“Fakhamat erraïs”: le seul mantra du moment !

boutef1.jpgImprovisateur pour « Algérie Politique »

L’expression “Fakamat Erraïs” est sur toutes les bouches. Cet été elle va faire un tabac. Pour les non-initiés des us et coutumes des nombreux larbins qui font ce pays, elle peut se traduire par son Excellence le président (avec une majuscule s.v.p.)

Attention à l’impair regrettable, chez nous on ne dit “son excellence” qu’au président de la République. Et il est conseillé, même obligé, de faire de la redondance avec cette fakhama opportune.

J’ai même vu un égoutier empêtré jusqu’au coup dans la merde de ses canalisations vieillissantes, s’empresser de placer le nom de son excellence le président, malgré les puanteurs environnantes, pour expliquer le sérieux du programme de rénovation urbain initié bien entendu par le raïs.

Sans parler des journalistes, qui doivent sûrement avoir des primes de fin de mois pour récompenser celui ou celle qui a su placer le plus grand nombre de fakhamat. Et croyez moi pour départager le gagnant, la perspicacité des compteurs électroniques doit être mise à rude épreuve.

Plus haut dans l’échelle de cette société définitivement soumise, reste les cadres supérieurs et autres directeurs de toutes entreprises confondues (publiques et privées), ils arrivent à manier ce concept d’excellence avec un je ne sais quoi de brio magistralement calculé.

Eux qui se contentent d’habitude uniquement d’être d’impitoyables tyrans autoritaires, se mettent au garde-à-vous devant le colérique maître des lieux pour lui asséner au moindre rictus d’insatisfaction des “fakhamat” pour d’éventuelles absolutions salvatrices.

Après el-akh (frère) des années de plomb de Boumediène et son socialisme destructeur, où seule sa bande de frangins vivait dans l’opulence, nous sommes passés sans “heurts” à l’embourgeoisement ostentatoire d’une minorité qui se permet de réserver un titre honorifique à son gérant du moment.

“Fakhamatouhou”, une marque déposée, propriété “intellectuelle” exclusive d’un gnafron, qui ne peut et ne pourra en aucun cas nous faire oublier qu’il a fait partie des nombreux souscripteurs de la faillite nationale.

Commentaires

  1. Alloua dit :

    C’est une courbette a la marocaine. Au Moroc, on baisse l’echine, on fait la courbette et on embrasse la main du Roi Hassan II ou bien des notables. Qu’est-ce-que c’est cela? Le feodalisme est importe ou bien, il est revenu au galop chez nous. On fait la courbette devant le tout puissant Allah sbhana taallou, et non devant un etre humain qui est President. La soumission totale…
    Il faut se soumettre a la verite et l’honnetete.

  2. Fakhamati dit :

    tabarak allah 3lik, arfa3 rassek ya ba.

    le probléme réside chez boutef, les gens sont obligés de courber l’échine pour avoir la même taille que notre nabot.

    On peu reconnaitre les laiche-bottes car ils ont tous une Ernie discale.

  3. merigue dit :

    Un ami m’a raconté l’histoire d’un superbe adepte du couchez-vous qui était avec lui au service militaire.
    Ce rampeur infatigable et champion ès pompes de son état avait une peur bleue de ses supérieurs à tel point que quand il recevait l’ordre de se coucher et de se mettre à pomper il le faisait avec abnégation et sans rouspéter.Des fois le s/lieutenant oubliait de lui dire de se relever et notre bonhomme continuait interminablement à faire ses pompes.Il n’osait jamais rouspeter ou se révolter alors qu’il était victime d’une injustice.
    Depuis ce temps-là il a évolué et était devenu le champion de la courbette.Il a gravi plusieurs échelons de par cette façon de se conduire et tenez-vous,il a atteint les sommets:il occupe un poste auprès du ‘bon dieu’,président à vie de son état.
    Avis aux amateurs donc.Les courbettes ça mène loin,voyez-vous.

  4. kada dit :

    Photo parlante surtout lorsqu’on sait que le « courbé » est le batonnier

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