Boumédienne a rendu l’Algérie malade, dit l’autre

boumediennehouari12.jpgNarmotard pour « Algérie Politique »

Effectivement dis-je, en ajoutant que dans cette infestation, il a été encouragé par toutes celles et tous ceux qui, sans y renoncer ou démissionner à ce jour, continuent de profiter de son régime biaisé politiquement, juridiquement, économiquement, culturellement et socialement. Ce régime s’est basé fallacieusement sur l’inaugurale corruption officielle sélective incarnée par la honteuse “Attestation communale”. C’est pourquoi ces profiteurs-là ont ainsi admis et adopté le comportement de non-assistance à peuple algérien en danger. Rares sont celles et ceux qui, à l’instar du véritable révolutionnaire Hocine AÏT-AHMED, se sont opposés sincèrement au régime liberticide, contre-révolutionnaire, anti national et antidémocratique du Bureau politique du parti unique dit du FLN, de Ben Bella, Boumédiene, Bentobbal, Boussouf, Kafi et de nombreux autres.

 

Boumediene El houari répétait souvent: “Nekhlaq âbd jadid” c’est-à-dire “je vais créer un homme nouveau”, sur un ton inqualifiable et dans l’espoir que la génération ainsi “clonée” serait à son image. Elle le sera malheureusement ! Si Boumediene avait lamentablement échoué dans ses trois révolutions, culturelle, industrielle et agricole, dont il espérait tirer un titre qui lui manquait de “véritable révolutionnaire”, ses “créatures” ne feront pas mieux.

 

Comme lui, elles gaspilleront les richesses humaines, matérielles et immatérielles du peuple algérien. Elles renverseront l’échelle des valeurs, imposeront leurs diktats, exigeront que la langue arabe soit l’unique langue nationale et officielle, à l’instar du parti unique durant une certaine période, méprisant et violant stupidement, méchamment et gratuitement, la sensibilité légitime nationaliste des Algériens amzighophones ou berbèrophones qui ont tant payé pour la libération nationale de la patrie, l’Algérie incontestablement de nos ancêtres les Amazighs.

 

Ces “créatures”, célèbres pour leur indigence culturelle mémorable et leur incompétence politique révoltante, vont réussir à souiller le militantisme, le nationalisme, la religion, les valeurs universelles et tout ce qu’elles abordent, et à pousser l’Algérie du devant de la classe vers le fond, sur le banc des cancres des nations. Elles réussiront également à pousser l’Algérien vers l’exil volontaire, le suicide, la harga ou la sécession, ou vers la résignation des morts-vivants. Pire encore, elles ont réussi à plomber les mentalités dans le style innocent et obscurantiste de “géblia” et consors, pour aboutir à l’horrifiante “tragédie nationale” dont la loi insensée et à l’intitulé pompeux de “loi sur la paix et la réconciliation nationale”. Laquelle loi ordonnance, se permet injustement d’interdire légalement à la victime le droit légitime et naturel de saisir la justice et de demander la vérité et réparation auprès de ses bourreaux et agresseurs. Ces “créatures de Boumédiene ont réussi, d’autre part, à contrer aussi le droit international et à chercher des “amitiés” étrangères, afin de consolider l’impunité et l’auto amnistie des coupables de la RADP, par la compromission.

 

En conclusion, Boumediene et ses “créatures” ont continué dans leur lancée, par le changement dans la continuité clanique, et la diversification des stratégies mais dans ce même esprit rétrograde, à ce jour. Ils continuent de priver l’Algérienne et l’Algérien de s’autodéterminer librement et sans risque de falsification légalisée de son choix. Ils continuent de surnager comme l’huile sur l’eau, en tuteurs totalitaires et inamovibles malgré leurs échecs patents. Ils continuent encore de dominer leur peuple par la violence et l’impunité, en lui fermant la porte d’accès à l’exercice de la culture démocratique, de l’éthique politique et du progrès de l’humanité.
Mais , il ne faut pas oublier que tout à une fin!
Je termine en paraphrasant Hocine AÏT AHMED, un des rares patriotes lucides, honnêtes et crédibles, en disant: “Inna el moustâamiriina, wa in anâlou, kouloubahoum ka el hidjarti, lâ tarikou” et “ayen thebghidh thighzifedh a yidh, ayen thebghidh tilidh, azekka adili thafath”.

