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Archive pour le 29 mai, 2010

Inédite: Lettre de Mohamed Boudiaf à Hocine Aït-Ahmed (Septembre 1964)

haa.bmpLe 29 septembre 1964

Cher Houcine

Je t’écris cette lettre de Paris où je suis arrivé il y a environ une vingtaine de jours. Ma sortie a été décidée en accord avec Si Moussa pour des raisons majeures. Il a été question de t’informer en temps utile de l’événement mais le manque de liaison joint aux difficultés inhérentes aux débuts de l’action ne nous l’ont pas permis.

Comme tu as dû le savoir, Si Moussa (1) et moi-même forts de l’accord intervenu lors de ta rencontre avec la délégation que nous t’avons envoyée, lequel accord a été confirmé par ta lettre manuscrite, nous avons décidé de passer à l’action le 6 juillet dernier sans plus attendre avec l’idée de te rencontrer après, comme tu l’as suggéré en vue de régler les problèmes de coordination et d’arrêter d’un commun accord une position sur le seul point resté en suspens entre nous et se rapportant à l’inclusion du frère Saddek (2) dans le comité, point sur lequel nous étions en principe tous les deux d’accord. A cette occasion, un appel signé de Si Moussa a été diffusé et jamais en notre esprit nous n’avions pensé que ses termes contredisaient en quoi que ce soit l’optique générale.

En prenant donc le chemin de l’extérieur, je m’attendais à trouver les frères unis et travaillant ensemble comme je m’attendait à commencer immédiatement le travail sérieux en partant d’une situation claire et normale. Hélas ! il n’en était rien. A deux reprises, j’ai pris contact avec Daniel (3) qui maintient tout ignorer du CNDR (4) comme de tout ce qui touche à ce problème essentiel de l’Union.

Excipant du principe que tant que le pays, autrement dit toi, ne lui donnerait pas de directives précises il continuerait à activer séparément au nom du FFS. J’ai, personnellement, la nette impression qu’il en sait beaucoup plus et que les fameuses directives ne sont qu’un prétexte derrière lequel il s’abrite pour se refuser à engager la discussion sur l’Union qui doit, comme entendu, nous faire dépasser les vielles et fausses contradictions de chapelle et de sigle. Il m’a laissé également entendre que les contacts du pays (sic) ne signifient aucunement la fusion. Nous revoilà chacun de son côté !

Ce rapide historique fait, je me permets de te signaler que le temps presse et que le monde nous observe et attend de nous des décisions dignes de patriotes que rien ne doit plus séparer pour engager dans l’Union et la confiance, le dernier combat contre la dictature du gang de Bebella. Par ailleurs, je suis maintenant convaincu que si par malheur chacun continuera à se revendiquer de telle ou telle appartenance il y a lieu de s’attendre à un échec certain pour tous. Nos adversaires sont nombreux ainsi que nos détracteurs pour sous-estimer leur force ou faire semblant de les ignorer. Un autre danger et non des moindres est représenté par tous les pêcheurs en eau trouble qui ne manqueraient pas de profiter de la confusion pour multiplier les manœuvres, et accentuer les divisions de ceux qui, sur le terrain et ailleurs, sont affrontés aux mêmes difficultés et partagent les mêmes responsabilités.

Du côté du Constantinois, du nord au sud, la volonté est unanime de parvenir à l’Union qui signifie la fusion à tous les niveaux et dans les tous les domaines. Pour notre part, conscients de cette profonde aspiration des masses et des militants, nous ferons tout pour que cette Union se réalise le plus rapidement possible.

Sache que depuis longtemps et surtout depuis la concrétisation de la formule d’Union, il n’a plus été question du PRS pour mes amis et moi-même; aujourd’hui je suis en droit de me  poser la question s’il en est de même pour les autres. Imagine un instant que chacun s’amuse à se cantonner dans son fief, si fief il y a, et à se réclamer d’une étiquette politique particulière ? Je me refuse à formuler la réponse ni à concevoir, même en pensée, une telle éventualité parce qu’elle est synonyme de trahison et de fatalité.

J’espère avoir tout dit et j’attends de toi une réponse nette allant dans le sens de cette Union sacrée que notre peuple attend avec impatience. Je m’excuse si mon langage te parait dur par contre je te donne l’assurance que mon voeu le plus cher est que tous nous nous mettions à l’oeuvre sans arrière-pensée et sans calcul.

Il reste à préciser que le CNDR, sigle que nous avons adopté en tenant compte de tes remarques n’est pas en réalité notre création propre ni encore moins la propriété de tel ou tel personne.

En notre âme et conscience, nous l’avons arrêté en partant de l’idée maîtresse de dépasser les questions de personne et de région qui ont, qu’on le veuille ou non, été les écueils sur le chemin de l’entente et de la compréhension.

Salutations fraternelles. M.B  (FIN)

(1) Le commandant Moussa avait dirigé les forces de l’opposition dans l’Oranie. 

(2) Le colonel Saddek, membre fondateur du FFS

3) Daniel: Mohand Akli Benyounes, fondateur du FFS, actuellement sénateur du tiers présidentiel de Bouteflika

(4) CNDR: Conseil national pour la défense de la république

Son site est censuré en Algérie: Le mouvement Rachad saisit l’ONU

internetcensorship.gifUne plainte officielle a été déposée le 11 mai 2010 par le mouvement Rachad auprès du Rapporteur spécial de l’ONU sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, concernant la censure du site Internet du mouvement (rachad.org) y compris la page de sa télévision en ligne Rachad TV (tv.rachad.org).

Pour rappel, le gouvernement algérien a pris la décision, sans aucun motif valable ni aucune notification d’un préavis, de censurer le site de Rachad à partir du 1er janvier 2010. Depuis cette date, le site est devenu inaccessible à partir de l’Algérie.

