le détruire devant l’opinion.

Q’Allah nous accorde sa protection divine et qu’Il nous protège contre ces  requins dévoreurs d’hommes intègres.

Commentaires

  1. amghar azzamni dit :

    J’ai lu et relu maintes fois le texte de Mr KADIRI Djillali!
    Ma reflexion premiére est la suivante:et si les déboires qu’a vécu notre Kaddiri aient été vécus par une autre personne moins puissante que lui,voire meme faible,que lui serait-il arrivé?
    Bon ! Cela donne à réfléchir non?

  2. amghar azzamni dit :

    Il est trés instructif comme texte!Il nous démontre que la hogra existe finalement à tous les niveaux de la hierarchie du pouvoir!
    J’imagine un moment,le devenir d’un simple citoyen sans défense et sans piston!
    Donc,Mr KADDIRI s’en est sorti presue à bon compte puisque lui au moins il peut compter sur des appuis assez forts et bien placés dans le pouvoir!
    Pauvre de nous qui sommes sans défense!

  3. amghar azzamni dit :

    L’histoire de la motte de terre et de la pierre séche:
    un jour de pluie,la pierre vient pleurer devant la motte de terre en lui disant que la pluie lui faisait trés mal et qu’elle se retrouve trop trempée!
    La motte de terre,plus courageuse lui rétorqua en ces termes:alors de quoi vais-je me plaindre si toi tu es si trempée,moi je suis tout à fait fondue!
    L’explication de cette anecdote est normalement connue de tout le monde!
    A bon entendeur salut!

  4. davidlemac dit :

    Ah la la ! les luttes de clan !
    Est ce que l’heure des règlements de compte a commencé ?
    Il serait utile et intéressant de dresser la liste des gangsters qui ont écumé l’Algérie depuis la guerre de libération, à Tunis et à Oudjda à commencer par:
    le père de Khalifa (nommément cité par Harbi dans ses Mémoires), Boussouf et ses boys (et leurs trafics d’armes) et puis … ceux qui sont maintenant riches et très riches (qui ont même transmis à leur progéniture, ici et là bas) pour finir avec Meguedem (attention, originaire de BBA, il encore trés actif !) et le dernier, (pour le moment), celui qui est en taule de retour du Luxembourg
    Allez les copains rafraichissez votre mémoire et commençons une oeuvre de salubrité publique

  5. Taous dit :

    Ça y est ils commencent à se bouffer le nez. Franchement, qu’est-ce qu’on en à cirer avec une histoire vieille de plusieurs décennies, de surcroit raconté par un membre de la cosa nostra, donc question crédibilité sorry mais il repassera!

    Les internautes qui m’ont précédée ont bien cerner la problématique et je ne reviendrais donc pas sur les arguments avancés par amghar azzamni et davidlemac, car je les fait miens.

    mais cette intervention rappelle diantrement celle d’une personne en bisbille avec son ex pour cause de partage de biens mal acquis.

    Ça cache quoi ce déballage nauséabond ?

  6. boubled dit :

    une histoire avec une fin heureuse ,happy end (finir D.G adjoint a la CAAT et garder l appartement en question) .
    plutôt flippant cette fin heureuse ,qui prouve selon ce monsieur kaddiri djilani que lui un insignifiant fonctionnaire pouvais faire face a cette secte de gangster et de surcroit de l époque ou la casquette mise a la plage arrière au sur le tableau de bord ouvrais toutes les portes .arretez monsieur KADDIRI,
    le pauvre mahgour il demande sa réintégration dans son ministère et on le nomme Sous-Directeur des Personnels du Ministère des Finances .puis Directeur Général Adjoint de la C.A.A.T.
    ca c est de la hogra pure et dure .

  7. badboy dit :

    Ce monsieur qui a,somme toute,bien sur se sortir d’affaire grâce à ses relations dans le systeme continue à faire partie du systeme! Sinon pourquoi ne cite-t-il pas le nom de ce SG devenu ministre alors qu’il a cité les noms de tous les autres protagonistes de l’affaire mais qui ne sont plus dans les « affaires ».Quel courage!!!

  8. jazairia dit :

    en espérant que mon post soit publié car depuis qques temps je constate qu’après une phase de  »modération » mes commentaires passent à la trappe. j’ignore pourquoi. je vais tenter quand même de contribuer sur ce sujet en raison de mon ras le bol des apparatchiks. voilà un monsieur, peut être honorable comme il se définit lui même, je ne le connais pas donc je ne peux pas juger. mais sur les seules pièces qu’il avance nous sommes complètement édifiés sur les passe droit dont il a bénéficié.
    1- qq’un qui écrit aussi mal ( et je ne parle pas d’orthographe et de grammaire) ne devrait pas dépasser le stade de chef de bureau.il a fini DG (vus vous rendez compte).
    2- on ne prête qu’aux riches mais quand même. M. KADIRI accuse un autre haut fonctionnaire d’être à l’origine de bien de déboires personnels. mais enfin si ce qu’il dit de M. Mogaddem était vrai, il n’aurait pas été nommé chef de Daira. eh oui soyons logique, il affirme qu’il a manipulé un ministre pour qu’il le dégomme. soit mais alors dans ce cas il aurait pu tout aussi bien empêcher sa nomination.
    3- sur le fond du problème, M. Kadiri nous assène une suite d’informations et de faits surement vrais mais il nous dit pas comment c’est arrivé. en plus clair voici mes interrogations: comment a-t-il été nommé chef de Daira et ensuite sous directeur des personnels au ministère des Finances ( donc il est passé d’un ministère à un autre mai toujours à haut niveau et nommé par décret, puis enfin Dg adjoint de la CAAT (mazette excsez du peu). d’autre part peut-il nous expliquer comment vivant à Batna il jouissait d’un appart à Alger. pour un chef de Daira c’est quand même louche de bénéficier de plusieurs apparts, non?
    enfin comme l’ont dit mes prédecesseurs je trouve personnellement que ce M. Kadiri a eu la chance d’avoir de solides relations qui l’ont boosté dans son parcours professionnel et dans l’accaparement de biens immobiliers ( enrichissement sans cause?) et il se dit modeste!!!
    non M. Kadiri vous n’êtes pas malheureux. passez votre chemin et laissez cet espace pour la défense des vrais lésés du système pas de pauvres nantis qui ont des comptes à régler entre eux.

  9. amghar azzamni dit :

    Chere camarade djazairia,je reléve en lisant ton texte si instructif de mon avis,tout comme l’histoire de la piérre seche et de la pauvre motte de terre dont j’ai parlé ci-dessus!En effet tu as raison de dire que ce monsieur Kadirin’est pas du tout malheureux!Il a de quoi se nourrir,se mettre trés bien à l’abri des intempéries et en plus il doit encore bénéficier de beaucoup d’appuis solides quelque part au sein meme du pouvoir!Enfin quand,il a été haut cadre de l’administration algérienne alors de quoi se plaint-il quand on sait que beaucoup de nos compatriotes n’ont pas de quoi se mettre sous la dent!

  10. soeur des chahids dit :

    que devient larbi alahoum ?

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