27 janvier, 2010
Opposition en Algérie: Ces questions qui dérangent
Karim Aimeur pour « Algérie Politique »
Quel rôle pour l’opposition dans la construction démocratique quand au lendemain de la reconnaissance du multipartisme, tout le pays a été noyé dans un cycle de violence sans nom ? Quel rôle pour l’opposition quand la liberté de la presse et d’expression est bâillonnée et quand les syndicats autonomes sont muselés ? Quel rôle pour l’opposition dans ce processus quand le délit de presse est pénalisé ? Quel rôle pour l’opposition quand elle n’a pas accès aux moyens lourds de la communication ? Quel rôle pour l’opposition quand toutes les échéances électorales sont entachées d’irrégularités ? Quel rôle joue l’opposition dans la consécration de la démocratie quand aucun parti politique n’est agrée depuis plus de 11 ans ? Quel rôle de l’opposition dans tout ça quand l’état d’urgence est observé et maintenu plus de 20 ans après son instauration ?
Autant de question qui doivent être posées pour répondre à la question du rôle de l’opposition dans l’émergence de la démocratie en Algérie. Mais la question la plus cruciale reste toujours posée: la démocratie a-t-elle émergé un jour en Algérie ? Aucune de ces questions n’a été posée lors de la journée parlementaire organisée par le Front nationale algérien (FNA), le 27 janvier 2010 sur le rôle de l’opposition dans l’émergence de la démocratie en Algérie.
Par ailleurs, aucun représentant des traditionnels partis de l’opposition (FFS, RCD, MDS, PLD…) n’a été invité à ce rendez-vous. C’est dire que toute est bricolage dans ce pays.
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Le ministre des Moudjahidine, Mohamed Chérif Abbas a annoncé mercredi à Alger, une hausse de 25 % de la pension des moudjahidine, à compter de janvier 2010. Le ministre a précisé que cette augmentation s’inscrit dans le cadre de l’amélioration du niveau de vie de cette catégorie, car « le secteur oeuvre toujours à augmenter cette pension, avec chaque revalorisation du salaire national minimum garanti (SNMG) », qui a été porté, en décembre dernier, à 15.000 DA. Le ministère des Moudjahidine examine actuellement, avec le ministère des finances, l’augmentation du reste des pensions ne dépendant pas du salaire de base, a indiqué le ministre. 
Neuf patriotes ont été écroués, hier, mardi 26 janvier, par le procureur de la République près le tribunal de Cherchell, dans la wilaya de Tipaza, et ce, pour soutien au terrorisme. Les concernés qui résident, pour certains, au douar Korchi, dans la commune de Gouraya, et pour le reste dans celle, limitrophe, de Béni Milleuk, dans la partie ouest de la wilaya précitée, ont été arrêtés le jour sus-indiqué par les éléments de la brigade de Gendarmerie du chef-lieu de la première commune. Les neuf patriotes indélicats, parmi lesquels se trouvent un instituteur et un ingénieur d’État, étaient surveillés par les services de sécurité depuis que des informations leur sont parvenues faisant état de l’accointance de ceux-ci avec les groupes terroristes dont la présence est signalée, de temps à autre, dans cette partie de la wilaya de Tipaza, rapporte le Courrier.
L’Algérie a enregistré 1 000 enlèvements en 10 ans soit 100 enfants par an. Entre 2001 et fin 2008, il y a eu 841 enfants enlevés, a affirmé le président de la Forem, M. Khiati. « Ils sont généralement enlevés pour demander des rançons pour alimenter les groupes terroristes, pour le banditisme et pour le motif d’abus sexuel« , a-t-il déclaré. En 2008, il y a eu 87 enfants enlevés mais sans savoir où ni comment ? « Aujourd’hui, nous devons connaître les régions concernées. Il faut que les autorités publiques mettent une alerte d’enlèvement dans l’heure qui suit ce dernier pour pouvoir agir à temps. Il faut impliquer les populations civiles qui peuvent agir sur le plan de la sensibilisation et de l’information », concluera M. Khiati, rapporte Liberté.
Madala pour « Algérie Politique »
Smail Lamrous, militant de Gué de Constantine




