Algérie: Sale… air garanti !

snmg.jpgR.Z pour « Algérie Politique » 

“Le gouvernement s’occupe de l’emploi. Le Premier Ministre s’occupe personnellement de l’emploi. Surtout du sien.”  Coluche 

Beaucoup de bruit pour rien. Ils se sont réunis et embrassés. Il ont confabulé, rigolé sous cap, loin des projecteurs, siroté un thé parfumé à «la fakhamatouhou», refermé «notre» dossier, scellé «leur» Pacte et ils sont repartis. A la prochaine «repartite». Juste une non augmentation du SNMG de 3000 DA. Un tour de passe-passe…

Appréciez ce gros titre à la «Une» de tous les journaux: «Le SNMG «passe» de 12000 à 15000 DA» alors que tout le monde sait que rien n’est passé et que rien ne s’est passé ! Tout le monde, ou plutôt tout le monde des travailleurs était à l’écoute de cette 13e parodie de Djenane El Mithak. Caressant l’espoir d’être augmenté et de pouvoir vivre  décemment d’un salaire digne, d’un pays riche, pourtant. On venait d’augmenter leur colère, leur  désarroi. Et de tempérer leurs illusions… 

C’est toujours ainsi, chez ceux qui ont attrapé «la tripartite». C’est toujours le deuxième chiffre qui change. Il était «2» et maintenant «3». Dans les commentaires de rue, certains jouent les convertisseurs de monnaie et affirment que c’est l’équivalent de 150 euros. Même pas, les gars ! Vous êtes loin du compte… Les 15000 dinars que vient de concéder la «Tripartie»- et j’ai envie de dire la «partite» – équivalent exactement, et au centime près, à 139,070 euros. Loin derrière nos voisins.

Les Marocains, les Tunisiens et les Mauritaniens sont mieux «snmgisés» que nous. Pas de quoi pavoiser ! Eux, ils font leurs «calculs». Faisons les nôtres. Naïfs, peut-être mais ce sont les nôtres. Trois mille malheureux dinars: un sac 50 kg de pomme de terre, à 60 da le kg. A raison de 2 kg de ce tubercule par jour, les besoins annuels sont de 730 kg, au prix de 43800 DA. C’est 14,6 fois cette humiliantea augmentation. C’est l’équivalent de…120 sachets de lait: avec une consommation d’une moyenne de 2 sachets de lait par jour pour une famille de 4 bouches (les parents, eux, ne consomment que du café qui va bientôt aussi passer). Pour une telle famille, les besoins annuels en lait sont de 730 litres dont le coût est de 18250 da. Presque six fois le montant de la «générosité» du gouvernement.  C’est aussi 37, 5 kg de sucre qui est, lui aussi, passé à 80 da. Dans le silence du charivari de la tripartite. Et beaucoup de choses vont encore passer «Enlève lui de sa barbe et encense-le», pour paraphraser  l’adage…

Pour le chef de la tripartite du gouvernement, illusionniste à souhait et avec sa rhétorique qu’on lui connaît «L’Algérie n’est pas riche. Cette illusion est tombée à cause des effets de la crise mondiale.» Certainement, elle ne l’est pas pour les pauvres. «Ihi ddine la crise ayi fqassamnagh kan nekwni !» Il y a de quoi s’arracher les cheveux, de s’arracher tout court. De se déchirer les habits,  sa fiche de paie, son carnet de chèques, toutes les cartes qu’on peut avoir. De s’autodéchirer …

La question, tout aussi niaise que je me pose, est celle de savoir pourquoi cette fameuse tripartite ne s’est pas réunie quand l’Algérie était encore riche. N’ayons, tout de même pas, la mémoire pauvre ! On a augmenté les «représentants» du peuple, financé à coups de milliards (5,5) «Alger capitale de la culture arabe», «le Panaf d’Alger» dont la note s’est élevée à plus de 100 millions d’euros et tant d’autres gabegies que l’aisance financière du pays a fait oublier à nos gouvernants «la rationalisation des dépenses».  Pour le prestige. La dignité du travailleur algérien peut attendre le prochain thé de Djenane El Mithak.

