Aït-Ahmed: « Survivre pour survivre n’est pas l’ambition du FFS »

ahmed.jpgLa situation actuelle de notre pays est la résultante de la conjonction de la situation internationale et de la crise interne qui perdure.

La vie publique est en voie d’extinction; les espaces publics se rétrécissent en peau de chagrin; aucune place n’est laissée à une expression libre de la société, encore moins à son organisation. Il n’y a pas d’élections libres, il y a crise de légitimité et de représentation politique et sociale. Ne demeure plus qu’une gangue institutionnelle. La répression et la corruption sont le seul ciment de l’Etat.

Les institutions, la sphère médiatique et l’essentiel des organisations politiques, associatives et syndicales sont dévoyées de leurs missions et responsabilités, réduites à n’être qu’un outil de contrôle et de corruption politique et sociale.

Chers compatriotes,

Sommes-nous des alarmistes ? Sommes-nous des alarmés ? Sommes-nous des semeurs d’angoisse ou faisons-nous preuve de lucidité à un moment critique de notre histoire ? Quel avenir pour notre pays ? Pouvons-nous espérer un avenir d’équité, de justice, de libertés et de dignité ? Réussirons-nous à sauver ce qui peut encore l’être ?

Chers camarades, chers militants,

Quel avenir pour notre parti ?

Face à nous, un pouvoir liberticide foncièrement opposé au pluralisme et aux Droits humains, qui ne tolère de partis que soumis ou sans ancrage social véritable.

Autour de nous, la société se déstructure et se disloque de jour en jour. Les femmes et les hommes de ce pays ne savent plus, peut-être ne veulent plus et en tous cas ne peuvent plus, faire de la politique.

Nous sommes porteurs d’alternatives politiques et sociales. Mais quelle est l’efficience de notre parti?

De quelles capacités d’intervention disposons-nous dans la société et dans les institutions?

Au-delà des utopies mobilisatrices et de la radicalité de nos positions, avons-nous réussi à faire barrage à la restauration de la dictature ?

Nos appels aux dialogues, nos mises en garde, nos initiatives, nos contrats et nos campagnes politiques ont-ils eu les résultats escomptés?

Nous avons des ambitions pour le pays et voulons un changement radical et pacifique. Nous ne pouvons nous suffire de déconstruire le discours du régime, dévoiler ses manipulations, ses complots et ses mystifications.

Se préserver, survivre pour survivre n’est pas l’ambition de notre parti ; ce n’est pas une option viable !

Ne devons-nous pas redéfinir notre planning stratégique ? Nos instruments de navigation politique. ?

Nous ne sommes pas des guezanates ni des chouwafates. Notre projet n’est pas de prédire l’avenir, ni d’élaborer des scénarios stratégiques sophistiqués.

Ce que nous voulons, ce à quoi je vous invite c’est de préciser les tâches à accomplir et le pourquoi de ces tâches. C’est de donner pour chacune de nos activités, des objectifs et de définir la stratégie pour les atteindre.

Commentaires

  1. bien dit ait dit :

    cela suppose que le ffs était a cote de la plaque ;
    pour ca c est une évidence depuis que tabou a pris le partis en main . le ffs vit tres mal et le remède n est pas dans la reconduite de l équipe qui a pour mode d emploi des pratique révolues qui en aggraver la démobilisation.

    ce que je comprends c est que tabou ne fait plus recette et il lui reste qu a presenter son bilan durant la prochaine audit et il sera remercie par une candidature au prochaine élection sinon il sera victime du chomage et c est le souci personnel que tabou ne peu pas resister …

  2. kamel dit :

    dire qu’ait ahmed avec c 83 ans montre la vois a nous les plus faible de se bleb , hchemte moi avec notre imobilisme , on fait dans les
     » 3djouza halkmet sarrek », il a raison , et le msg est claire , il faut changé notre facon d’agire ,les media sont muselé , alors il faut se tourné vere les nouveaux outils , qui sont l’internet et les video format « mobile » « 3gp », et la clandestenité virtuel , a vous de vous remmetre en cause .

