Algérie: Les familles de disparus malmenées, la constitution bafouée

disparus.jpgMères, pères, épouses et proches de disparus étaient nombreux, ce dimanche 11 avril 2010, devant le Ministère de la justice suite aux déclarations du Président de
la CNCPPDH selon lesquelles l’établissement de la Vérité sur le sort des disparus serait irréalisable. Les familles de disparus, arborant pancartes, photos des disparus et foulards au logo de l’association, ont choisi de manifester leur colère aux portes du Ministère de la justice. 
 
Les policiers et agents en civil, présents en force, ont une nouvelle fois tout tenté pour empêcher avec brutalité les familles de mener leur action.
La Présidente de l’association, Mme Yous Fatima, accompagnée de deux autres membres du Bureau, devait accéder au Ministère pour réitérer une demande d’audience et transmettre le message des familles qui demandent l’ouverture d’enquêtes effectives sur le sort des disparus. Elle a été interceptée à l’entrée du bâtiment par le policier de service et des agents en civils qui lui ont interdit de passer et lui ont ordonné de  déposer les photos et le foulard de l’association, ce qu’elle a refusé.

 Vers 11h30, les agents en civil se sont introduits parmi les manifestants. Ils ont commencé à disperser brutalement la foule, malmenant et bousculant les femmes et les personnes âgées présentes au rassemblement. Les agents étaient si nombreux que les proches de disparus ont dû évacuer les lieux. 

 SOS Disparu(e)s et le Collectif des Familles de Disparus en Algérie (CFDA) dénoncent cette nouvelle atteinte à la liberté de rassemblement pacifique des familles de disparus. De nouveaux rassemblements pour la vérité et la justice seront prochainement organisés. Nos associations appellent au respect de l’article 33 de la Constitution de 1996 qui dispose qu’en Algérie: « La défense individuelle ou associative des droits fondamentaux de l’Homme et des libertés individuelles est garantie »   

 Alger, le 12 avril 2010 

 Yous Fatima,  Présidente, SOS Disparus

Commentaires

  1. Mohand dit :

    Voilà comment nous sommes nous les Algériens, les questions sensibles comme les disparus on n’en parle pas, il n’y a que quelques uns qui osent l’aborder.Pas un commentaire…Pourtant n’est ce pas aussi important de savoir qui est la cause de ton de gachis de vies humaines de tant de personnes tuées pour mille et une causes. On sonne le clairon pour quelques faits touchant aux gens du clan mafieux mais on se la ferme quand cela concerne les citoyens ordinaires. On se dit musulman mais on a tué parfois sans cause de jeunes qui affirment être des islamistes et qui voulaient un Etat Islamiste. Est ce qu’il y a au moins un intellectuel, un dirigeant , un militaire un politique , un savant de la Religion qui dénonce ce fait ? Non personne!
    Que pensent Benachenou et ceux qui sont mandatés sur ce site et ailleurs pour défendre la République des ripoux de la question. C’est simple de s’extaser et de parler d’Amirouche qu’il n’a pu ni connaitre ni approché encore moins savoir ne serait ce qu’un bribe de sa vraie vie et son histoire.
    Et si la famille Amirouche déposait plainte pour diffamation et mensonges historiques que fera t il ? Il va appeler au secours qui , celui qui lui a dit de dire cela ou bien son homologue de la Justice pour l’aider à sortir de l’ornière. Quant on a rien fait d’autre qu’attendre l’indépendance pour se montrer on se tait…
    Je paris qu’il a lui aussi une attestation communale d’ancien moudjahed , comme les autres. C’est leur signe distinctif.
    Il aurait du se taire et profiter de faire ses bagages l’heure de vérité approche! En ce moment la on verra aussi les brebis savantes guidées par un chien de garde rentrer leur tête dans leur corps pour reflechir à leur posture délicatement exposée.
    Mohand

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