Le congrès de la LADDH s’est ouvert jeudi à Alger

laddh.gifEl Mouhtarem « Algérie Politique » 

Le 3ème congrès de la LADDH s’est ouvert jeudi à Alger en présence de plusieurs invités nationaux et étrangers. Prévu initialement à la Mutuelle de construction de Zerlada, le congrès s’est tenu à la Maison des syndicats à El Harrach. Et pour cause, les services de la wilaya d’Alger ont opposé un niet catégorique à la demande d’autorisation introduite par les organisateurs en date du 24 février.

Un mois après, c’est-à-dire la veille du rendez-vous, les services de la wilaya d’Alger ont pris attache avec le bureau national de la LADDH (à 20h10 SVP), pour leur demander de se présenter au « guichet » afin de récupérer la réponse de l’administration. Bien que préparés à toute éventualité, les dirigeants de la Ligue étaient « déçus » par le refus des services de Mohamed « Kebir » Abdou de leur octroyer l’autorisation tant attendue. Pourquoi attendre la vielle d’un congrès (20h10!!!) pour répondre à une organisation dans la seule mission est de défendre les droits de l’Homme ? Après la justice de nuit qui avait interdit, en 2004, la tenue du congrès du FLN, c’est au tour de l’administration de nuit d’interdire la tenue d’un congrès de la LADDH. 

L’absence d’une autorisation n’a pas empêché les militants de la LADDH de tenir leurs assises. Jeudi matin à la Maison des syndicats, les invités étaient unanimes à dénoncer cette interdiction par un régime totalitaire qui veut étouffer toute voix discordante. Le représentant de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme a condamné l’attitude « inadmissible » des autorités algériennes. Intervenant au nom de la FIDH, l’hôte de la LADDH  a apporté le soutien de son organisation à la LADDH que préside Mostefa Bouchachi.

Pour sa part, le premier secrétaire du FFS, Karim Tabbou, a, lors de son intervention, apporté le soutien se son parti au combat de la LADDH et dénoncé par la même occasion les tentatives de déstabilisation de l’organisation de défense des droits de l’Homme.

Par ailleurs, le président de la LADDH, Mostefa Bouchachi, a mis l’accent, lors de son intervention, sur les violations des droits de l’Homme en Algérie depuis « l’arrêt du processus démocratique en janvier 1992″. L’orateur a rendu un vibrant hommage aux familles des disparus, en soulignant que sans la vérité sur le sort des victimes, personne ne pourra « tourner la page ».

L’ambassadeur d’Espagne en Algérie, dont le pays préside l’Union européenne, a également pris la parole pour rappeler l’importance que revêtent les droits de l’Homme pour l’UE dans ses relations avec l’Algérie. Un représentant du Réseau euromérdirterane des droits de l’Homme a souhaité plein succès aux travaux du congrès…

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