Commentaires

  1. Ammisaid dit :

    Merci, Mr NARMOTARD, pour cette contribution claire, juste et vraie.
    Notre ennemi est connu et dévoilé dans toute sa laideur et dans son objectif. Créer un autre Algérien: ignorant, soumis, violent, intolérant et misérable dans ce qu’il est, dans ce qu’il fait, dans ce qu’il dit et même dans ses intentions.
    Créer une autre Algérie avec comme dirigeants les traîtres durant la guerre et les criminels et les voleurs d’hier et d’aujourd’hui et avec un peuple divisé qu’ils pourront utiliser pour s’entre-tuer quand leurs intérêts seront menacer et qu’ils vont humilier quand il est épuisé, tourmenté ou terrorisé.
    Ils sont sur le point de réussir là où des envahisseurs et des colonisateurs puissants avaient tous échouer.
    Ils ont, presque, réussi à détruire le ciment de notre unité: la liberté, la dignité, la fraternité et nos valeurs ancestrales que toutes les générations passées avaient refusé de laisser, de céder et lâcher car, ils savaient que l’Algérie, sans eux ne pourra plus exister et ne pourra plus se relever si elle est allongée.
    Ils marchent sur nos dos pliés et ils sont surs que personne ne pourra les faire descendre pour ramper. Car, en réalité, ils font partis de cette race d’hommes qui rampent des vers de terre quand ils se sentent en danger et qui marchent comme des lions quand ils se sentent en sécurité.
    Que seront-ils s’ils ne sont pas protégés, conseillés et portés par les fils et filles de l’Algérie.
    Ils ont peur de la mort, de la faim et de la soif comme a peur un bébé dans son berceau car il sait que sans sa mère et son père, il ne pourra pas survire dans ce monde sans pitié?
    Ces les enfants de l’Algérie et ses richesses qui les ont rendu aussi puissants, aussi nobles et aussi aisés qu’ils le sont depuis qu’ils avaient usurpé l’indépendance de notre pays.
    Seuls, ils ne peuvent pas rester sur le trône plus d’une journée.
    Ce sont des peureux, des lâches et des traîtres qui nous gouvernent avec autant de brutalité et autant de dureté.
    Ce sont nos divisions qui les encouragent et qui leur offre les occasions pour nous massacrer, nous assassiner, nous torturer et nous asservir en toute impunité.
    Seule notre unité retrouvée sera capable de nous débarrasser de ces tyrans castrés et déshumanisés.
    Seule notre unité sera capable de les descendre du trône sur lequel ils sont assis et de les sortir du terrier où ils sont cachés et ensuite de les juger de tous les crimes nombreux et diverses qu’ils ont commis sur un peuple qui leur avait offert toutes les occasions pour se repentir et changer.
    Laissez les mentir, ils ne savent pas dire la vérité.
    Laissez les voler, ils ne peuvent pas avec leurs cerveaux et leurs mains gagner, honnêtement, de quoi vivre dans la dignité.
    Laissez les falsifier l’histoire dans laquelle il n’y a aucune ligne qui pourra conter leur participation à une guerre qu’ils avaient cru à l’avance perdu.
    Laissez les s’enrichir et surtout enrichir leur vrai mère patrie, celle qui les avait armé pour nous violenter et nous réprimer.
    Laissez les boire du whisky qui leur donne l’illusion d’être des héros que le peuple n’arrête de louer et de glorifier.
    Laissez les quand la révolte du peuple va sonner, ils ne trouveront pas un petit trou par lequel ils pourront s’échapper.
    L’Algérie appartient à ceux qui l’avaient libéré, sa prison sera pour ceux qui l’avaient trahi et la dignité reviendra à ce peuple qui a tant et tant patienté.
    Fraternellement

  2. Belaid Ait M. dit :

    C’est avec un immense palisir que je savoure tes ecrits qui nous vont droit au coeur .
    Merci mon frère Narmotard .

