Zerhouni répond à Mohamed Said: «Votre dossier est incomplet»

mohamedsaid.jpgKarim Aimeur

Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Yazid Zerhouni a indiqué, hier, que le dossier de constitution du Parti pour la Liberté et la Justice (PLJ) de Mohamed Said est incomplet. Interpellé en marge de la clôture de la session d’automne du Conseil de la nation, le ministre a précisé que le dossier déposé au niveau de son département le 19 Mai 2009 pour l’agrément du PLJ ne satisfait pas toutes les pièces exigées par la loi sur les partis politiques.

En vérité, à travers cette mise au point, Zerhouni veut répondre à Mohamed Said, fondateur de ce parti qui a vilipendé, récemment, le département de l’intérieur en l’accusant de vouloir encore fermer le champ politique devant sa formation. Mohamed Said avait affirmé alors que son dossier est bien ficelé et ne souffre aucune anomalie. Le ministre de l’Intérieur n’hésite pas à inviter l’ex-candidat à l’élection présidentielle de 9 avril 2009 à revoir ses copies et son dossier pour fournir les pièces qui manquent. Zerhouni qui dit que le fondateur de ce parti sait  ce qui manque, est allé même jusqu’à défier Mohamed Said en le conviant à montrer son dossier s’il est, comme il le prétend, complet.

La loi de 6 Mars 1996 sur les partis, qui n’accorde que 60 jours à partir du dépôt du dossier pour répondre aux postulants, est pourtant claire en la matière. Dans son article 17, cette loi stipule que lorsque le ministre chargé de l’intérieur estime que les conditions de création exigées par les articles 13 et 14 de la présente loi ne sont pas remplies, il doit notifier le rejet de la déclaration constitutive par décision motivée, avant l’expiration du délai prévu à l’article 15 de la présente loi.

Mieux, dans son article 16, elle stipule clairement que le ministre de l’Intérieur demande la production de toute pièce manquante, ainsi que le remplacement ou le retrait de tout membre ne remplissant pas les conditions requises par la loi. Ce que Mohamed Said dénonce c’est que le ministère n’a formulé aucune critique, conformément à la loi de son dossier.

Commentaires

  1. farid dit :

    zerhouni est l’intouchable de la république. en fait, depuis longtems, je ne lis plus d’articles dans les journaux qui critique ce ministre. pourtant, il suffit juste d’opposer la loi à son diktat à travers des texte comme ça. merci el mohtarem de permettre la publication de telles informations

  2. djamel dit :

    C’est Mohand et pas Mohammed.
    C’est un imposteur, au mieux un complexé.

  3. Redouane dit :

    Salam aux citoyens de bonne volonte.
    Avant d’arriver à la démission d’un Ministre, commençons d’abord par les Maires et les APC. Ensuite, remonter aux hauts fonctionnaires. Comme, le Ministre ou les Maires sont issus des partis politiques, alors il faut les former à assurer leur fonction. En effet, beaucoup de Maires sont des analphabètes ou bien n’ont aucune formation en administration, de gestion, et de plannification. Comment peut-il gérer une Cité ? avec quoi ? D’ailleurs, certaines villes sont clochardisées, les rues sont délabrées, les immeubles sont sales. Et dans les APC, il n’y a pas de section de planification et d’urbanisme. Pour construire, il faut aller à l’APC, et chercher un permis et construire, c’est tout. Et la ville, au lieu de se développer dans l’harmonie, on a une ville-bidonville, la salete partout. Qui est responsable ? Normalement, chaque parti politique devrait concevoir dans le programme politique : ‘un programme de training aux membres de ce parti : Comment administrer et gérer une cité ». Certains pays avancés le font, on pourrait apprendre chez eux. Mais pas élu Maire et salam Alikoume, les choses font se faire d’elles-mêmes. Une cité est une organisation : il y a le leadership avec une vision (le Maire), et les Conseillers municipaux (le management) et la population. Ensuite, il faut informatiser l’APC pour délivrer rapidement la paperasse (tampon et signature du Maire digitalisés). Et dans chaque APC, installer un terminal où les gens peuvent consulter pour voir la transparence du budget où est passé l’argent et qu’ a fait l’APC comme réalisations, sinon c’est toujours la charrue avant les bœufs. On ne va jamais avancer et progresser comme tout le monde.