Mais bien sûr, pardi ! Maintenant que tout le monde s’est «sucré», a blanchi son sale fric, taillé des kilomètres de lignes de crédits en devises, dépouillé des banques, mis a genoux des entreprises, fait des affaires sur le dos d’une Algérie naguère riche… «le gouvernement est décidé de défendre «sa» politique de rationalisation des dépenses pour faire face au recul des réserves de change causé par la chute des prix de pétrole… et, paraît-il, «pour relancer l’emploi» Rationalisation ? Avouons qu’ils ont au moins le mérite de nous faire marrer. C’est, d’ailleurs, la seule chose qu’ils nous accordent sans nous demander un sou.

La déclaration qui’il faudra, sans doute retenir dans le sillage de cette farce est: «L’Algérie peut s’honorer d’être parmi les rares pays au monde à disposer, à travers la tripartite, d’un cadre de dialogue et de concertation réguliers entre le gouvernement, les représentants des travailleurs et des organisations patronales du pays». Oui, enfin, peut-être, sauf que dans les autres pays, il y a de véritables représentants des travailleurs. Ne se contentant pas de dialoguer, ils négocient, ne s’acoquinent pas avec leur gouvernement, quittent la table, claquent la porte quand il le faut et haussent le ton …

A défaut, ce sont les salariés qui vont poursuivre leurs négociations avec … l’épicier du coin. Arracher un credit de survie, en attendant le prochain one-man-show de Djenane El Mithak. Si l’acronyme SNMG a bien une signification chez nous, je n’en vois qu’une seule et unique : Sale… air National Maximum Garanti.

Commentaires

  1. Dai El Kheir dit :

    Ils nous prolongent dans la longueur, et ils ratappent sur la largeur. Ils te remplissent la poche du coté droite et ils te vident celle de la gauche.voyant sa avec le cout de la vie de l’année 2010 .Bonne année!!!!

  2. amghar azzamni dit :

    De nature on procéde à des augmentations de salaire lorsque l’on fait des bénéfices au cours d’un exercice comptable.Comble de l’ironie,dans notre pays,on distribue à l’emporte piéce de l’argent que l’on a pas gagné, ceci juste pour préserver une paix sociale!C’est faire du simple replatrage mais pas vraiment de l’économie.Au lieu d’encourager la productivité nationale tout en s’efforçant de la protéger contre les produits étrangers.L’état autorise une économie de bazar avec un aspect commercial informel non productif de recettes fiscales.C’est gravissime car elle porte atteinte au commerce loyal.Les rues de nos villes sont totalement investies par des revendeurs de chiffons et autres produits venus de l’étranger au détriment de la production nationale qui elle,est soumise à l’impot.Les services de controle de l’état ne broche pas devant ces situations anarchiques.Il préfére se taire et laisser faire comme si ce commerce illicite constitue une véritable « soupape de sécurité » faute de pouvoir créer de l’emploi.
    C’est vrai que le pouvoir d’achat d’un algérien moyen est trés faible mais voyons plutot autre chose comme solution à cette situation au lieu de faire semblant d’augmenter des salaires sans aucune raison car nous risquons de gratter les fonds de tiroirs du trésor jusqu’à extinction du dernier dinar issu de la vente des hydrocarbures!
    Il faudrait imaginer des plans de relance économique et remettre au travail tous les algériens .L’etat doit investir dans la petite et moyenne industrie et encourager sérieusement l’agriculture seule rempart contre la famine.

  3. Anonyme dit :

    l algerien de 2009 est paye a 2,5 kg de hmissa,ou loubya yabssa par jour voila notre smig 1 2 3 viva l algerie

  4. rachida dit :

    système a l avantage de nous tous.mais moi refuse d être mise a la retraite par employeur a lui seul.secours cherche aide . mes droits sont bafoues épileptique en crise.répondez moi vite merci

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