  3. libre arbitre dit :

    au moins pendant la periode Boumedienne on savait ou etaient depensees les recettes du Petrole richesse nationale il me semblait n est ce pas et si boumedienne n avait pas impose le socialisme des opportunistes comme ceux d aujourd’hui hui auraient accapare toutes les recettes de l état et aucun de nous fils de fellah n aurait bénéficié d instruction etc;;;; laissez les morts tranquilles et parlez avenir nos enfants veulent vivre et jouir de leur pays et que ceux qui critiquent de loin nous laissent tranquilles ;;;;

  4. zerdax dit :

    par decence arretons de critiquer les morts et leur mettre tout sur le dos ! boumediene est mort fin 1978 !!! et nous sommes fin 2010 !!!

  5. justice&verite dit :

    La periode (3 revolutions catastrophes) BOUM-edienne etait tout mais contre l’amour, la liberté et la justice sociale, en un mot contre la democratie.

    Les couples sont pourchassés par des flics, les chefs de dairas etaient des dieux, ils autorisent par selection les futurs laureats de la fameuse copie de voyager á l’etranger, Boutef avait ouvert un compte noir au MAE dans une banque en suisse oú les bourses des etudiants algeriens á l’etranger transitées pendant plus d’une semaine pour feconder des interets faramineuses á Bouhef,…etc;

    BOUM-edienne etait une concep-/inven-tion des moukhabarates Nacer et dst Degaulle avec son bras droit Bouteflika le fils adorable de Degaulle et les francs macons.

    Souvenz-vous du fameux voyage de Boutef en france protegé par la dst á la prison de santé oú etait detenu les chefs historiques?

    Une visite de prospection pour choisir le futur president de l’algerie independante en 1962.

    C’etait justement la vraie mission de Boutef et l’aboutissement du complot contre la revolution algerienne ce fameux numero de telephone livré á BenBella pour qu’il soit le futur president de l’algerie en 1962.

    Les criteres etaient simples (anti congrés de la Soummam) cad:
    1. la suprematie du civil sur le militaire, etait la replique d’AIt-Ahmed;
    2. le civil et le militaire ensemble, dixit Boudiaf;
    3. le militaire sur le civil, le choix de Benbella.
    Et justement cette derniere que Boutef avait choisi et avait glissé le fameux numero de telephone á BenBella… la suite de l’histoire nous sommes entrain de la « vivre » … mortellement sous l’ere Boutef en 2010!

    BOUM-edienne avec les chefs d’Oujda et de Ghardimaou EMG sous la protection de la france OFF-icielle et l’egypte de Nacer avaient tout concocté/planifié ce hold-up contre l’algerie et son GPRA et Boutef etait l’artisan principal pour cette mission.

    EMG=etat major general composé du boss BOUM-edienne et des DAFISTES (venus d’Oujda et de Tunisie) en Tunisie pour eliminer les vrais moudjahidines á l’interieur de l’algerie.

    Aux vrais historiens, etudiants et chercheurs, faites votre boulot serieusement… il y’a tout!

    La revolution algerienne est completement detournée, volée et violée ET IL EST TEMPS DE REMEDIER, REFAIRE UN 1954-62.

    Au bon entendeur.

  6. Anonyme dit :

    je m’etonne pourquoi vous etes entrain de parler du passer?
    pourquoi vous parler des mort en cassant du sucre sur leurs dos? méme si dans certaine prtie de vos ecrit vous dites la verité, mais il y’en as d’autres qui pretent a confusion!!!! dans quel inters deformer vous certaine situations en les sortant de leurs contecte et donc en les denaturant?????
    d’autre part, si vous pretender servir les interees de l’algerie avec se pseod patriotisme, a l’international socialiste, pourquoi ne faites vous pas de suggestions pratique, a la, porter de tout un chacun.

    c’est avec de petite pierre qu’ont construit les grands edifices, car vos grand mots resonnent dans ma téte commes de gros mots.
    je m’excuse pour ma liberté de ton, mais je ne fais que debatre en usant de mon droit de libérté d’expression, et ce n’es ps paarsque je ne suis pas d’accord avec vous que je suis contre vous, mais bien au contraire.
    fraternellement un algerien moin que vous.