  3. NARMOTARD dit :

    Il est regrettable pour un citoyen libre et même dangereux pour la démocratie, de réduire un combat éminemment politique à une querelle d’incompatibilité d’humeur entre personnes responsables. C’est du reste ce qu’encourage, depuis l’indépendance, le système de pouvoir de l’Etat qui divise et corrompt pour continuer à régner. Mais l’enjeu essentiel est ailleurs.
    En effet, le système de gouvernement rentier de l’Etat en place depuis l’indépendance, ne veut pas de la démocratie, ni des démocrates authentiques, ni de la légitimité citoyenne. Nous le vivons depuis toujours et le constatons quotidiennement. Car la rente en devises fortes ne provient pas des inventions du génie créatif ou du travail acharné créateur de richesses de l’Algérien; c’est un don de Dieu. Ce cadeau suffit amplement pour rejeter les contributions des citoyens en même temps que leur légitime exigence de représentation dans la sphère de décision politique et économique. Ainsi le citoyen quémandeur de l’aumône du pouvoir est plus docile à la dominer que ne l’est le contribuable qui, en travaillant, alimente le budget de l’Etat en démocratie. Ce n’est pas le cas historique des Américains qui réclamèrent leur indépendance en déclarant: « no contribution without representation ».
    Tout Algérien initié, homme ou femme, a constaté que la rente algérienne sert à remplir les poches des dirigeants, de leurs acolytes et à compromettre aussi les représentants élus du peuple au Parlement. Sous entendu que ces derniers doivent voter les projets de loi qui arrangent les intérêts des gouvernants, aux dépends des sujets que nous sommes et qu’ils gouvernent autoritairement, dans l’impunité et l’auto amnistie décrétées par ordonnance. Cette rente permet également de soudoyer les appareils des syndicats, association, conseils de l’ordre, partis maisons ou sans ancrage social, et d’acheter le silence de la conscience internationale des Etats qui n’hésitent pas à négocier les valeurs universelles comme une vulgaire marchandise au marché de la frime.
    Pour tout cela, le peuple algérien mérite un outil politique sûr et crédible tel que le FFS, pour se défendre ensemble contre la tyrannie de cet Etat et proclamer la Deuxième république algérienne. In challah.

  4. wisdom dit :

    Une campagne de dénigrement digne de l’acharnement d’une meute s’est voulue accusatrice et pseudo « analysatrice » d’un discours universelle d’un Algérien à son Maghreb, sa patrie et son partie
    Aujourd’hui ces détracteurs affirment qu’il serait lié au régime, qu’il a soutenu la répression, que s’est un exilé, un arabo islamiste, et j’en passe, etc… N’est-il pas étonnant que ces accusations ne soient apparues qu’en Algérie ? Tout se passe comme si on veut l’utiliser en tant que personne et président du FFS, pour régler des comptes de consciences politiques, il est devenu l’épouvantail et le prétexte au défoulement de passions politiques pas très saines : au fond, cette polémique dit davantage sur l’évolution inquiétante de l’Algérie que sur la personnalité historique de H. Ait Ahmed.
    Il a toujours gardé cette ligne critique, et constructive. il passe du temps à étudier la vraie nature des dynamiques internes et externes du système et il ne se laisse pas influencer par les campagnes de propagande, ni de l’intérieur du système, ni celle de ses pourvoyeurs, ni celle des Etats-Unis ou de pays européens qui défendent des intérêts stratégiques. Les rapports entre les forces religieuses et politiques sont très complexes en Algérie. Une vision binaire, qui opposerait deux camps – les conservateurs fondamentalistes aux réformateurs démocrates – témoigne d’une profonde ignorance des réalités du pays. En sus, les évolutions vers la transparence démocratique ne se feront pas par les pressions occidentales : le processus sera interne, long et douloureux.
    Son discours est une opportunité d’ouverture sur le monde et il le mène dans le respect de tous ses détracteurs. En ces temps de crise en Algérie et dans le monde, il a pris une décision de sagesse et de sérénité, c’est que les énergies vives du pays doivent considérer les faits et déterminer la meilleure stratégie pour accompagner le processus interne vers la transparence et le respect des droits humains. La polémique et les débats passionnés ne sont pas de bons conseils, car il faut voir clair avant de se déterminer.
    Il a fait le choix d’accompagner l’évolution des mentalités sans jamais avoir à soutenir le régime ni à se compromettre, car flatter les rois, les princes, les régimes et les fortunes n’est pas sa philosophie de vie. Ses prises de position l’ont amené à payer le prix fort et il n’a jamais cédé..
    Il a toujours assumé ses choix, il n’a jamais soutenu une dictature ou une injustice dans les sociétés majoritairement musulmanes comme dans toute autre société. Si l’acte politique était si simple, il faudrait d’urgence que ses détracteurs, si férus d’éthique en politique, demande au gouvernement Algérien de mettre immédiatement un terme aux relations politiques et économiques avec l’Egypte. Curieusement, on n’entends pas ces voix
    Il respecte les principes, mais il ne pliera pas devant la propagande malsaine. Non pas seulement pour son honneur mais également pour celui de notre humanité et de notre avenir.

