Assassinat de Tounsi: Le colonel Oultache n’aurait peut-être jamais agi de la sorte si…

oultach1.jpgL’acte du colonel Oultache a été dicté par les événements qui l’ont précédé. D’abord, l’enquête ouverte sur la gestion de son service sans qu’il n’en soit informé, et plus grave, une fuite organisée des conclusions de celle-ci n’a fait qu’exacerber la colère d’Oultache contre non seulement son ami de confiance, le défunt, mais aussi contre ses responsables hiérarchiques, le chef de sûreté de wilaya d’Alger «mis au vert depuis quelques jours et remplacé par son adjoint», nous dit-on, et le directeur de l’administration générale.

Oultache, après une forte dispute avec le défunt, et voyant qu’il allait payer, seul, «des malversations avérées constatées dans de nombreux marchés», a pris son arme et tué Ali Tounsi. Il aurait pu allonger la liste de ses victimes, en ciblant les deux autres responsables, si son arme ne s’était pas enrayée. En effet, il avait demandé au secrétaire de Tounsi de les appeler au bureau du défunt, en lui disant que la réunion aura lieu là-bas, et dès qu’ils sont arrivés, il a visé, en premier, le chef de sûreté de wilaya. N’ayant pas pu tirer, il lui a asséné un coup de crosse sur la nuque, avant que le DAG ne le neutralise en usant de son arme.

 

Le colonel Oultache n’aurait peut-être jamais agi de la sorte si les services de la DGSN avaient géré cette affaire en respectant la réglementation interne. Même s’il était considéré comme un « intrus », dont les relations assez proches avec le DGSN ne sont pas toujours les bienvenues, il faisait partie du staff dirigeant de l’institution. Toute enquête contre lui devait être menée dans le respect de son statut. Mais cela n’a jamais été le souci de ceux chargés de cette mission. Créant un profond malaise et un sentiment d’injustice chez les cadres de la police, ces derniers ont attisé la haine chez beaucoup de leurs collègues. Une des raisons principales de la fin tragique du défunt. Une fin dont la responsabilité n’incombe pas uniquement à Oultache, mais à tous ceux qui ont participé au pourrissement au sein d’une des plus importantes institutions de l’Etat. Source El Watan

Titre tiré du texte par El Mouhtarem

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