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Algérie: Dans ce tableau de Moudjahid/Harki, il y a beaucoup d’amalgame

harki.jpgJustice pour « Algérie Politique » 

On revient encore au drame algérien Moudjahid/Harki. Ce drame de base et traumatisant n’a jamais été abordé avec une politique convergente et sereine. Dans ce tableau de Moudjahid/Harki, il y a beaucoup d’amalgame. A l’indépendance, avec 2 attestations communales, on fait un dossier, et on est Moudjahid. Et les autres, ils sont dans l’anonymat ou bien ils sont tout simplement des harkis.
Certes, en Algérie, il y a de vrais Moudjahid et de vrais Harkis, mais l’amalgame prédomine, et rien n’a été fait pour clarifier cet épisode. Et les questions de base restent posées : 

1) Qui définit ou qui va définir les critères pour qualifier un Algérien (Algérienne) de Moudjahid ou de Harki durant cette guerre ? Et comment va -t- on définir ces critères ? car dire que celui-ci est un Moudjahid et celui-là est harki, basé sur des témoignages faux ou des règlements de compte, ce n’est pas sérieux. Il faut une justice et un verdict.
2) Quels sont ces critères ? Ce n’est par parce que quelqu’un a mis un uniforme militaire que c’est forcément un harki. Il y a eu des gens avec un uniforme, mais ils travaillaient pour le FLN. A l’indépendance, on les a qualifiés de harkis. D’autres, le FLN les a harcelés ou menacés, ou a assassiné sa famille, ont rejoint
la France. Etc…il y a toute une panoplie et de cas divers de gens qui ont mis l’uniforme. D’autres ont aidé, financé le FLN. Le FLN les a ruinés, il n’y a eu aucune reconnaissance.

3) Certains Algériens, officiers de la France, juste avant l’indépendance, ont rejoint le FLN, non par nationalisme ou patriotisme, mais par opportunisme politique. Ils sont devenus Moudjahid et se disent qu’ils appartiennent à la famille révolutionnaire. Quelle ironie historique ! Ils sont devenus hauts fonctionnaires, généraux, ambassadeurs, walis, etc… Ces gens n’ont jamais tiré une cartouche, ni fait le maquis. Et ce sont de vrais Moudjahiddine. Alors que d’autres compatriotes avaient milité, aidé financièrement le FLN, on les a qualifiés de harkis. Quelle injustice ! 

4) Quelles sont les organes ou les institutions qui sont aptes ou responsables pour clarifier la situation : Nous dire qui sont les vrais Moudjahids et les vrais Harkis. En Algérie, il n’y a rien, il ya un vide juridique et un vide politique. Jusqu’à maintenant, c’est la gendarmerie, le voisinage, la Kasma, le Ministre des Moudjahids, et des témoignages qui font ce travail, mais ce sont des instruments tuberculeux et sujets à beaucoup d’erreurs d’appréciation et de jugement. On n’a pas le droit d’accuser quelqu’un tant qu’il n’a pas eu le droit de se défendre juridiquement. En Algérie, il y a une justice, mais une justice lancinante, et qui n’est pas objective. 5) Pour la démagogie politique, et pour détrourner le peuple des vrais problèmes du pays à savoir les problèmes socio-économiques, la sécurité, la hogra, la haraga, le chômage, la pauvreté, l’insécurité, la clochardisation des villes, la prostitution, le système éducatif, la répression, vol des richesses du pays, etc…on évoque à chaque fois ce flash Moudjahid/Harki. On ne peut pas construire une maison sans fondations, sur de l’air. On ne pas construire un pays sur des mensonges, des manipulations politiques, sur de la perversion. On construit un pays sur une bonne gouvernance, une bonne transparence, une bonne comptabilité, une bonne politique constructive et convergente, etc…. 

En tant qu’Algériens, nous pensons tous que le moment est venu pour un changement, et d’en finir avec ce drame Moudjahid/Harki. Si le peuple veut séparer l’ivraie du blé, alors que les politiciens mettent en place un Tribunal, et que l’on finisse avec cela, car depuis 1962, l’Algérie est plongée dans un marasme, avec une émergence de milliardaires, et de bidonvilles. Cette politique de nos dirigeants n’a pas donné ses fruits, et elle est devenue une asymptote touchant le Zéro absolu. Quel avenir offrirons nous à nos enfants ? La haine, la misère, une éducation vide, le banditisme, le chômage, etc….NON
Je suis médecin et je suis un chômeur professionnel. Alors pourquoi forme-t-on des gens pour devenir inactifs ? Notre pays n’a pas besoin de cadres ou bien, il faut avoir des relations pour être embauché. Est-cela un pays digne de ses citoyens pour lequel on va se battre à l’avenir ? NON
Comment la justice serait rendu a tous ces hommes et femmes usurpes, accuses a tort ou a travers, rétablir la Vérité nationale?
 

