20 novembre, 2009
Lettre privée aux 35 millions d’Algériens
Wahid FARES pour « Algérie Politique »
L’Algérie est très profondément ancrée dans ses racines, ses origines, et son appartenance linguistique, culturelle et cultuelle. L’Algérie a plus de grandeur et plus de portée que «one, two, three, viva l’Algérie» slogan vide de sens et scandé tous azimuts. Elle vaut mieux que des insultes xénophobes et les agressions physiques et verbales à l’endroit de la population égyptienne résidente en Algérie car quand les Français, les Britanniques ou les Américains manifestent leur rejet des Arabes et des musulmans, c’est sans distinction aucune entre Algériens, Egyptiens, Palestiniens, Tunisiens, Libanais et les autres !!
Elevons-nous au dessus des agissements perfides et vulgaires dictés par des manipulateurs en plein panique car – il faut le dire tout haut, le régime en place panique – ! Cessons d’agresser, d’insulter et de meurtrir la chair de notre chair. Les Egyptiens, qu’ils soient coptes ou musulmans, laïcs ou athées, ils sont d’abord tout comme nous Africains et Arabes. Nous avons éclos du même continent, nous parlons le même langage et souffrons des mêmes maux: ils logent dans des cimetières et nous logeons dans des bidonvilles, ils se bousculent pour acquérir un bout de pain afin de caler leurs estomacs et nous faisons autant.
Ce n’est ni le football, ni les affiches xénophobes honteuses sur les portes de nos hôtels, ni les slogans stériles, nous dispensent de la misère qui s’abat sur nos deux peuples. Car la question n’est pas de gagner ou de perdre un match, la question est l’injustice sociale, le pillage organisé, et le muselage systématique. Ce qui rapproche égyptiens et algériens, est plus fort et plus vrai que ce qui les sépare. Et le parallèle ne s’arrête pas là, car la question est existentielle, Etre ou ne pas Etre, et la réponse est déjà toute faite par les Moubarek et les Bouteflika.
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Kalil pour « Algérie Politique »
La France était informée de l’éventualité d’une manipulation par les services algériens du groupe islamiste ayant revendiqué l’assassinat des moines de Tibéhirine en 1996 dans les semaines qui ont suivi leur enlèvement, selon des documents diplomatiques déclassifiés consultés jeudi par l’AFP. Les sept moines français avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère près de Medea, ceinturé de maquis contrôlés par les groupes armés islamistes et où les tueries étaient alors fréquentes. Le GIA (Groupe islamique armé) de Djamel Zitouni avait revendiqué leur enlèvement le 26 avril et leurs têtes ont été découvertes le 30 mai.
La Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) a proposé une large déclassification de documents des ministères français de la Défense, des Affaires étrangères et de l’Intérieur sur la mort des moines de Tibehirine dans trois avis parus vendredi au JO. La commission, dont les avis ont toujours été suivis dans leur quasi totalité par les autorités concernées (Elysée, Matignon, ministères), a émis un avis favorable à la déclassification de 105 documents « confidentiel défense » ou « secret défense » sur un total de 109 documents soumis à son examen par ces trois ministères concernés. Elle s’était réunie le 5 novembre pour examiner ces 109 documents à la suite d’une demande de levée du secret de la défense faite par le juge d’instruction antiterroriste Marc Trévidic, chargé de l’enquête sur la mort des sept moines de Tibehirine en 1996.
Six ans après le début de l’instruction sur la déconfiture des sociétés du groupe Khalifa en France, le parquet de Nanterre a requis un non-lieu partiel et soulevé l’incompétence territoriale du tribunal pour juger cette affaire. En novembre 2003, l’information judiciaire confiée à une juge d’instruction avait été ouverte par le parquet notamment pour « abus de confiance » et « banqueroute par détournements d’actifs et dissimulation de comptabilité ».




