L’AACC interdite de participation à la conférence de Doha contre la corruption

corruption1.jpgMembre de l’ONG Transparency International, l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC) a fait l’objet d’une interdiction de participation aux travaux de la 3e conférence des Etats-parties de
la Convention des Nations unies contre la corruption qui s’est ouverte, hier, à Doha (Qatar), a dénoncé son porte-parole, Djilali Hadjadj, dans un communiqué rendu public. 

 

«Encouragé par le fait que cette conférence se tienne dans un pays « ami », le Qatar, et assuré d’avoir une vice-présidence de ces assises, le gouvernement algérien n’a pas eu de difficulté – avec la complicité des Nations unies – à obtenir l’exclusion de l’AACC», s’indigne-t-il. Pourtant officiellement accréditée le 5 octobre 2009 par l’Office des Nations unies contre le crime et la drogue chargé de piloter le secrétariat de cette conférence, sans aucune opposition d’un Etat-partie dans les délais réglementairement définis, l’AACC a été «désaccréditée» deux semaines plus tard, soit le 21 octobre dernier, par le même organisme en violation du règlement intérieur de cette conférence, déplore la même source.

 

«Le pouvoir, qui apparaît dans sa véritable nature autoritaire et liberticide, n’a pas craint de se ridiculiser et de se décrédibiliser davantage, confirmant son aversion pour la société civile et son manque de volonté politique à lutter contre la corruption», souligne M. Hadjadj. Il reste convaincu que ce revirement de la position des Nations unies «est, à proprement parlé, scandaleux et unique dans les annales onusiennes, d’autant plus que l’AACC fait partie des ONG accréditées auprès des Nations unies à Vienne, avec un statut d’observateur». Ceci étant, l’AACC, craignant une exacerbation des « représailles » de la part des autorités algériennes, invite ses membres et ses sympathisants à la vigilance.

«Après avoir « toléré » l’AACC, le pouvoir est en train de l’interdire de fait, confirmant son implication – par ses différentes officines, sbires et hommes de main interposés – dans les agressions, intimidations, harcèlements et les multiples pressions que l’AACC subit depuis plusieurs années», avertit l’AACC dans son communiqué. El Watan

Commentaires

  1. Obama dit :

    Peut on savoir sur quelle base juridique a t on prononcé l’exclusion de l’association 2A2C ?
    Elle est membre de transparency international ne pourrait pas assister au nom de Transparency International.
    Le poste de vice président de la réunion n’a pas beaucoup d’importance de notre point de vue. On en est pas là , en tant qu’Algérien on est les derniers de la classe, si on arrive pas à s’imposer en Algérie, comment pourrions nous nous faire entendre à l’international. Je n’ai jamais entendu parler d’un rapport ou d’une conférence de presse stigmatisant les agissements de corrupteurs et des corrompus en Algérie. 2A2C pourraient agir dans la cadre des lois de l’OCDE et de certains pays européens pour enclencher des enquêtes dont les élements sont rendus publics ici et ailleurs. De la même manière pourquoi ne s’ouvre t elle pas aux demandes des Algériens pour traiter leurs cas , les injustices et les dénis de droit sont très répandus malheureusement en Algérie. 2A2C a la capacité juridique d’agir en tant qu’association agrée. Bon courage donc. Nous sommes solidaires de vous et nous suivrons ce cas d’empechement pour savoir qui des Algériens et ou des responsables du Qatar à fait en sorte de vous empêcher de monter sur l’estrade .
    obama

  2. TAG dit :

    Normal. La conférence se tient au Qatar, microscopique monarchie du Golfe. Pour rappel c’est du Qatar que l’État-Major militaire des USA a planifié et attaqué l’IRAK. Sans commentaire.

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