Niger: Libération du chauffeur algérien, l’otage français toujours détenu

mali.jpgPar Mame Diarra DIOP – 29/04/2010 /www.journaldumali.com

Les prises d’otages n’en finissent pas dans le désert du Sahara, mettant une fois de plus les autorités maliennes dans l’embarras.

 

Les prises d’otages dans le désert du Sahara n’en finissent pas ! A peine a t-on libéré le couple burkinabé, qu’un français, après Pierre Camatte, vient à nouveau de se faire kidnapper au Nord Niger cette fois.

Vers

C’eut été simple si les ravisseurs avaient limité leur aire au Niger. Manque de pot ou stratégie habituelle, c’est au Nord Mali qu’ils détiennent l’otage français, mettant une fois de plus les autorités Maliennes dans l’embarras. Alors qu’une offensive militaire a été déployée sur le terrain, on apprend aujourd’hui que le chauffeur algérien a été libéré. L’information émane des services algériens de renseignement, et précise qu’Ouaghi Abidine a été retrouvé errant dans le désert en territoire malien, rapporte le quotidien Libération de ce jour.

Le français toujours détenu

Reste le ressortissant français, dénommé Michel Germaneau, simple touriste de prime à bord et âgé de 78 ans. A l’iverses des autres prises d’otage, celle-ci n’a pas été revendiquée par Al Qaeda et l’on ignore la requête des ravisseurs, ni leurs intentions dans cette nouvelle affaire. Il est tout de même curieux d’avoir laissé échapper le chauffeur algérien en plein désert ? Ne représente t-il donc pas une monnaie d’échange comme son compagnon français ? Que cherchent les ravisseurs à travers leur nouvel otage. L’on sait d’ores et déjà que le diplomatie française n’en restera pas là. Le ministère français des Affaires étrangères s’est borné à « rappeler que la discrétion est la garantie de l’efficacité de l’action dans ces affaires ». Les enlèvements d’Occidentaux sont courants dans la vaste zone désertique à cheval entre le Niger, le Mali et l’Algérie, territoire où opère Aqmi. Et pour l’heure, aucune déclaration officielle n’a été émise du côté malien.

 

Ben laden et la nébuleuse Al Qaeda

Alors que les réunions de concertations entre pays de la bande sahélo-saharienne se mettent en place, et qu’une force de 25 000 hommes a été engagée par le Mali, la Mauritanie et le Niger pour lutter contre Al Qaeda, l’urgence est là face à une nébuleuse Al Qaeda, qui ne compte pas en rester là et est implantée dans la zone sahélo-saharienne depuis plus de trois ans. Prise d’otages, libérations, meurtres, quel est le prix de ces soubresauts ? Une source affirme que des jeunes au Nord Mali sont enrôlées dans ces forces terroristes, ou sont complices de certains enlèvements. L’on assiste en tout cas, à des forces, invisibles qui opèrent et font la pluie et le beau temps dans le désert avec la complicité des uns et des autres, parfois des autorités… Cela depuis qu’un certain Ben Laden a érigé le terrorisme en menace suprême !

 

Commentaires

  1. anime dit :

    Et vous croyait vraiment que c’est bin Laden, réveillez vous le terrorisme est la meilleure arme de pression géopolitique!

  2. NARMOTARD dit :

    A propos de l’article de Mame Diarra DIOP, sous le titre: « Niger: Libération du chauffeur algérien, l’otage français toujours détenu. »

    Je pense être d’accord avec la réplique de monsieur amine, si je ne me trompe pas.

    Analysés dans une réflexion politique, ces actes de kidnapping suivis de relaxes sélectives, constituent, me semble-t-il, des signes extérieurs d’une maladie néo-coloniale qui contamine de nombreux États d’Afrique ainsi que leurs partenaires étrangers.
    En effet, si l’on réfléchit profondément sur la finalité d’un tel scénario, on arrive à deviner, au travers de la fallacieuse justification avancée de la recherche de la sécurité globalisée des peuples, sa véritable réalité néo-coloniale. Car elle est portée par la seule globalisation de la politique du tout sécuritaire, au détriment de la volonté politique qui consiste à globaliser et à mondialiser la culture de la démocratie authentique, de l’éthique politique et de la juste équité des droits entre les citoyens des peuples du monde entier.
    Cette approche analytique repose, à mon humble avis, sur l’unité de lieu, de temps, d’acteurs et d’action, détaillée comme suit:

    1°L’unité de lieu.
    Le scénario se déroule dans des zones désertiques appartenant à des pays sous-développés, mais qui disposent d’une situation géostratégique et de richesses minérales particulièrement enviées et recherchées par les grands pays industrialisés qui dominent, grâce à leur technologie scientifique avancée.

    2°- L’unité de temps.
    Dès leur accession à l’indépendance, nos pays, pauvres en compétences scientifiques et industrielles autochtones, mais riches en matières premières naturelles non renouvelables, se sont retrouvés sans couverture sécuritaire efficace. Cette dernière était assurée jusque là par le monopole des forces de dissuasion de l’État colonisateur.
    Désormais, cette sécurité sera prise en charge, à la fois, par les régimes prédateurs mis à la tête des États nouvellement indépendants, et par les partenaires étrangers entreprenants mais envahissants car très intéressés à plus d’un titre. Cette prise en charge se fait, évidemment, sous le couvert de l’alibi commode de la lutte anti-terroriste,ou bien de celui de la traque des fléaux sociaux liés à la drogue, à la contrebande, au crime organisé par les autres, etc.

    3°- L’unité d’acteurs.
    La politique du tout sécuritaire, évoquée plus haut, mobilise, évidemment, les services politiques formels pour la vitrine, et les informels surtout, ou services secrets, nationaux et internationaux, dans un rapport de force toujours en défaveur des peuples autochtones.
    Ces derniers assistent impuissants à la dilapidation des richesses publiques tout en survivant dans la misère et la précarité durant des décennies entières.
    Depuis l’attaque criminelle des tours de New York le 11.09.2001,et l’invention d’El Qaeda de Ben Laden qui se trouverait, non pas en Afghanistan ou en Irak, comme le prétendent les Américains, mais à Washington même, selon l’annonce à l’ONU du président iranien Ahmedindjad.
    En connivence avec les services informels, les services politiques formels multinationaux s’organisent, recrutent des chefs de guerre et des jeunes désespérés pour occuper le terrain en y installant des troubles tout en déclarant les combattre.
    Ils jouent ainsi leur rôle de pompiers-pyromanes afin de réaliser leurs objectifs juteux, en appliquant la loi du plus fort, tout en se voilant la face devant l’injuste violation de la souveraineté des peuples grâce à l’agression durable.

  3. deguisement dit :

    c’est étrange que cette bande de charcutiers moyen-ageux puissent dicter quoi faire à notre vielle démocratie….. Si c’est fait pour énerver, c’est réussi. Je ne sais trop quoi penser, une chose est sûre : Plus les médias relatent les faits, plus ils donnent de pouvoir et de portée à la logorrhée verbale de ces malades. Je suis d’accord quand les spécialistes du renseignement prône le plus grand secret quand au déroulement des opérations.

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