  7. Tikouke dit :

    Extrait du texte :
    Djamed El-Dine Habibi : 1 million et 1/2 de martyrs est un mensonge que l’on paye cher
    Bouteflika et Boumediene, affirme Mr Habibi, n’ont rien apporté à la révolution comparativement aux combattants que le peuple connait.
    L’ex sénateur et moudjahid Djamal El-Dine Habibi était l’invité du journal hebdomadaire El Khabar Hebdo du 28 août 2009. Le débat est on ne peut plus passionnant. Difficile d’en lire le compte rendu des journalistes sans éprouver le besoin lancinant de partager les « vérités » du combattant. Du reste, devant le déluge de l’erreur qui charrie les sincères gens et en efface toute velléité digne des hommes d’honneur, l’on ne peut que saluer le courage du bonhomme, car il ne mâche pas ses mots, parle cru, creuse dans les tempêtes, pour reprendre le propos de Amine Zaoui sur Adonis.
    En ces temps de disette où l’on conjugue le pesant de poudre des hommes en « avoir », en ces temps où personne ne daigne labourer ses jachères, l’on ne peut qu’encourager et saluer toute fluette flamme de vérité susceptible d’éventrer la nuit et d’en ébruiter le crime échafaudé à la barbe de la dignité des hommes et à la barbe de toute humanité. Nos intellectuels en ripaille, s’ébattant dans les alcôves du sérail à se dénoyauter tel le fruit de leurs âmes, ces poltrons qui jadis tendaient la sébile, n’ont plus l’envie de dire, de dénoncer, de revendiquer. N’est-ce pas qu’un peuple meurt lorsqu’il arrête de rêver et donc de revendiquer, d’aspirer à davantage de droits, d’apprendre de ses erreurs et d’accrocher à son futur de grands idéaux subséquemment. Djamal El-Dine Habibi crache le feu. Dit-il vrai ou faux ? Est-il à la hauteur de ce qu’il énonce ? Les questions sont à chercher ailleurs. Que l’on soit d’accord avec ses dires ou pas, le combattant aura eu néanmoins le mérite d’avoir dit… l’inédit ; il aura eu le mérite d’être sorti des sentiers battus. Du reste, c’est d’ores et déjà à méditer.
    L’attaque du Maroc en 1963 : une pure invention de Ben Bella :
    Djamal El-Dine Habibi ne va pas par trente six chemins : « Ceux qui ont pris le train de la révolution aux derniers moments sont ceux qui aujourd’hui se targuent d’avoir libéré le pays ; ils gouvernent, règnent en maîtres incontestables, s’approprient tous les droits d’aînesse ». Le combattant déclare pas ailleurs que l’attaque du Maroc en 1963 n’a jamais eu lieu et que l’histoire est un pur mensonge adossé à l’histoire du pays : « Le conflit était à son apogée entre la wilaya 4 et la wilaya 5. La Kabylie sous les ordres du colonel Oulhadj. Il fallait un subterfuge et Ben Bella savait que le colonel Oulhadj était féru de patriotisme et d’amour pour la patrie. Il n’accepterait jamais, aussi soient divergentes ses opinions sur la manière de gouverner, que l’on attaque l’Algérie. En 1963 Ait Ahmed lui-même était armé et habillé en militaire. Et à l’occasion, j’ai envie de dire qu’Ait Ahmed est le dernier rempart du nationalisme. Jamais il n’aurait accepté que l’on attaque son pays, car si y en avait une attaque il aurait été le premier à rejoindre les frontières pour défendre sa patrie. Dans nos frontières avec le Maroc pour répondre, nous avions 6000 soldats postés et prêts à réagir à tout moment. Le Maroc n’avait ni l’ambition de s’élargir, ni n’en avait les moyens. D’ailleurs nous ne suscitions pas les envies au point que l’on dit. C’était simple, Ben Bella pour tuer dans l’œuf les aspirations et les dissensions sur le pouvoir alors très contesté, d’autant plus que le GPRA avait réalisé les objectifs qu’il avait tracés ». Plus loin le bonhomme quelque peu encoléré lâche le leste à sa langue : « Je le dis et je le répète, l’Algérie est condamnée à ne