  5. AMGHAR AZZAMNI dit :

    A mon avis,le FFS avant de s’agrandir au dehors,il faudrait qu’il s’affermisse au-dedans car,comme on dit, le plus grand ennui c’est d’exister sans vivre!Il faut croire que le FFS a été saboté par ses militants d’abord car même si l’on pense qu’il a été miné ou noyauté, il aurait pu s’en sortir sans gros dégâts avec la vigilance de tous ses enfants.Au FFS, les militants se trompent trop souvent d’adversaire si bien que nul responsable qui arrive n’est épargné par la diatribe.Qui n’avance pas, recule dit-on et c’est malheureusement le cas pour ce vieux parti d’opposition.
    A mon avis,il faut que les ffs se remette en question et fasse son mea-culpa sans complaisance pendant qu’il est encore temps .
    Une évaluation de ses forces serait la bienvenue pour repartir sur des bases sérieuses.

  6. verlan dit :

    « le FFS a été saboté par ses militants » c’est comme l’Algerie qui a eté sabotée par son peuple.Le pouvoir souffre du mepris et de la dictature des citoyens.Il est utile d’appliquer la devise ironique de B.brecht: »le gouvernement est deçu par le peuple.De nouvelles elections seront oraganisées ,le gouvernement choisira librement son peuple »,oui à defaut de changer les dirigeant,on change le peuple.C’est une lumineuse idée qu’il s’agit juste d’approfondir pour la mettre en application.

  7. Ali dit :

    Si l’Algerie est plongee dans une perversion totale aujourd’hui: Ce n’est pas un hasard, c’est du a un corpus de gens venus d’Oujda en 1962 (appartenant soit disant a la famille revolutionnaire.
    Le President a lance une campagne anti-corruption, alors que lui-meme est corrompu, il n’a jamais rembourse ses dettes a la Cour des Compte. En plus, le peuple est bete, et il va voter. Sans hachma, il devient President encore.
    En utilisant son pouvoir du FLN, il a echappe a la justice des cahcahuetes.
    Voila la video et la preuve de la corruption:
    http://www.youtube.com/watch?v=6muOjLC97OE&feature=related

  8. warisem dit :

    le debut du commentaire de amghar azzemni est selon moi des plus perspicaces.En effet,avant de passer à l’ouverture,le FFS aurait du consolider ce qui existe deja comme militants pour eviter les saignées,puis proceder ensuite au renforment ses rangs par l’ouverture aux forces du progrés disposées à mener le meme combat.Dans le cas contraire et avec le climat actuel en son sein, on assiste à l’ouverture pour evacuer les militants de l’interieur,pas pour drainer de la societé.

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