Lorsque Bensalah banalise la corruption
Amdan n Soummam pour « Algérie Politique »
Le président du Conseil de la nation Abdelkader Bensalah, le serviteur zèle du régime, tente par cette intervention de banaliser la corruption dans notre pays en citant la corruption qui touche d’autres pays. Cela voudrait dire que notre serviteur zélé considère que ce phénomène honteux et abject rentre dans le cadre normal du fonctionnement des institutions nationales ou ailleurs. Seulement, il a omis de préciser qu’ailleurs ce phénomène est exceptionnel et que lorsque un scandale éclate des machines se mettent en marche et des têtes tombent. La justice agit et frappe là où il faut et quand il le faut. C’est loin d’être le cas chez nous. Si aujourd’hui, la rupture est consommée entre les citoyens et les institutions comme la justice, c’est parce que celle-ci est un simple appendice du pouvoir exécutif, si ce n’est pas plus.
Ce qu’on appelle le pouvoir judiciaire dans notre pays est exclusivement mis au service du pouvoir, des dignitaires du régime et de leurs démembrements. On a totalement spoliés le citoyen de ses biens les plus chers qui sont ses droits les plus élémentaires. Des millions d’Algériens sont depouillés par cette même justice aux ordres, c’est le principal facteur qui donne une image dévalorisante de l’Etat algérien.
Si ailleurs, un acte répréhensible est vite réprimé par un contre pouvoir, en Algérie ce sont les responsables concernés qui doivent rendre justice qui sont auteurs d’actes punis par la loi alors ils sont sensés eux mêmes l’exécuter. C’est une justice dépendante qui existe par coquetterie institutionnelle et leur protection “légale” pas au profit de l’Etat ou du peuple. Mais heureusement pour eux que le ridicule ne tue pas, si non l’ensemble des bâtiments, abritant ce qu’ils appellent les institutions, seraient jonchés de morts.
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