jamais quitter son arrêt ; elle en est ligotée. Et si il ne soufflait pas un nouveau souffle révolutionnaire, le train de l’histoire transportant notre pays demeurera à tout jamais à l’attente du signe de départ qui ne viendra jamais bien évidemment. Nous sommes entrain de vivre une autre saison du film de la colonisation française. Ils parlent de l’université, de l’éducation, de tout comme d’une maison privée. Cela veut tout bonnement dire que les portes de la réussite sont fermées pour les enfants d’ouvriers et de fellahs. La privatisation telle qu’elle est conçue en hauts lieux n’est que pour entériner la domination du déjà dominant et le retour du colonialisme. Moi je dis, arrêtons le féodalisme, car ces mercenaires se sont accaparés de tout et en ont tout vendu sans qu’ils supervisent le propriétaire de ces biens : le peuple. Où va ce pays ? La révolution algérienne a été minée de l’intérieur grâce à des gens qui lui sont étrangers et qui gouvernent maintenant. Il y a deux sortes de victimes, celles assassinées par la France et celles assassinées par le clan de Oujda et de Gardimaou (frontière Tunisie) ».
    Les un million et un demi million de martyrs : un mensonge que l’on paye très cher :
    L’invité du « débat » revient encore à la charge. À croire que le mensonge le fait baver. Cette fois il pousse trop loin ; il emprunte, dirait-on, un sentier abrupt et sinueux : « L’holocauste qui est un crime des plus odieux que l’homme ait commis sur terre, ose Djamal El-Dine Habibi, a, nonobstant la douleur que cause le souvenir à la mémoire, profité dans une certaine mesure aux juifs. D’ailleurs, ils en ont exagéré les faits et les chiffres. Mais ça a été un moteur indéniable dans la constitution d’un grand état des plus nucléarisés ; une démocratie et puissance qui a son mot à dire dans la planète ; bref, ils sont des gens qui sachent bénéficier de leur mémoire et qui sachent y investir leur futur. L’allemand jusqu’à aujourd’hui dépense, au profit des juifs, de faramineuses sommes sur son passé nazi. Cependant, l’Algérie a avancé le mensonge de 1 million et demi million de martyrs et ils y ont perdu des milliards et des milliards ».
    Un journaliste interroge le sénateur sur la dernière polémique provoquée par Nourredine Ait Hamouda, deputé du RCD, lorsqu’il a défié les autorités à produire des preuves tangibles sur la véracité des 1 et demi million de martyrs, Djamal El-Dine Habibi repond : « Ait Hamouda a évoqué le problème d’un point de vue politique et récemment. Moi, j’avais évoqué le problème bien avant ça. On m’avait répondu qu’on ne pouvait toucher à pareil sujet et qu’on ne pouvait aucunement réviser le chiffre, car il est trop tard, et cette politique de ne pas pouvoir se pencher sur son passé cause bien des tracas sur les statistiques : on ne peut par exemple destituer les milliers de faux moudjahiddines de leur statuts de combattants libérateurs. Il y a un peu plus de 600.000 faux moudjahidines. Dans une rencontre avec l’ex ministre des moudjahidines, Mr Mahmoud Guenz a tenu sa tête entre ses mains et m’a dit « J’ai un harki (un traître) dans mon ministère ». Selon l’ex sénateur, à la veille de l’indépendance, 111000 personnes qui faisaient partie des unités françaises avaient rejoint « Le rocher noir » à Boumerdès pour rejoindre soi-disant le maquis avec les combattants de libération ; ils sont tous aujourd’hui des moudjahiddines : « Tout le monde, assène-t-il, connaît le harki et le moudjahid, mais qui osera accuser ces gens ». Et plus loin, il enchaîne : « Je présidais une commission chargée de reconnaître les vrais moudjahiddines des faux. J’avais un dossier sur un bonhomme que tout le monde disait être un harki. J’ai alors contacté la gendarmerie nationale de Mostaganem ainsi que sa police. Bref, une petite enquête était suffisante pour savoir que le bonhomme était un harki. Il est aujourd’hui non seulement déclaré moudjahid mais il est un cadre de la révolution et il jouit de tous les privilèges ».
