Ahmed Fattani atteint de la maladie d’Alzheimer ?

alge3.gifLe 22 octobre 2003, Ahmed Fattani, directeur de l’Expression, écrit un article intitulé « Quand Khalifa parlera, l’Algérie tremblera ».  Dans son article, Fattani accuse le président Bouteflika d’être le complice  de Abdelmoumene Khalifa. (…) Je publie un extrait de l’article. 

« Moumen Khalifa n’y est pas allé avec le dos de la cuillère dans son premier communiqué. Ses accusations contre le président Bouteflika, même si elles sont dures, ne peuvent pas être uniquement le concentré d’une haine recuite qu’il voue au premier magistrat du pays parce qu’il ne lui avait pas tendu une main secourable. C’est une dénonciation. Un coup de semonce à l’endroit du Président et de tous ceux qui l’ont «flingué» après s’être goulûment rassasiés de sa soupe. C’est un homme blessé, humilié qui vient seulement, pour l’instant, d’éternuer. L’observateur averti est convaincu qu’avec toutes ses casseroles au feu, les jours de Bouteflika à la présidence sont désormais comptés. Et ce n’est pas à la victime de s’encombrer de scrupules à l’heure où les dés sont jetés. Moumen Khalifa, qui vit en exilé en Grande-Bretagne, a enfin appris à ses dépens que Bouteflika, dans son sultanat d’Alger, n’est pas la reine d’Angleterre, et c’est pour cela que certainement «demain est une puissance cachée». Le grand casino de la vie n’a pas fini de nous livrer son lot de surprises.

Le 5 mai 2010, Ahmed Fattani, toujours directeur de l’Expression écrit tout autre chose. Oui, est-on tenté de dire, il faudrait être atteint de la maladie d’Alzheimer pour  pourvoir oublier, en si peu de temps, cette offense faite au Président.

«Il est inadmissible qu’un ministre de la République (Azeddine Mihoubi), ait la mémoire si courte. Le 8 avril dernier, à l’occasion de la célébration du Premier anniversaire de l’élection du Président Bouteflika, ce quotidien (il vise Liberté) a commis un dossier à la limite de l’insulte transgressant toutes les règles élémentaires du journalisme en faisant l’impasse sur les innombrables réalisations, tous secteurs confondus, du Président. C’est du délire. On est à se demander si le secrétaire d’Etat lit chaque matin la presse nationale que l’Etat encourage par des subventions indirectes, comme le soutien du prix de l’impression ou par le biais des insertions publicitaires de l’ANEP. Notre souci premier est d’aider les vrais professionnels de la presse, et non les opérateurs économiques des autres secteurs, à bénéficier de ces subventions indirectes. Nous savons tous qu’une presse libre dans un pays qui se respecte doit échapper à toute emprise des puissances de l’argent dont la principale préoccupation demeure la défense de leurs intérêts privés. Je veux dire que les deniers publics ne doivent pas être détournés de leur objectif initial pour garnir l’escarcelle de groupes économiques. Désormais, nous allons mettre de l’ordre.» 

Quand Khalifa parlera, l’Algérie tremblera

On le croyait à jamais reclus dans son exil londonien, terrassé par sa déconfiture. Une bérézina. Un rêve, celui de 20.000 Algériens courant derrière la prospérité et qui a tourné court, sans crier gare ! Le golden boy a décidé de parler. Moumen Khalifa, comme son défunt père, illustre révolutionnaire, restera pour la jeune génération, une légende vivante, même si ceux qui l’ont froidement exécuté, un froid matin de novembre, sont convaincus maintenant qu’ils n’ont pas achevé le boulot. Parce qu’il n’a plus rien à perdre après la chute de son empire, parce qu’aussi ce sont ses propres amis politiques qu’il a tant choyés, qui se sont improvisés être ses pires fossoyeurs, Moumen a lâché hier une première salve de sa vérité qui a semé à Alger, à la présidence et dans certaines officines, une réelle panique.

Son intervention n’est pas fortuite. Elle intervient trois jours à peine après que les médias aient rapporté les propos du général Nezzar qui assure que le jour viendra où les Algériens sauront où, comment et par qui l’argent de la banque El Khalifa s’est volatilisé. Durant plusieurs mois, cet homme a observé une abstinence totale sur le plan des médias. Il s’est tenu à une règle d’or que son père lui avait certainement enseignée dans son enfance et qui veut que «le meilleur usage que l’on puisse faire de la parole est de se taire». Maintenant que le silence est rompu par «l’homme de Londres», on peut dire bonjour les dégâts! C’est promis: ils seront énormes.