Cet acte de censure, d’un autre âge et faisant fi des lois nationales et internationales qui imposent des obligations à l’Etat algérien, s’inscrit dans une politique visant à étouffer toute voix discordante (personnalité ou organisation) qui milite pour l’exercice effectif des droits fondamentaux des citoyens algériens. Après les partis politiques, la presse, les syndicats, les militants des droits de l’homme et de manière générale les associations civiles, le régime de Bouteflika s’en prend aujourd’hui à l’Internet pour faire rentrer l’Algérie le club très fermé des pays qui censurent l’Internet.

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Qui est Moussa Benhamadi ?

moussa.jpgMoussa Benhamadi est un chercheur en systèmes d’information et réseaux. Il fonde en 1986 le Centre de recherche sur l’information scientifique et technique (CERIST), devenu en 1993 le premier fournisseur d’accès à Internet en Algérie. Moussa Benhamadi dirige le CERIST jusqu’en 2002, avant d’être élu député à l’Assemblée populaire nationale sur les listes FLN (Bordj Bouareridj). Âgé de 57 ans, Moussa Benhamadi a dirigé la commission nationale d’enseignement virtuel de février 2003 jusqu’à sa nomination.

Il est aussi membre du Comité national pour l’aménagement du territoire «Algérie 2025». En 2008, il est nommé P-dg d’Algérie télécom. Benhamadi est nommé ministre de la Poste et des TIC en remplacement de Hamid Bessalah. Dans le conflit opposant le DG de Mobilis Azouaou Mehmel à Bessalah, Benhamadi a exprimé son soutien à son collègue de Mobilis. El Mouhtarem/ Internet

Procès de Said Sadi contre le maire de Tinebdar jeudi prochain

022saidsaadi.jpgLe jeudi 03 juin 2010 aura lieu au Tribunal d’Amizour le procès opposant le président du RCD, Said Sadi au président de l’APC de Tinebdar (Béjaia), Braham Bennadji. Said Sadi a déposé plainte contre le maire de Tinebdar issu du RCD pour diffamation.  En effet, lors d’une conférence de presse qu’il animée, M. BENNADJI a comparé le chef de file du RCD au président du Zimbabwé, Robert Gabriel Mugabe. Pourtant,  au lendemain de l’élection présidentielle d’avril 2009,  Said Sadi, lui-même, a comparé le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, au dictateur Mugabe. El Mouhtarem

Gouvernement: Une équipe composée de bric et de broc en parfaite desharmonie

remaniementgouvern.jpgJazairia pour « Algérie Politique »

Personnellement je ne vois pas de remaniement ministériel. Je m’explique:

1- Le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil est puni pour s’être fait attraper. Mais chapeau l’artiste !  800 millions d’Euros pour une réunion où on a brillé par notre valeur soustraite c’est magnifique. Aucune initiative digne de ce nom qui aurait justifiée cette dépense. Je fais partie de ceux qui croient dur comme fer que les ministres qui ne pensent qu’aux moyens de s’enrichir sans cause ce ne sont pas des Algériens dans le coeur. Peut-être même que ce ne sont pas des Algériens du tout.

2- Le Premier ministre Ahmed Ouyahia est flanqué d’un espion.

3- Le ministre de l’Education nationale, Boubakeur Benbouzid détient le record de longévité orbi et urbi. Mais le pauvre  il est au bout du rouleau d’autant que c’est la même équipe vieillissante qui tient avec lui la barre.

4- L’ensemble des ministres maintenus brillent par une lassitude visible à l’oeil nu.

5- Le nouveau collectif a une moyenne d’âge supérieur à l’ex puisque les nouveaux venus sont presque aussi vieux sinon plus.

6- Pour un Américain de perdu dix de retrouvés. Vous n’avez qu’à compter les diplômés made in America cela vous renseignera. Ceci dit c’est peut-être mieux que les douctours cairotes ou les mandarins gaulois.

7- Cette équipe ne sera pas championne du monde car elle manque d’homogénéité et en plus il y a une forte hiérarchisation. Les fondamentaux ont laissé la place à un replâtrage. Jugeons en: un capitaine officiel supervisé par un sous-off plus introduit tu meurs. Un ministre d’Etat, officiellement représentant personnel du chef de l’Etat que ledit chef ne désigne jamais pour le représenter ou si peu qu’on se demande qu’est qu’il fait tous les jours au bureau. Ensuite de drôles de dames au sens noble du terme car les trois heureuses élues se sont magistralement imposées malgré des bourdes monumentales et des lacunes patentes.

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Zerhouni: promotion ou mise à l’écart ?

zerhouni219809905.jpgEl Mouhtarem « Algérie Politique »

« Zerhouni quitte ainsi le tout-puissant ministère de l’Intérieur au profit de Daho Ould Kablia dont le ministère délégué (Collectivités locales) disparaît », a écrit El Watan dans son édition d’aujourd’hui. Quitter un « tout-puissant ministère » pour occuper un poste bidon de vice-premier ministre est, tout de même, présenté par la presse algérienne comme une promotion d’un « proche parmi les proches du président de la République ».

En novembre 2008 après l’adoption de la « nouvelle » constitution par le Parlement, la presse était unanime à dire que le remplacement du poste de chef de gouvernement par celui de Premier ministre avait pour objectif de limiter les prérogatives de ce dernier. Le Premier ministre, dans les textes algériens, n’est qu’un poste honorifique; le poste de vice-premier ministre l’est également. Ainsi, le tout-puissant général-major du DRS, Toufik Mediene a réussi à écarter un proche de Bouteflika du département de l’Intérieur pour occuper un poste sans porte-feuille. 

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