Souvenirs d’ex Lycéens

amirouche.jpgRamdane Sadi pour « Algérie Politique »

Je suis intervenu sur ce forum, plus ou moins accidentellement, je l’ai dit, pour donner à entendre qu’Ali Mécili était impliqué dans la mobilisation de la jeunesse algérienne, étudiante et militant dans le domaine culturel en particulier, bien avant 1978. S’agissant d’un témoignage «express» et à chaud, dont je ne renie rien quant au fond, je me suis, par «devoir de vérité», pour reprendre une formule qui devrait dire quelque chose à plus d’un(e), volontairement limité aux faits et évènements dont j’ai été le témoin direct et/ou partie prenante, essentiellement dans mes relations avec Ali Mécili: chacun(e) pourra comprendre que je ne puisse pas évoquer des souvenirs ne m’ayant pas concerné directement, sans avoir pris le temps de vérifier les implications des uns et des autres.

Un certain nombre d’abonnés à ce blog ont trouvé là une occasion à leurs yeux opportune de détourner le débat sur mon propos et mon humble personne. Des abus patents ayants été avancés, tant au fond que dans la forme, d’ailleurs, j’ai fait une mise au point, qui semble en avoir convaincu certains, mais pas tous.

Ainsi «Amghar» revient à la charge avec des maladresses qui me font me demander ce qu’il a bien pu avoir retenu de l’enseignement de référence du «Collège Moderne et Classique» de Tizi-Ouzou, futur «Lycée Amirouche», dont les plus dignes représentants ont émargé à des «Concours Généraux» et remporté des Coupes d’Algérie (en football «scolaires») etc. Au cas où il aurait pu en avoir bénéficié, s’entend.

Alors permettez, lecteurs, lectrices, que je mette ce qui, je l’espère, sera un point final à ces lamentables dérapages, en répondant ceci à «Amghar»:

a) QUI TU(E) QUI ? C’est vrai que les «Sages», dans notre haute tradition, sont honorés du titre de «Amghar», qu’ils ne squattent pas d’autorité, eux, mais pour lequel ils espèrent patiemment que la collectivité le leur décerne, le moment venu et à son appréciation. Mais alors, ils le portent dignement, et à visage découvert. Pas comme une burqa permettant de gloser à longueur de colonnes dans un espace sans autres bornes d’interdits que le bien élastique libre arbitre de quelques uns.

b) LE PRIX D’EXCELLENCE. Laissons donc à notre «Amghar» la responsabilité de son appréciation quant à la fraîcheur de sa mémoire. Mais qu’il m’accorde de lui faire remarquer que je n’ai jamais parlé de «Prix d’Excellence», même si, cette année à laquelle j’en référais, je crois pouvoir dire qu’il avait été soit «réservé» du fait qu’on ne pouvait me le décerner pour cause d’un «Conseil de discipline» dont j’avais écopé après avoir riposté à une agression disproportionnée de la part d’un maître d’internat (et néanmoins ami très cher, Bey Rachid ?)) ou attribué à un autre de mes tout autant très chers amis, Amar Mitiche, qui devait bien le mériter tout autant que moi, et qui m’a fait l’honneur de me recevoir dans sa «cabane canadienne» lors d’un voyage aux Amériques, trente ans plus tard (les vraies amitiés ont la vie longue…), avant de me faire l’amitié de partager notre table lors d’un passage à Paris, il y a quelques années encore.

Les archives de notre vénérable établissement pourront confirmer que dans toutes les matières suivantes, je devais avoir eu le premier ou le deuxième prix, sans parler de quelques accessits (ou même prix) dans d’autres: Mathématiques, Physique-Chimie, Anglais, Espagnol, Français ( ?)… Et que donc, ce prix n’aurait pas été tellement volé, même si j’en avais fait état, ce qui, encore une fois, n’est pas le cas.

c) LA DELEGATION D’HISTORIQUES. Non seulement ces géants de notre histoire contemporaine (Krim, Ouamrane, Boumendjel, Dahlab, Ben Khedda(?)…), dont l’ombre portée, on le voit, nous submerge encore un demi-siècle plus tard, que j’ai évoqués (en m’excusant de ne pas avoir à portée de mémoire les noms de tous ceux qui pouvaient avoir été là et que je n’aurais pas cités) ont bien parrainé une cérémonie (de remise de prix, ou l’inauguration du nom d’ «Amirouche» , pour l’établissement, peut-être?) au Lycée, cérémonie à plus d’un titre mémorable, pour ombre d’entre nous en tout cas, mais j’entends encore, dans l’intervention de Ahmed Boumendjel (alors en charge des questions de l’éducation ?), et qui prenait la parole au nom de la délégation, cette expression « (…) nous voici donc venus nous ressourcer au pied du Djurdjura…) ». Et j’avais pensé que le me mot «ressourcer», que je ne connaissais pas, était un néologisme inspiré par le lieu, une licence poétique … Loin, bien loin de celles qu’aujourd’hui autorise Internet.

