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Arezki Khelifi «repleure» le révolutionnaire, redonnons vie à Farid Ali!

farid.jpgKarim Aimeur pour « Algérie Politique »

Le fils du révolutionnaire et chanteur engagé, Farid Ali, Arezki Khelifi a plaidé, le 13 décembre 2009, pour le rétablissement  de son père dans ses droits «légitimes» ainsi que la préservation de sa mémoire et celle de tous les révolutionnaires algériens.
Lors d’une conférence de presse organisée au niveau de la librairie El Ijtihad, Alger, M. Khelifi a indiqué que la famille du grand révolutionnaire vit dans des conditions difficiles liées notamment, aux retombées de la non reconnaissance officielle de son père en tant que tel.
Il a indiqué, dans ce sens, que la maison familiale de Farid Ali a été confisquée pour être ensuite cédée à une tierce personne qui refuse de la lui revendre.

Dans le même contexte, le fils de Farid Ali a souligné que l’Office national des droits d’auteur (ONDA) ne paye plus depuis 1998 les droits de son père, qui était également chanteur engagé, en somme très célèbre pour son chant «A yemma aâzizen ur ttru, ttar-im at-idaregh» (Chère mère, ne pleure pas, je te vengerai».
M. Khelifi a ajouté qu’il a signé un contrat avec la maison d’édition Izem pour faire revivre l’œuvre de son père en rééditant ses chansons et que cette dernière n’a pas déclarée la réédition à l’ONDA, ce qui fait qu’il ne bénéficie d’aucun droit d’auteur.

Le conférencier qui regrette l’oubli qui frappe son père et beaucoup d’autres révolutionnaires qui ont contribué à l’Indépendance de l’Algérie, est revenu jusqu’à les conditions de la mort de son père.
Etant malade, Farid Ali, qui s’est engagé également avec le Front des Forces Socialistes dans son insurrection de 1963, n’a bénéficié d’aucune prise en charge de la part des autorités à l’époque, c’est-à-dire en 1981.
L’orateur a indiqué également que l’association culturelle qui porte le nom de son père au niveau de son village natal à Bounouh, Tizi-Ouzou, n’active plus depuis la démission de son président, il y a plusieurs années suite aux tentatives de récupérations politiques.

Arezki Khelifi aspire aujourd’hui à réactiver cette association mais les difficiles conditions sociales qu’il vit l’ont énormément empêché de le faire.
Des conditions qui ont poussé l’un de ses fils, a-t-il dit, à prendre le large et finir en immigrant clandestin en Italie.

Louisa Ighil Ahriz toujours belle et rebelle

Cette conférence a été honorée par la présence de la Moudjahida Louisa Ighil Ahriz et de plusieurs artistes. Madame Ighil Ahriza regretté la situation de la famille de Farid Ali ainsi que l’oubli et la négation qui «hantent» plusieurs révolutionnaires algériens. Elle était frappée également par la situation dramatique de la Moudjahia Djamila Bouhired laissée par le pouvoir qui a d’autres chats à fouetter.
Ce qu’il faut retenir, c’est que tous les présents étaient d’accord sur le fait qu’il faut préserver et défendre la mémoire des martyrs qui ont libéré l’Algérie en 1962 après un lourd tribut. «Si nous venons à mourir, défendez nos mémoire », avait dit un jour le martyr Didouche Mourad.
Un dicton évoqué plusieurs fois par ceux qui étaient présents dans la salle.

Un club pour la défense de leur mémoire

Les premiers jalons d’un club pour la défense de la mémoire des martyrs et révolutionnaires de la guerre d’Algérie ont été mis, hier à Alger, à l’occasion de la conférence animée par le fils du révolutionnaire Farid Ali.
Dénommé selon les initiateurs «Club des amis de la presse pour la mémoire des martyrs», ce club se donne pour mission première d’aider à la médiatisation de tout ce qui a trait à la famille révolutionnaire.
Le cas de Djamila Bouhired qui souffre le martyre et en appelle au président de la République pour sa prise en charge médicale, a été à maintes fois évoqué et considéré comme un manque de considération à cette famille.
Pour mieux défendre leurs droits, comme les droits d’auteur de Farid Ali, le gérant de la librairie El Ijtihad a proposé de créer dans le cadre de ce Club un collectif d’avocats qui plaident les causes des révolutionnaires, martyrs, Moudjahidine encore en vie et de ceux des ayants droits.
La Moudjahida Louisa Ighil Ahriz a ouvert la liste pour la création de ce club en y apposant sa signature.

Commentaires

  1. smail dit :

    mort ou vivant, tout le monde paye les avatards du pouvoir algérien. farid ali, mort, djamila bouhired vivante. tous deux subissent l’humiliation du pouvoir qui s’est laissé humilié par l’égypte. quelle honte

  2. afalku dit :

    mr el mohtarem cette photo n’est pas du regreté FARID ALI.

    c’es celle de ARAB AWZELLEGUE .
    je pense qu’il est trés utile de vérifier le contenu d’une information avant sa publication

  3. Haddadi dit :

    La photo n’est pas du regretté Farid Ali,je crois.Autrement,c’est triste de voir tout un pan de notre histoire se retrécir tel une peau de chagrin.On oublie vite malencontreusement.

  4. Llel dit :

    enfant, j’ai entendu et appris mes premières paroles chantées kabiles et j’ai gardé en mémoire le refrain oublié puisque dans mon entourage personne ne semblait je ne sais pour quelle raison, « connaitre ». grande et loin de cette période, comprenant mieux les paroles, j’ai souvent été émue en entament le refrain « Ayima azizn… »
    et puis surprise, on en parle sur internet !?
    je ne sais si c’est la photo du chanteur khelifi mais je pense que ce serait justice, que de mettre celle qui lui correspond.

  5. Llel dit :

    @ Smail,

    l’Égypte à été d’une grande aide pour l’Algérie, n’est-ce pas ?

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