    Krim Belkacem n’a pas participé à l’assassinat de Abane Ramdane :
    Fait inédit dans l’histoire entourant les héros de la révolution algérienne : Krim n’a jamais cautionné l’assassinat de Abane Ramdane, le cerveau de la révolution. Djamel El-Dine Habibi le renie en tout cas catégoriquement. Selon lui Krim Belkacem n’était pas à Oujda, lieu où a été assassiné Abane. La version habituelle que l’on connaît est que Krim avait accompagné Abane dans la prairie où allait-on exécuter le père de l’Algérie républicaine. Deux sbires de Abdelhafith Boussouf allaient se charger de l’ignoble besogne : « J’ai eu l’honneur de le rencontrer( c’est-à-dire Krim Belkacem) en 1961. Un homme amoureux de son pays et qui n’avait rien d’un criminel. Un vaillant homme qui avait rejoint le maquis en 1947 déjà. Krim n’était pas à Oujda le jour de la mort de Abane ».
    La France n’a pas assassiné les colonels Amirouche et Si El Houas :
    Le sénateur va à l’encontre de ce qu’a rapporté Hemou Amirouche, le secrétaire spécial du colonel Amirouche, dans son livre : « Akfadou…Une année avec le colonel Amirouche » où l’auteur dit que les colonels Amirouche et Si El Houas avaient été assassinés un jour de ramadan durant un violent accrochage qui avait opposé une quarantaine de moudjahiddines avec 2000 soldats français dans la montagne de Tamer. L’auteur du livre ne cache pas toutefois ses soupçons quant à la possible implication ou complicité de gens membres au sein du gouvernement provisoire sur la base que le code secret des communications avait été découvert par la France voila un temps alors que le colonel Amirouche n’en a pas été informé par le gouvernement provisoire qui était alors placé en Tunisie. Le sénateur va plus loin, car il ne reconnaît même pas qu’Amirouche ait eu un secrétaire mais bel et bien une secrétaire : « Amirouche n’avait pas un secrétaire mais une secrétaire qui était professeure de dessin au lycée Omar Racim. Vous pouvez le vérifier de vous-même ».
    Au sujet de la liquidation physique de moudjahiddines par d’autres moudjahiddines durant la révolution, Mr Habibi ne trouve pas d’autre qualificatif : « Q’est-ce que signifie tuer un révolutionnaire ? C’est quoi le sens de l’assassinat d’un officier de l’ALN ? C’est tout simplement du terrorisme. Au nom d’intérêts partisans de grands hommes avaient été assassinés ». D’ailleurs, dit-il : « Les autorités algériennes réellement n’ont aucune envie de récupérer les archives concernant l’époque coloniale, surtout la période de 1954 à 1962. Bien des responsables et de hauts cadres aujourd’hui gouvernant les destinées du pays se retrouveraient en prison si la France restituait les archives… ».
    « Oui, Amirouche et Si El Houas ne sont pas tombés dans les champs d’honneur dans les montagnes de Boussaâda. Ils ont été liquidés par les soi-disant guides de la révolution qui étaient à Ouajda et Gradimoue en Tunisie ». Amirouche et Si El Houas, explique le sénateur, étaient deux grands héros de la nation dont il fallait que les comploteurs pour le pays de demain se débarrassent. En 1982, continue le sénateur, alors qu’il se trouvait avec le colonel Oumrane dans le cimetière d’El Alia, Kasdi Mebah qui était ministre de l’industrie lance, railleur, au colonel Oumrane : « Viens, espèce de harki ! ». C’est alors que le colonel rétorque : « Pourquoi vous séquestrez toujours les cadavres de Amirouche et Si El Houas dans les locaux d’une gendarmerie. Pourquoi avez-vous peu d’eux même morts ? ».
