• Accueil
  • > Libre débat
  • > M. Mesbah, le « Pouvoir » renvoie constamment à la «lutte des clans»

M. Mesbah, le « Pouvoir » renvoie constamment à la «lutte des clans»

mesbah.jpgKhoukoum Samy pour « Algérie Politique »

En vérité, nier – je ne sais pour quelle (s) raison (s) ? – un facteur aussi majeur et inhérent à la structure même du régime tel que «la lutte des clans», dans une analyse qui se veut ‘‘méthodique’’, me semble pire que ce qu’il prétend être une ‘’vision réductrice’’. Car, même la «complexité» du phénomène et en dépit de l’ampleur galactique du scandale lié à la corruption, ne doit pas s’affranchir des éléments factuels que tout le monde connaît. Du savant spécialiste jusqu’au profane de nos «Dechras» les plus recluses du territoire algérien, il n’y a pas un individu (saint d’esprit) qui peut faire l’impasse sur cette partie importante de l’équation toujours de rigueur dans notre pays. Le ‘’Pouvoir’’ renvoie constamment à la «lutte des clans» et donc à des tensions. Et le besoin crée par cette tension tend lui-même vers la satisfaction, des composants mêmes de ces clans, et donc à des «compromis» pour maintenir l’équilibre suffisant et nécessaire pour la sauvegarde des intérêts de chaque protagoniste. Une opération quasi physiologique. Bref, s’il y a comme le dit notre officier ‘‘vision réductrice’’ du phénomène, il faut dire que la sienne ne correspond pas à la réalité. Ceci d’une part.

D’autre part, l’auteur de l’article, suppose l’impossibilité que le ‘‘DRS ait pu entreprendre les enquêtes en cours sans l’aval du Président de la République’’. Soit. Pourquoi alors, les ‘’graves dépassements’’ qui ne sont pas des faits nouveaux, ont été jusque-là protégés ou tout simplement ignorés ? Comment explique-t-il cette «soudaine pulsion» qui anime les ‘‘cadres du renseignement’’ (comme il dit) à s’intéresser – comme par enchantement – à la psychopathologie du comportement des corrupteurs et des corrompus ? Pourquoi maintenant Mr Mesbah ? Enfin, Mr Chafik, n’est-ce pas plutôt réducteur de votre part que de limiter le ‘‘rôle des services de renseignements’’ dans notre pays uniquement à ‘‘informer l’autorité politique’’ ? Voyons ! Pourquoi, dès qu’il s’agit de faits et de tentative de décrire réellement le vrai rôle des services de renseignements, vous faites recours systématiquement dans votre texte à de simples définitions académiques sans aucun rapport avec la réalité algérienne ? L’autorité politique, dites-vous, est ‘‘seule habilitée à autoriser le passage en phase dans les actions à entreprendre’’ ?!

J’ai failli croire – comme tous nos amis lecteurs et internautes – que vous faisiez référence à un service de renseignement sous contrôle du parlement et du chef de l’exécutif d’une bonne et vielle démocratie connue ! Sérieusement, de quel pays parlez-vous ? Mouloud Hamrouche, à l’époque où il était aux affaires (chef de gouvernement), a-t-il été ‘‘informé’’ du scénario dont il était victime, avec la suite qu’on connaît dont les douleurs scintillent encore dans les veines de chaque citoyen algérien ? Mouloud Hamrouche, ne fût pas une autorité politique compétente ? A moins que tout cela, me diriez-vous, Mr le colonel, n’est qu’une question de sémantique ! Dans ce cas précis, permettez-moi de vous dire juste que même si nous faisons usage des mêmes mots et mêmes termes, mais je vous assure – et même je vous le jure – que nous n’avons pas du tout les mêmes concepts !

Cordialement, Khoukoum Samy

Commentaires

  1. Kadder dit :

    les gens du sérail ( pas le néo sérail) dont fait partie le colonel mesbah, betchine, attailia etc… estiment que hamrouche ne fait pas l’affaire parce que en gros, il n’a pas le sens du système, qu’il veut des services sous controle de l’autorité politique, qu’il veut restaurer ou instaurer le service public etc….les « circonstances » ont voulu que hamrouche n’accède pas au pouvoir, ça lui a au moins permis d’éviter d’avoir à faire à une cohorte
    de prédateurs sans foi, ni loi, et naturellement sans idéal autre que le fric et le paraitre.