  4. antalas dit :

    pour une fois je dirais bravo a zrhouni!! bien fait pour ce renegat de mohamed said!!! apres avoir fait le gentil lievre lors des dernieres elections..cautionné le viol de la constitution..fais la danse du ventre la plus plate a boutef …voila mnt que monsieur le renard se rebiffe..de plus avec un parti au programme islamiste ..celui de son compere taleb el ibrahimi qui veut reprendre la base du fis dissout!!! bravo zerhouni pour une fois je suis d’accord avec toi!!! au diable les khobbzistes qui ont tellement nu a notre pays

  5. Tag dit :

    Bien mérité pour le lapin de Boutef III. Une question à 1 DA. Comment se fait-il que le premier policier de la république a accepté le dossier du lapin-candidat en 2009 et de refuser l’agrément du postulant-lapin en 2010.

  6. amghar azzamni dit :

    Je peux rajouter sans me tromper qu’aucun récépissé de dépôt de dossier n’est remis au requérant au moment de la présentation des documents relatifs à la demande d’autorisation préalable!Ce qui lui rend la tache difficile pour revendiquer auprès de la justice le cheminement d’un dossier de création d’association à caractère politique ou autre.Aussi toute démarche est rendue caduque faute de possession de ce document précieux qui reste la base de toute revendication.Normalement,selon la loi 90.31,une réponse est donnée après un maximum de 3 mois suivant la date de dépôt! Sauf erreur de ma part,il y a un délai butoir pour espérer une réponse ou la mise en délibération auprès du tribunal administratif.

  7. amdan n soumam dit :

    Le refus d’agrément ou l’interdiction d’un parti politique ou meme de toute autre organisation pacifique et ayant pour objet la defense des interets moraux ou materiels de la population ou d’une partie de celle-ci est toujours une atteinte aux droits legitimes du citoyen à s’organiser librement.Dans un pays democratique tout groupe de citoyens peut se constituer en parti ou en association sans limitation dans toute manifestation autre que celle necessaire pour maintenir l’ordre publique devant etre protegé par loi.Si on est donc d’accord que seuls les objectifs et les actes peuvent determiner l’agrement ou le refus d’activités à un parti politique,sans distinction ideologique et politique ,il est inconcevable que le pouvoir algerien refuse la constitution d’un parti à Mohand Said,comme pour toute autre demande dans ce sens.Je pense que le refus d’agrements aux partis politiques depuis 1998 n’a rien à voir avec un programme ou avec un dossier complet ou incomplet.En effet,il y a en haut lieu une volonté deliberée non seulement de fermer le champs politique et mediatique à ceux qui existent deja ,mais aussi et surtout à reduire le pluralisme à sa simple expression.N’a-t-on pas deja entendu des responsables proclamer qu’il y a trop de partis politiques en Algerie?.N’a-t-on pas entendu dire (y compris par Bouteflika)que la television appartient à l’Etat donc elle ne s’ouvrira pas aux partis d’opposition?.Dans cette esprit l’Etat est ainsi reduit à une personne ou à un groupe de personnes.La television n’est plus un service public mais instrument de propagande privatisé et confisqué par les decideurs.Si l’ouverture « maitrisée » de 1989 a eté imposée par la rue,depuis un certain nombre d’années,le pluralisme est de plus en plus remis en cause.Le refus de reconnaitre comme interlocuteurs les syndicats autonomes pour que l’UGTA garde le monopole sur les questions syndicales est une preuve eclatante de la volonté de remise en cause des maigres acquis de l’ouverture de 1989.le refus d’agrement au parti de Mohamed Said ne doit pas etre perçu comme un fait isolé ou un petit depassement mais cela participe d’une demarche plus importante qui peut demain remettre en cause l’existence meme des partis politiques et des organisations actuels pour revenir de maniere officielle(pas sournoise comme aujourd’hui)à un parti unique,syndicat unique,pensée unique ….etc.La boucle sera ainsi bouclée.Apres la repression,la violence,les menaces,l’interdiction de manifestations publiques,le verouillage du champs politique et mediatique,les fraudes electorales,le pouvoir choisira ses partis et ses organisations sur mesure sans distinction politique ou ideologique et sans incidence sur sa main mise sur l’Etat et la societé.A mon avis l’enjeu est la lutte contre cette mise au pas du pays et pour une democratisation de l’Etat et de la societé.Ce combat ne peut aboutir si nous restons divisés.A mon avis,il faut denoncer et se mobiliser contre toute atteinte aux libertés,meme si nous divergeons sur le plan politique et meme sur le plan ideologique.Il y a va des pluralismes en algerie(politique,culturel,linguistique, syndical,..etc..).Cela n’arrive pas qu’aux autres.

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