    Boumediene et Bouteflika : Du prestige à gogo mais le travail… zéro
    Selon le Djamel El-Dine Habibi, l’Algérie traverse la pire période de son histoire après l’indépendance. Sa crise cependant est strictement politique. Les gens la gouvernant n’ont rien à cirer des intérêts du peuple et de la patrie. La politique de Boumediene était une politique de « prestige » qui ne se préoccupait guère des problèmes intérieurs alors que le pays avait besoin impérieusement d’une politique d’édification et de projets pour la société. Au départ était Ben Bella, un bonhomme sans scrupules qui a fait de l’Algérie une victime jetéeen pâture à des idées surannées. Boumediene, revient à la charge le sénateur, n’avait cure d’une Algérie qui soit forte, prospère et sereine. Il a préféré une Algérie médiatiquement « internationalisée » au détriment de son économie, de ses institutions, de sa politique. Aussi, a-t-il gaspillé des milliards et des milliards de dollars en festivals internationaux. Bref, c’était de quoi élever la qualité de vie du peuple vers les cimes. Cela a engendré la crise que l’on vit. Qu’a-t-on moissonner des congrès internationaux ? Qu’a-t-on eu du fait qu’il ait discouru en langue arabe à l’ONU ?
    Le sénateur n’en démord pas, il critique jusqu’à la politique de soutien aveugle pour la cause palestinienne au détriment du peuple algérien : « On a dépensé des milliards de dollars pour faire entrer Yasser Arafat dans les enceintes de l’ONU. On a dépensé l’argent du peuple sur l’Afrique… Et tout cela rien que pour entendre les ovations de pays lointains… ».
    Quant à Bouteflika, selon le sénateur, à l’instar de Zeroual son prédécesseur, il a accentué le régionalisme au sein de l’état. Toutefois, il n’omet pas de souligner un détail : « J’ai eu une discussion avec Zeroual à l’époque sur ce sujet, je lui ai dit : l’Algérie est la mère de tous, n’est-ce pas ? Oui, m’a-t-il répondu. J’ai dit : je vois 20 ministres originaires d’une même tribu à Batna. Alors, il m’a tenu ces propos : Ils sont d’une même tente même mais ils sont tous liés pas l’amour du travail bien fait. Il avait raison. En ces temps, on avait peu de ministres et il n’y avait pas les scandales et crimes financiers que l’on connaît à l’ère de Bouteflika. Désormais, à l’ère des miracles de Bouteflika, même l’eau est distribuée en denrées rares pour s’acheter des allégeances comme on le faisait pour les produits alimentaires durant la deuxième guerre mondiale. L’Algérie est un immense champ de voyoutisme, une île de mercenaires… comment a fait l’ex président du parlement, Mr Amar Saadani, pour dérober 3000 milliards. Il n’y a pas de pays qui soit civilisé où l’on vole de cette façon. Tout cela est voulu afin que continue le clan de Oujda à dominer. On ne sait même pas combien d’argent quitte le pays, ni combien y entre. Comme si on n’avait ni douanes, ni police, ni conseil des comptes, ni gouvernement, etc. Pendant le règne de Chadli l’argent était destiné pour se procurer des frigidaires, des bananes et des fromages… Et maintenant ? Tout est privatisé, tout est vendu ».
    Boumediene et Ben Bella sont les responsables de l’assassinat du colonel Chaabani :
    Le sénateur relate le colonel Chaabani avec des mots forts élogieux. Il se rappelle qu’en 1964, il était à la ville de Lille en France lorsque il a vu un jeune entraîneur d’un groupe de jeunes filles qui portait le journal « La voix du nord ». Il lui demande s’il pouvait feuilleter le journal. C’est alors qu’il tombe sur la nouvelle de l’assassinat du colonel Chaabani : « Il avait été liquidé parce qu’il était fidèle à une certaine idée de l’Algérie, fidèle à ses principes, fidèle à la révolution. Il n’était pas permis qu’on le laisse vivant. Il fallait qu’il rejoigne les colonels Amirouche et Si El Houas. Et pour les gens qui disaient qu’ils ne voulaient pas qu’il meure, je leur dis que vous avez souhaité sa mort et vous l’avez liquidé… Il avait été liquidé par Boumediene et Ben Bella ».
