Aït-Ahmed:  » Pour une véritable Société Civile Internationale »

aitahmed1.jpg« Nous sommes des militants, nous restons fidèles à nos engagements primordiaux. Nous ne devons ni capituler, ni abdiquer. Il n’y a pas de fatalité historique et les issues existent. Nous avons besoin d’évaluer rigoureusement les capacités d’intervention de notre parti, tant au plan national qu’international pour tracer les chemins du changement.

Dans cet esprit, j’aimerai vous faire partager mes questionnements et vous proposer quelques pistes de réflexion.

Dans le contexte actuel de crise mondiale durable et de redéfinition des relations internationales, les initiatives d’appui aux transitions démocratiques restent timorées et ne constituent plus une priorité. Le plus souvent, elles se cantonnent dans des discours et des professions de foi.

La violence et la menace constante du recours à la force réapparaissent comme les composantes fondamentales du nouveau système pan-étatique des relations internationales.

Les puissances en mesure d’influer où d’influencer les régimes autoritaires, observent une attitude floue et donnent une impression de valse hésitation.

Au mépris des idéaux et des valeurs qu’elles proclament, au mépris des valeurs qui fondent la communauté des nations, elles préfèrent délibérément continuer de soutenir et de protéger ces régimes.

Les efforts méritoires des organisations non gouvernementales ne sont pas en mesure de renverser cette tendance lourde, en l’absence d’une véritable Société Civile Internationale.

Notre pays est emblématique de cette attitude troublante pour ne pas dire équivoque. Victime d’enjeux et d’équilibres géopolitiques régionaux voire mondiaux, il devient la profondeur stratégique des uns et le point d’appui des autres.

Comment expliquer autrement le silence, la bienveillance voire la complaisance envers un régime qui ne peut pas moderniser, stabiliser et encore moins démocratiser le pays; un régime qui a une responsabilité écrasante dans les désastres que nous avons vécus et qui, circonstance aggravante, constitue, par ses options, un facteur potentiel de déstabilisation régionale.

Rien de ce qui se passe dans l’un des pays du Maghreb n’est sans conséquence sur les autres. La contagion est la règle. Le passé proche et lointain en témoigne, la communauté de destin qui lie nos pays n’est pas une simple vue de l’esprit.

Commentaires

  1. amghar azzamni dit :

    La lutte doit etre perpetuelle,sans arret et aucun essoufflement n’est permis !Cependant,le parti est dorénavent soumis à des recherches de voies et moyens nouveaux de lutte pacifique ,recommande le président du parti!Evaluons-nous d’abord,réorganisons-nous et continuons notre lutte avec beaucoup plus de convictions et d’acharnement!Nous sommes des militants dit-il,nous n’avons pas le droit d’abdiquer!Nous devons nous faire confiance et se lancer dans la bataille avec de l’intelligence et l’esprit de responsabilité.Nous sommes issus d’une meme famille politique et nous ne devons pas nous tromper d’adversaire:de cette maniére nous pourrions croire à la procession vers des victoires politiques sur le terrain!Rassemblons-nous et nous vaincrons!

  2. vraigachis dit :

    Encore une fois,l’analyse et le constat fait par AIT AHMED sont d’une justesse incontestables.Il a donné matiere à debattre et avancer, pas seulement aux militants et aux responsables du FFS,mais aussi à l’ensemble de la classe politique Algerienne.
    Il a emis des questions d’une haute importance « Nous sommes porteurs d’alternatives politiques et sociales. Mais quelle est l’efficience de notre parti?
    De quelles capacités d’intervention disposons-nous dans la société et dans les institutions?
    Au-delà des utopies mobilisatrices et de la radicalité de nos positions, avons-nous réussi à faire barrage à la restauration de la dictature ?
    La reponse apportée est une  » …..Conférence Nationale d’Evaluation Démocratique et Transparente, telle que prévue par nos statuts, est l’occasion idoine pour faire le point. L’opportunité de trouver les moyens de travailler plus intelligemment, plus lucidement et plus efficacement…. »,malheureusement c’est du rechauffé,sans resultats probants.
    Congrés,audits,evaluations,structuration,restructuration,et ce depuis deja des années.Le parti se renferme sur lui-meme,en attendant les grandes bagarres lors des elections.Le FFS n’avance plus et qui n’avance pas recule.Le FFS n’existe plus sur le terrain.LLe FFS mobilisateur et pesant sur la vie politique algerienne n’est qu’un lointain souvenir.

    Prenons ce passage du message d’AIT AHMED avec adaptation“Nous faisons face à un pouvoir(à des responsables du FFS) qui empêche toujours le peuple algérien(les militants) de s’exprimer librement ; à un pouvoir( à des responsables du FFS) déterminé à briser toute opposition(toute initiative) et tout opposant ( tout militant autonome); un pouvoir(des responsables du FFS) qui n’a d’autre alternative que d’aggraver la répression(la castration des militants) ou de disparaître politiquement.

  3. NARMOTARD dit :

    Au FFS, le devoir de lucidité,de vérité, d’honnêteté intellectuelle et de pédagogie, implique de ne pas se laisser entraîner par les vrais faux conseils qui surenchérissent.
    Tout ce que AÏT AHMED Hocine exprime didactiquement et clairement, résume des faits vécus par la population depuis l’indépendance dans notre pays, ainsi que ceux qui se passent à travers le monde. En bon avocat de la juste cause, il se met à la défendre au niveau des Instances et opinion publique internationales. Contre les oppressions et répressions, il obtient souvent bien plus que ce à quoi aboutit une manifestation de rue interdite par les oppresseurs du pouvoir autoritaire et maffieux. C’est pourquoi son activité au poste stratégique en Suisse est tellement redoutée et dénoncée par la propagande officielle du pouvoir en place qui, débilement, n’a pas cessé de faire la sale guerre contre son propre peuple.
    Une population maltraitée, empêchée de s’organiser démocratiquement pour s’épanouir dans sa patrie, est sciemment maintenue dans cette condition pour les besoins des intérêts égoïstes des prédateurs nationaux et de leurs commanditaires internationaux. Tout les Algériens observent lâchement sans broncher, comme paralysés ou non concernés, le pillage réglé de leurs richesses publiques matérielles, immatérielles et humaines. Les nouveaux maîtres de l’Algérie et leurs anciens maîtres disposent de ces richesses bradées dans l’impunité totale, et sans aucun compte à rendre, sauf celui du règlement de compte maffieux entre eux.
    Ces profiteurs déguisés en serviteurs, ont pris la précaution de se doter d’un arsenal juridique complaisant, d’une police politique omniprésente, afin de manipuler la justice dépendante autant que le parlement du fait de la paradoxale soumission du pouvoir législatif à l’exécutif. C’est pourquoi les citoyens résistants comme le FFS peinent à gagner loyalement une guerre politique contre ces prédateurs de tous bords. C’est pourquoi aussi le vent favorable soufflera un jour sur cette terre qui tourne, pour trouver un FFS fort de son ancrage national, de l’assainissement périodique de ses rangs, en sarclant les mauvaises herbes et en rejetant les « FFSistes » auto proclamés qui se comportent en plus royalistes que le roi pour tenter vainement de noyer le poisson. Le FFS, école de formation et d’éducation politique, ne renonce pas à s’ouvrir aux citoyennes et citoyens qui le veulent bien, afin de renforcer cet instrument politique moderne face à l’archaïque système de pouvoir en place depuis 1962. On comprend alors mieux le néfaste rôle de ces prédateurs quand l’Algérie recule au lieu d’avancer, alors qu’elle avait un bon point de départ scientifique et humain.

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