Archive pour mars, 2010

Samir Larabi journaliste à El Bahdja: « L’ère des khemassine est révolue »

travaille.jpg«La radio El Bahdja, véritable succès story, réalise à elle seule plus de 65% de l’audimat et capte plus de 45% des recettes publicitaires de la Radio nationale. Au cours de l’exercice 2009, ladite chaîne s’est même permis le luxe de reverser au Trésor public plus 54 milliards de centimes, résidus non consommés de la dotation publique » , déclare Samir Larabi, journaliste à El Bahdja et présentateur du journal de 18h à El Watan. Pour lui, «l’argument financier» ne peut aucunement servir de prétexte au maintien du statu quo dommageable aux personnels des rédactions. « L’ère des khemassine (serfs) est révolue. Nous voulons des CDI (contrat à durée indéterminée) en bonne et due forme, pas un statut de la honte comme celui que nous octroie la radio. » Larabi a vu, depuis 2002, année de son entrée à la radio El Bahdja, défiler les vagues de «titularisations». Aucune d’elle ne l’a atteint. Nombreux sont les journalistes comme lui à ne pas avoir la tête de l’emploi.

Grève à la radio: « Une action illégale »

khelladi.jpgLe mouvement de grève initié dimanche par une quarantaine de collaborateurs rémunérés au cachet à Radio Bahdja, a été qualifié d’ »action illégale » par la direction générale de la Radio algérienne qui affirme avoir agi « conformément à la loi » pour rétablir la situation. « Cette action illégale, entamée au mépris de toutes les règles, avait pour objectif de perturber le travail de service public accompli par Radio  Bahdja », indique la DG de la Radio algérienne dans un communiqué.  « Cette situation a conduit la direction de la Radio algérienne à agir, conformément à la loi, pour rétablir le climat et les conditions de travail au sein de cette radio de proximité », souligne la même source.  Pour rappel, Toufik Khelladi, ancien cadre de l’APS et ex-directeur de la communication au niveau de la présidence de la République en 2006, a été installé  le 17 novembre 2008, dans ses fonctions de directeur général de l’ENRS, en remplacement de Azzeddine Mihoubi, nommé secrétaire d’Etat chargé de la communication auprès du Premier ministre.

Grève à la radio: l’UGTA se démarque

radio.jpgLa section syndicale-UGTA (Union générale des travailleurs algériens) de la Radio algérienne s’est démarquée de l’action de  contestation initiée dimanche par des collaborateurs rémunérés au cachet à radio Bahdja. « La section syndicale de la Radio se démarque de l’action de contestation initiée par certains cachetiers de la radio Bahdja, pour non conformité à la  réglementation », note la section syndicale dans un communiqué.

Bouteflika adresse un message à Moubarak

bouteflikamoubarak.jpgLe président Abdelaziz Bouteflika  a adressé un message à son homologue égyptien, Mohamed Hosni Moubarak, suite au succès de l’intervention chirurgicale qu’il a subie. « Ayant appris la nouvelle de l’intervention chirurgicale que vous  avez subie avec succès, je vous souhaite un prompt rétablissement », écrit le président Bouteflika dans son message.  « Tout en vous exprimant ma compassion, je prie Dieu Tout puissant de vous accorder santé et bien-être et de vous préserver contre tout malheur »,  conclut le message.

Aït-Ahmed « Pour une bonne préparation de la Conférence d’évaluation du FFS »

ait.jpg « Nous abordons une étape nouvelle:

-Dans le monde, des transformations sont à l’œuvre, et il est encore trop tôt pour en mesurer l’ampleur et les implications.

-Dans le pays, nous devons desserrer l’étau et nous libérer de l’étreinte d’un pouvoir qui cherche à nous étouffer .

-Dans le parti, nous devons revisiter nos perspectives, nos stratégies et nos modes d’organisation.

La Conférence Nationale d’Evaluation Démocratique et Transparente, telle que prévue par nos statuts, est l’occasion idoine pour faire le point. L’opportunité de trouver les moyens de travailler plus intelligemment, plus lucidement et plus efficacement. Je me propose de vous transmettre un projet d’évaluation à la prochaine session du Conseil national.

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Aït-Ahmed: « Survivre pour survivre n’est pas l’ambition du FFS »

ahmed.jpgLa situation actuelle de notre pays est la résultante de la conjonction de la situation internationale et de la crise interne qui perdure.

La vie publique est en voie d’extinction; les espaces publics se rétrécissent en peau de chagrin; aucune place n’est laissée à une expression libre de la société, encore moins à son organisation. Il n’y a pas d’élections libres, il y a crise de légitimité et de représentation politique et sociale. Ne demeure plus qu’une gangue institutionnelle. La répression et la corruption sont le seul ciment de l’Etat.