  2. khoukoum samy dit :

    On pouvait également citer plusieurs autres noms et figures politiques, qui se sont vues « shootés » du paysage politique du jour au lendemain ! Des personnes dont l’arrivée aux affaires au sommet de l’Etat (je parle bien sûr de celles chargées de l’exécutif), obéissait également à un algorithme politicien prédéfini d’avance ! Par conséquent, j’ai cité Mouloud Hamrouche, uniquement à titre d’exemple. Autrement-dit, un échantillon parmi d’autres pour voir l’ampleur de l’inexactitude de la « thèse » que voudrait nous faire avaler Mr Mesbah. Elle pourrait – pourquoi pas ! – être séduisante sur le plan aussi bien intellectuel, philosophique que romantique. Sauf que cela n’est pas encore une préoccupation majeure de nos concitoyens. Admettons tous que notre souci est ailleurs ! Et que la politique-fiction ne figure pas parmi les préoccupations du citoyen algérien. Bref, on ne peut pas aller indéfiniment à contre courant des « faits » connus par tous, au moins depuis bientôt un demi-siècle de l’indépendance de l’Algérie.

    Cordialement,
    Khoukoum Samy

  3. faroudj dit :

    Pourquoi le soir d’Algérie a accepté de publié les entretiens réalisés par cet ignard?

  4. khoukoum samy dit :

    L’entretien « Une crise de gouvernance, pas une lutte de clans », a été publié par le journal El Watan dans son édition du 17 février dernier. Ce qu’on peut reprocher à cet ancien colonel du Renseignement (DRS), est juste que tout au long de ses analyses, le lecteur est confronté à une « approche politique » soigneusement orientée, à tel point qu’elle ne résistait à aucun fait politique. Comme si, et étrangement il y avait une ‘’nécessité’’ de détourner l’attention des véritables enjeux liés à la structure du pouvoir politique en Algérie et à son mode ‘’habituel’’ de fonctionnement aujourd’hui bien ancré. Et ce n’est certainement pas le déclenchement des enquêtes sur ces gravissimes scandales – qui peuvent être menées par des gens intègres – qui changera la nature de cette donne historico-politique toujours de rigueur dans notre pays !

  5. nacéra dit :

    Depuis quand ce Mesbah est journaliste? pourquoi après avoir fait tant de mal parmi la population impuissante, vous refaites peau neuve avec un métier neuf, vous vous montrez sans regret, sans excuses? Si vous etes journaliste Mesbah moi je suis la reine d’angleterre. Va dormir mon gras, tu as fait trop de mal autour, ni Dieu, ni ses écratures ne te pardonnent. Va t’occuper de ton business, t’a trop d’argent de villa d’appartement, de commerce. va faire du sport, il ya des salles de fitness à hydra, je ne sais pas moi, va seuleument , mais éloigne-toi de nos vu charognard!

  6. Abou_Chkara dit :

    Les interventions de ce Mesbah ne sont jamais fortuites. Ce pseudo démocrate pas très net, affilié au système profondément, arrive toujours avec ses explications farfelues pour redonner un souffle nouveau à la mafia politico financière qui nous gouverne.

  7. Khoukoum Samy dit :

    Enfin un progrès dans l’exposé des défaillances du pouvoir… Dans un article que j’ai signé en février 2010 en réponse à un entretien de l’ancien Colonel du DRS, Mr Chafik Mesbah, je ne comprenais pas son « déni » catégorique de l’existence de « la lutte de clan au sein du pouvoir »… Aujourd’hui, je constate une évolution significative. Voir même une certaine dextérité de l’ancien Officier. N’hésitant pas à recourir à des exemples factuels du malaise de nos diplomates et la déliquescence des chefs…Oui, il y a danger !

    http://www.youtube.com/watch?v=8RImc5G5a0g&feature=share

Laisser un commentaire

FRONT NATIONAL - Bouches-du... |
Mouvement des Jeunes Social... |
15ème circonscription du No... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Sagvar, le Roman Noir de la...
| Sarkophage
| UES - Claude WEBER