Et je confirme que je me suis fait dédicacer par tous ( ?) les membres de la délégation un de mes prix, une superbe édition de «Trois Histoires» de Flaubert si je ne me trompe. Mais je veux bien admettre une confusion de date, et ce point sera facile à vérifier. Mais je ne vois pas comment un tel évènement peut avoir échappé à la mémoire «très fraîche» de quelqu’un qui se pose en porte-parole des anciens élèves de notre Lycée, dont il revendique l’amitié de «tous». Moi-même devant être l’exception qui confirme la règle je suppose. Et allez donc savoir pourquoi…

d) S’agissant des «RAFFALES» qui n’auraient jamais existé lors de cette manifestation de décembre 1960, je veux bien entendre qu’il ait pu ne pas en y avoir eu là où vous étiez face aux lacrymos des CRS, mais je suis absolument formel: il y en a eu de tirées, (par des militaires, me semble-t-il encore) là où j’étais: j’en suis un témoin oculaire, au premier plan, et heureusement pas le seul. Ceci est un point dont il importe qu’il soit établi, ne serait que pour l’histoire encore à écrire de notre Lycée. Et tout cas, vous dont «tous les anciens élèves (…) sont [des] amis», vous pourrez en interroger au moins un dont j’ai le nom en mémoire pour confronter votre témoignage au sien, en plus du mien, s’il le fallait. Et nous étions sortis, pour manifester, par la porte de service, «côté grillage» de l’établissement, et qui donnait directement sur la rue de derrière l’établissement, porte ouverte par quelques «grands», (dont Bellamri (?), Oumalou (?)…) nos leaders.

e) J’ai, en tout bien tout honneur, mentionné DJAZIA AMELLAL, brillante élève au demeurant, pour son rôle combien symbolique et prémonitoire lors de cette journée, même si, dans votre inimitable style, vous rappelez que trois classes nous ont séparés, ce qui est vrai. Mais puisque vous vous honorez de la connaître «très bien, elle alliée à [votre] famille», vous auriez pu, très simplement lui demander non pas si, plus de trente après notre dernière rencontre, mon nom pouvait encore lui dire quelque chose, mais si ce que, en bien me semble-t-il , j’ai dit d’elle était vrai ou non : “Simple comme un coup de fil”, dit la pub, non ? En tout cas, le fraternel souvenir que j’ai d’elle me permet de vous affirmer qu’elle et son mari non seulement m’ont fait l’honneur de leur table, dans un petit studio qu’ils occupaient ici à Paris, dès que par hasard nous nous sommes rencontrés, mais qu’ils m’ont ensuite fait l’amitié de venir partager mon maigre repas de Cité U à Jean Zay, Antony (92) où je résidais alors. Mais peut-être que votre sens de l’amitié exige-t-il d’autres agapes ?

f) Quant aux «BON DIEU», «EL HAMDOUALLAH» et autres «PARCOURS DE MILITANT », non merci : je ne mélange pas les genres. Ttef i Rebbi negh di temrart…

El Mouhtarem s’excuse auprès de M. Ramdane Sadi pour avoir laisser passer des commentaires qui n’avaient rien à voir avec son témoignage sur Ali Mecili. Ces commentaires ont été supprimés. 

Commentaires

  1. amghar dit :

    Mes réponses faites à Mr Ramdane Sadi n’ayant pas été publiées, je demande expréssément à Mr Elmouhtarem de supprimer ce commentaire dont l’auteur montre une attitude de grand prétentieux!Je confirme qu’il n’a aucun moment reçu un prix d’excellence au Collége , des témoignages de camardes de classe à l’appui!

  2. Ramdane SADI dit :

    1. Prix d’excellence: voir ma réponse, à l’imaginaire maladie qu’en avait déjà conçue ce brave abonné,

    2. Par contre, si je n’ai jamais parlé de « Prix d’excellence », j’ai bien parlé de la délégation du Gpra et des « raffales » tirées devant nous par des militaires. Je constate qu’il n’en parle plus, lui, pas plus que de ses autres inepties ou de sa qualité de représentant putatif des « Anciens du Lycée ». Par charité, je vous grâce du reste…

    Mais vous allez voir que, du train où évoluent les choses, on va finir par s’entendre!

    R. Sadi / AlgeriaFaradase.Com (Ça vient, ça vient…)

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