Commentaires

  1. Norredine dit :

    Depuis 1962, cette asymptote de la politique de nos gouvernants succesifs a décru pour toucher le Zéro.
    Cette asymptote comprend :
    - L’échec de la révolution industrielle,
    - L’échec de la révolution agricole,
    - L’échec de la révolution culturelle,
    - L’échec de la politique du socialisme,
    - L’échec de la formation et du système éducatif,
    - Le dysfonctionnement des institutions nationales
    - Etc.
    Mais par contre, il y a émergence exponentielle :
    - D’une caste de milliardaires, alors que l’Algérie prônait le Socialisme
    - D’une caste de gens dans une situation précaire,
    - L’insécurité,
    - La hogra,
    - La haraga,
    - Le taux de chômage est de 4o% .
    - Etc….
    En tant qu’homme politique et responsable pour l’avenir de ce pays, une plate-forme s’impose d’urgence.

  2. Mustapha dit :

    Extrait de MUS, Posté le 18-08-2008
    Qui doit demander pardon à qui ??????????

    LA TRAHISON A L’ ALGERIENNE

    Ce récit porte un doigt accusateur sur les anciens moudjahiddines, les vrais, qui ont survécu à la guerre d’Algérie. Il reflète le sentiment général des orphelins et victimes de cette guerre qui s’estiment trahis, par ceux-là même qui devaient défendre leurs droits.

    Mon père est mort durant la guerre, tombé au champ d’honneur, comme on dit, laissant une veuve de vingt deux ans et trois enfants, dont l’aîné n’excédant pas les six ans. On nous disait, pour nous consoler, qu’il est un martyr, qu’il est mort pour la mère patrie, que les portes du paradis lui sont ouvertes. On nous disait qu’il n’est pas mort pour rien, qu’à l’indépendance nous serions enfin libres, que nous serions traités comme les enfants des survivants, encore mieux.

    A l’indépendance, c’était la ruée vers les biens vacants. Les maquisards, fraîchement descendus des maquis, armes aux poings, se sont partagés ce qu’il y avait de mieux comme maisons et locaux. Une fois installés, ils ont casé leurs proches, avant de s’occuper, pour se donner bonne conscience, des victimes de la guerre qui étaient, en ces jours de liesse populaire, encore sous le choc. La plupart ont été casés dans des cités qu’occupaient les harkis et qu’on baptisa « Cités des martyrs ». Certaines familles ont été casées dans les maisons coloniales restantes mais souvent en cohabitation.

    En tant que victimes de la guerre, l’état nous a octroyé des pensions : 300DA par trimestre pour les veuves et 90DA par trimestre pour chaque enfant jusqu’à l’age de 18 ans ou 21 ans pour ceux qui ont suivi des études supérieures. Il fallait se nourrir, s’habiller, étudier… Avec 1DA par jours. C’est pourquoi, bon nombre de veuves, par nécessité absolue, se sont retrouvées femmes de ménage dans les hôpitaux, les établissements scolaires, etc. Si nos martyrs, qu’on ne cesse de glorifier, pouvaient savoir ce que sont devenues leurs femmes, ils se retourneraient dans leurs tombes. Privés de soutien moral, de moyens, la plupart des orphelins de guerre ont mis fin, très tôt, à leur scolarité. Dans mon village, qui compte près de mille martyrs, cinq seulement ont fait des études supérieures.

    Pendant ce temps, en plus des pensions et des postes de travail pour lesquels ils étaient prioritaires (des anciens moudjahiddines illettrés ont occupé des postes de directeurs d’entreprises publiques), l’état accordait d’autres privilèges aux vivants, tels que des licences de débits de boissons alcoolisées, bureaux tabacs bons, d’achats de voitures et camions…

    En 1981, une loi portant cession des biens de l’état fut décrétée. Mais à qui a profité cette loi ? Ce n’est sûrement pas à ceux et celles qu’on a casés dans les cités de harkis ou en cohabitation, ce n’est sûrement pas à ceux et celles qui occupaient de vieux appartements en HLM. Cette loi a été concoctée pour permettre à ceux qui, en 1962, ont occupé les grandes villas, les résidences de luxe, d’en devenir propriétaires avec un abattement de 40% sur le prix de cession quand ce n’est pas au dinar symbolique.

    Les orphelins ont malgré tout grandi, ils sont devenus adultes. Pour revendiquer les droits légitimes dont ils ont été privés jusque là, ils se sont organisés en associations. Devenus une force, on les courtise pour les considérations électoralistes et légitimistes. C’est ainsi qu’en 1999, enfin, une loi en faveur des moudjahiddines et ayant droits (les victimes de la guerre) a été votée. A ce jour, seul l’article portant sur la retraite et qui accorde un bonus de sept ans et demi de cotisations pour les enfants de chouhada’ a été appliquée et pas dans son intégralité (80% au lieu de 100%). Mais ne vous y trompez pas, ce n’est point une faveur. Avec la privatisation, le rééchelonnement de la dette, les conditions du FMI, l’état agonisant des entreprises publiques, des compressions de personnels s’imposaient. Mais on ne pouvait le faire quand on sait que beaucoup d’entreprises comptaient au moins 50% d’orphelins de guerre dans leurs effectifs et qu’on ne pouvait licencier. La parade a donc été trouvée. Elle a permis de réduire les effectifs (retraite en plus de départs volontaire) sans créer de tensions sociales. Voilà pourquoi, l’état s’est empressé d’appliquer uniquement cet article de la loi.