Les institutions, la sphère médiatique et l’essentiel des organisations politiques, associatives et syndicales sont dévoyées de leurs missions et responsabilités, réduites à n’être qu’un outil de contrôle et de corruption politique et sociale.

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Aït-Ahmed:  » Pour une véritable Société Civile Internationale »

aitahmed1.jpg« Nous sommes des militants, nous restons fidèles à nos engagements primordiaux. Nous ne devons ni capituler, ni abdiquer. Il n’y a pas de fatalité historique et les issues existent. Nous avons besoin d’évaluer rigoureusement les capacités d’intervention de notre parti, tant au plan national qu’international pour tracer les chemins du changement.

Dans cet esprit, j’aimerai vous faire partager mes questionnements et vous proposer quelques pistes de réflexion.

Dans le contexte actuel de crise mondiale durable et de redéfinition des relations internationales, les initiatives d’appui aux transitions démocratiques restent timorées et ne constituent plus une priorité. Le plus souvent, elles se cantonnent dans des discours et des professions de foi.

La violence et la menace constante du recours à la force réapparaissent comme les composantes fondamentales du nouveau système pan-étatique des relations internationales.

Les puissances en mesure d’influer où d’influencer les régimes autoritaires, observent une attitude floue et donnent une impression de valse hésitation.

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Aït-Ahmed: »Les médiations sociales et politiques sont quasiment impossibles en Algérie »

aitahmed.jpg« Nous faisons face à un pouvoir qui empêche toujours le peuple algérien de s’exprimer librement ; à un pouvoir déterminé à briser toute opposition et tout opposant; un pouvoir qui n’a d’autre alternative que d’aggraver la répression ou de disparaître politiquement.

En dépit de toutes les crises qui se succèdent, se chevauchent et secouent le pouvoir, l’opposition peine à reprendre l’initiative politique.

Autour de nous, les Algériennes et les Algériens vivent dans la précarité morale et sociale. Même les espérances qu’ils avaient placées dans la conscience internationale, comme remparts et garanties de la liberté et de la démocratie sont en train de s’effondrer.

La gestion de hasard menée pendant des décennies a fini par installer la violence au cœur des institutions et des rapports sociaux. Elle bloque toute évolution et toute réforme. Elle nous maintient dans l’archaïsme et compromet sérieusement l’avenir du pays. Seuls ont droit de cité les rapports de force nue.

Aujourd’hui, l’expérimentation sociale, la gestion pacifique de conflits, les médiations sociales et politiques sont quasiment impossibles »

Ouverture lundi du procès de l’affaire de pêche illicite de thon rouge

thon.jpgLe procès de l’affaire de la pêche et du transbordement illicite de 210 tonnes de thon rouge dans les eaux territoriales  algériennes s’ouvre lundi au tribunal correctionnel de Annaba, a rapporté l’APS.  Ajourné sine die le 13 octobre dernier pour complément d’informations,  le procès concerne neuf mis en cause, dont cinq de nationalité turque. Les prévenus sont poursuivis pour « contrebande, pêche non autorisée dans les eaux territoriales algériennes, trafic d’influence et évasion fiscale ».

Les faits de cette affaire remontent à la fin du mois  de juin dernier lorsque les Gardes-côtes avaient arraisonné, à 3 miles au large  de Annaba, un bateau turc de pêche et deux remorqueurs équipés pour la pêche au thon.  L’enquête aussitôt diligentée par les services concernés avait révélé  que les mis en cause pratiquaient la pêche au thon rouge sans autorisation,  forts de la complicité d’un armateur algérien.

Aux membres du conseil syndical de l’ENRS

radio.jpgNous employés du centre Zabana (Radio El Bahdja, radio culture, radio Coran et radio Net), tenons par le présent rapport à vous faire part de notre situation socioprofessionnelle que nous jugeons intenable. Un nombre important des employés des radios qui se trouvent au centre Zabana ont un statut de cachetier, depuis des années. Un statut qui nous empêche de progresser sur le plan professionnel, à l’instar de nos collègues permanents.

Notre statut de cachetier ne nous permet pas non plus de bénéficier des mêmes droits que l’ensemble du personnel de la radio algérienne. A savoir la formation, le congé, les prêts bancaires, l’accès au logement, et en un mot notre statut est des plus précaire. Un statut que nous jugeons non conforme à la législation du travail et au nouveau code régissant les relations de travail au sein des entreprises de presse.

Nous considérons que cette forme d’apartheid et de ségrégation entre les travailleurs et les travailleurs doit être bannie à jamais au sein de notre entreprise. Et ce par la permanisation de l’ensemble des cachetiers.

C’est pour cela que nous vous demandons d’agir auprès de la direction générale de la radio algérienne pour mettre un terme à ce statut précaire.  Alger, le 20 février 2010

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