    Bouteflika, Boumediene et la révolution :
    Bouteflika et Boumediene, affirme Mr Habibi, n’ont rien apporté à la révolution comparativement aux combattants que le peuple connait. Le sénateur relate une petite histoire où Bouteflika en 1957 prenait des photos en compagnie de journalistes. L’histoire se répète deux mois après avec Boumediene. Mr Habibi commente l’histoire en disant que beaucoup de gens qui n’avaient aucun lien avec la révolution se faisaient prendre en photos en compagnies des combattants de renom afin qu’on les dise faisant partie de la même trempe. La quasi-majorité de ces gens étaient à mille et un lieux de l’aspiration libératrice du peuple algérien. D’ailleurs, ces gens qui se prenaient comme cela en photos avaient d’autres dessins pour l’avenir, ils n’avaient cure de la révolution, « l’histoire n’est pas aveugle », rajoute le sénateur.
    Par ailleurs, Mr Habibi, à l’évocation de la véracité ou pas du rôle de Boumediene dans le passage des armes aux frontières du Maroc, se gausse du rôle que ce dernier aurait soi-disant joué. Selon lui, Boumediene n’a pas joué un rôle important dans le premier bateau transportant des armes du Maroc vers l’Algérie. Cette opération était effectuée grâce à son compagnon de l’époque, alias Si Mourad, le bonhomme que l’on surnomma Si Youcef un peu plus tard pour devenir ensuite, pour des raisons strictement stratégiques, Lehbib Zone. C’est lui qui a transporté les armes jusque dans le bateau. Boumediene ne faisait que superviser de loin. Oui, c’est grâce à monsieur Helfaoui Mohamed Essaleh de son vrai nom. Il est de à Azzaba à la wilaya de Skikda. Lui, il a préféré rejoindre la révolution à l’intérieur du pays. Mais il a été rappelé par le groupe de Oujda pour qu’il soit exécuté afin que l’on efface sa trace de l’histoire et que l’on raccommode au Raȉs l’histoire qui « sied » à un président. D’ailleurs le Moudjahid en question avait été restitué en 1999 pour qu’on lui reconnaisse enfin son énorme service rendu à la nation.
    Il y a encore tant d’autres sujets qu’a évoqués l’ex sénateur ; des sujets tous aussi sensibles vis-à-vis de cette autre histoire que l’on plante comme des certitudes inébranlables dans la compréhension de nos gamins. Une question s’impose de source : il y a combien de vérité en terme quantifiable dans notre histoire ? Une question qui se pose, au risque de me répéter, d’elle-même lorsque on sait que les historiens, les vrais, (pas les Aboulkacem Saadallah et toute la panoplie, ces pseudo-historiens qui manquent juste qu’il nous disent qu’Ibn Badis est le père du nationalisme algérien ou le concepteur de la plateforme de la Soummam) sont interdits d’expression ou d’écriture carrément, quand on sait que le pays a été gouverné depuis l’indépendance pas ses ennemis ; les ennemis du peuple, de la révolution, etc. Décidément, il n’est pas aisé de se frayer un chemin de juste au milieu de cette brousse de mensonges.
    Cet article a été tiré et resumé du debat sur El Khabar Hebdo

  8. B. Amar dit :

    « Décidément, il n’est pas aisé de se frayer un chemin de juste au milieu de cette brousse de mensonges ». Par cette conclusion, l’auteur de ce commentaire fleuve, dévoile son talent d’historien avisé.En suivant le chemin du mensonge, il ne s’est arrêté d’écrire que lorsqu’il est resté en panne d’idées. Dommage qu’un aussi long commentaire bute sur le mot « mensenge »

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