Algérie: Les travailleurs de «La Belle» entrent en grève illimitée

labelle.jpgLes travailleurs de COGB La belle (ex- ENCG) sont entrés en grève illimitée depuis mardi. http://ffs1963.unblog.fr/2010/03/16/que-se-passe-t-il-a-cogb-la-belle-de-bejaia/ Ils sont excédés par les conditions de travail devenues insoutenables dans cette unité, et le comportement des responsables qui ont mis en œuvre un plan d’austérité depuis quelques mois.

«Primes de congé supprimées, récupérations  des restes des productions altérées habituellement par les œuvres sociales au profit des travailleurs interdites, refus d’appliquer les nouvelles décisions prises lors de la dernière tripartite et celles des conventions de branche relatives aux primes individuelle et collective (PRI et PRC), sont entres autres les griefs retenus contre les responsables».

«Hormis des augmentations de 2 000 DA rien n’a été concédé aux travailleurs, au contraire tous les acquis ont été remis en cause», pestent les travailleurs qui ont ajouté que le directeur installé depuis quelques mois ne fait que puiser dans la masse salariale des travailleurs pour faire plaisir aux grands patrons. Le 16 juin 2009, un conseil d’administration avait été tenu «sans les travailleurs» et les mesures conventionnelles et incitatives ont été remises en cause. Le déploiement des travailleurs ne se fait plus comme avant puisque parfois deux à trois postes sont confiés à un seul travailleur en raison de la compression des effectifs, font encore remarquer les protestataires qui ont décidé de maintenir la pression jusqu’à l’aboutissement de leurs revendications «légitimes».

Le wali devait être saisi hier par une délégation afin d’intervenir pour régler ce problème, avons-nous appris. Les travailleurs ont demandé une enquête sur certaines irrégularités dans la gestion administrative et comptable  de l’entreprise, fait-on part, ajoutant que les dirigeants de l’entreprise ont beaucoup de choses à se reprocher car sur l’emballage de la margarine fabriquée à Béjaïa il n’est pas mentionné  l’unité de Béjaïa mais celle Dar El-Beïda Alger.

Aujourd’hui, les travailleurs demandent la nationalisation de l’ENCG forte des ses 900 travailleurs il y a quelques années avant de céder ses actions au privé qui détient 30% officiellement et 70% selon des rumeurs circulant dans l’usine. Il ne reste que 450 travailleurs à présent avec les départs volontaires et autres. En outre, les choses ont pris une tournure telle que la suspicion a atteint un point de non-retour au niveau de cette unité, autrefois fleuron de l’économie nationale. Même les retraités semblent lésés puisqu’ils n’ont pas hésité à faire recours à la justice pour se faire rétablir dans leurs droits. Le Jour 

Commentaires

  1. langerien dit :

    je boycott les produits la belle …

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