Il n’a pas peur d’une surexposition médiatique parce qu’il est convaincu qu’en ce moment précis, c’est son vrai tombeur, le président Bouteflika et les autres margoulins de son entourage qui doivent trembler devant cette terrifiante perspective que lui, Moumen l’exilé, sorte les dossiers, les montants des virements en devises et autres cadeaux princiers que son groupe avait déversés, comme la Corne d’abondance, sur ses amis d’hier, des hommes de la pire engeance.

Les révélations de Moumen feront l’effet d’une bombe dévastatrice tant les ramifications du scandale éclabousseront de hauts dirigeants d’une République canaille. L’on comprend l’immense déception de l’homme par rapport à l’ingratitude de ses amis d’hier qui avaient tout intérêt à lui préparer son linceul pour ne plus lui rendre compte des milliards indûment prélevés sur les comptes des épargnants de sa banque. Cela sans parler des villas, des appartements, des véhicules Mercedes blindés et autres services rendus à leurs progénitures, et maîtresses.

Moumen Khalifa n’y est pas allé avec le dos de la cuillère dans son premier communiqué. Ses accusations contre le président Bouteflika, même si elles sont dures, ne peuvent pas être uniquement le concentré d’une haine recuite qu’il voue au premier magistrat du pays parce qu’il ne lui avait pas tendu une main secourable. C’est une dénonciation. Un coup de semonce à l’endroit du Président et de tous ceux qui l’ont «flingué» après s’être goulûment rassasiés de sa soupe. C’est un homme blessé, humilié qui vient seulement, pour l’instant, d’éternuer.

L’observateur averti est convaincu qu’avec toutes ses casseroles au feu, les jours de Bouteflika à la présidence sont désormais comptés. Et ce n’est pas à la victime de s’encombrer de scrupules à l’heure où les dés sont jetés. Moumen Khalifa, qui vit en exilé en Grande-Bretagne, a enfin appris à ses dépens que Bouteflika, dans son sultanat d’Alger, n’est pas la reine d’Angleterre, et c’est pour cela que certainement «demain est une puissance cachée».

Le grand casino de la vie n’a pas fini de nous livrer son lot de surprises.

Commentaires

  1. fadel dit :

    Il ya une conclusion qu’on peut tiree ,a savoir que cet individu est dangereux et de très mauvaise foi.Il nuit énormément au métier du journalisme.Ce n’est meme pas de l’opportunisme,c’est de la bassesse et de la malhoneteté intellectuelle pur et simple.Des mercenaires de la plume comme celui la sont malheureusement nombreux en algerie.

  2. improvisateur dit :

    « Fakhamat erraïs »: le seul mantra du moment !

    L’expression « Fakamat Erraïs » est sur toutes les bouches. Cet été elle va faire un tabac. Pour les non-initiés des us et coutumes des nombreux larbins qui font ce pays, elle peut se traduire par son Excellence le président (avec une majuscule s.v.p.)

    Attention à l’impair regrettable, chez nous on ne dit « son excellence » qu’au président de la république. Et il est conseillé, même obligé, de faire de la redondance avec cette fakhama opportune.

    J’ai même vu un égoutier empêtré jusqu’au coup dans la merde de ses canalisations vieillissantes, s’empresser de placer le nom de son excellence le président, malgré les puanteurs environnantes, pour expliquer le sérieux du programme de rénovation urbain initié bien entendu par le raïs.

    Sans parler des journalistes, qui doivent sûrement avoir des primes de fin de mois pour récompenser celui ou celle qui a su placer le plus grand nombre de fakhamat. Et croyez moi pour départager le gagnant, la perspicacité des compteurs électroniques doit être mise à rude épreuve.

    Plus haut dans l’échelle de cette société définitivement soumise, reste les cadres supérieurs et autres directeurs de toutes entreprises confondues (publiques et privées), ils arrivent à manier ce concept d’excellence avec un je ne sais quoi de brio magistralement calculé.

    Eux qui se contentent d’habitude uniquement d’être d’impitoyables tyrans autoritaires, se mettent au garde-à-vous devant le colérique maître des lieux pour lui asséner au moindre rictus d’insatisfaction des « fakhamat » pour d’éventuelles absolutions salvatrices.

    Après el-akh (frère) des années de plomb de Boumediène et son socialisme destructeur, où seule sa bande de frangins vivait dans l’opulence, nous sommes passés sans « heurts » à l’embourgeoisement ostentatoire d’une minorité qui se permet de réserver un titre honorifique à son gérant du moment.

    « Fakhamatouhou », une marque déposée, propriété « intellectuelle » exclusive d’un gnafron, qui ne peut et ne pourra en aucun cas nous faire oublier qu’il a fait partie des nombreux souscripteurs de la faillite nationale.

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