    Dix ans après, les autres articles ne sont toujours pas appliqués parce que les anciens maquisards ne sont pas rassasiés. Ils exercent des pressions à travers leur organisation pour que leur progéniture soit alignée avec les orphelins de guerre et bénéficie donc de cette loi. Ils vont même pousser leur zèle jusqu’à souffler à leurs enfants de créer une organisation : L’organisation nationale des fils de moudjahiddines est née. Pourquoi donc une telle organisation ? Quels droits peuvent ils faire prévaloir, eux qui n’ont manqué de rien ? Quels préjudices ont-ils donc subi et que nous ignorons ? Ou alors veulent-ils préparer la relève, hériter de l’organisation de leurs parents et de ses privilèges ? Combien de fois n’ai-je pas entendu des anciens moudjahiddines dire, parlant des martyrs : « Ils n’avaient qu’à ne pas mourir ! ». Après l’année 2000, pendant que l’état remettait des chèques aux milliers d’islamistes « repentis » malgré leurs méfaits, on continuait à renier les enfants de ceux qui ont donné leurs vies pour la liberté.

    La dignité des enfants de martyrs ne cesse d’être bafouée. Cela est devenu carrément du chantage : « On prend tout ou personne ne prend ». Le ministère des moudjahiddines n’a-t-il pas déclaré à l’adresse des orphelins de guerre : « Vous n’aurez rien du tout ! ». Ainsi, ils ont tout bloqué. C’est pourquoi moi, aujourd’hui, je dis : Basta ! Monsieur Abbas et monsieur Abada, avec tout le respect que je vous dois, même si ce n’est pas réciproque, arrêtez votre cirque. Je doute fort de votre sincérité, quand vous exigez de la France repentance. Exigence que vous brandissez selon la conjoncture. C’est peut-être aussi votre façon de manifester votre existence, de faire rappeler que vous êtes encore là, comme une entité incontournable. A chaque fois que vous voulez refaire une virginité à votre corporation et au pouvoir, vous attaquez l’ennemi d’hier. Je vais vous dire le fond de ma pensée : Avant d’exiger repentance de la France et au lieu de vous mêler du choix du peuple français, qui lui au moins choisit son président et ses représentants librement, vous feriez mieux de :

    - Nettoyer autours de vous pour débusquer les milliers de faux moudjahiddines et ceux qui ont témoigné pour eux pour quelques milliers de dinars. Les gens qui ont bouffé l’argent du peuple et des orphelins.

    - Faire au nom de tous vos compères votre mea culpa, votre examen de conscience et vous serez surpris de découvrir que vous avez trahi vos compagnons d’armes, ceux qui n’ont pas survécu à la guerre ou « n’auraient pas du mourir ». Vous avez vite fait d’oublier, occupés que étiez à vouloir toujours plus, le serment que vous vous êtes fait : « Nous jurons devant Dieu de nous occuper comme des nôtres, des enfants de ceux qui ne survivraient pas à la guerre… ». Vous avez failli, admettez-le. Depuis l’indépendance, votre organisation a prêté allégeance à tous les pouvoirs qui se sont succédés au lieu d’être les gardiens des valeurs de Novembre en mettant des gardes fous. Vous avez choisi d’être sucrés et de fermer les yeux.

    Avec tout le respect que je vous dois en tant que véritables moudjahiddines, même si encore une fois le respect n’est pas réciproque, dites moi messieurs Abbas et Abada au nom de qui vous parlez quand vous demandez repentance ? Est-ce au nom de ces milliers de faux moudjahiddines qui n’ont jamais connu le maquis ? Est-ce au nom des victimes de la guerre ? Ceux là, puisque j’en fais partie, s’en foutent éperdument de cette repentance. Ils attendent plutôt la vôtre. Faites preuve d’audace et de courage en débusquant tous les faux et en condamnant tous les vrais qui ont témoigné pour eux.

    Demandez pardon au nom de ce que vous appelez « la famille révolutionnaire », à toutes ces veuves de martyrs devenues boniches, aux orphelins que vous appelez communément « Les enfants des veuves » dont le préjudice moral (auquel vous avez contribué) plus que matériel est inestimable.

    Demandez pardon à tous ces moudjahiddines, dont Abane Ramdane, assassinés au maquis par leurs frères d’armes. Faites d’abord ça, ensuite nous causerons du colonialisme. Si vous n’êtes pas capables de le faire, de grâce, ayez la décence, vous et vos confrères, de vous taire.

    Taisez-vous car nous n’avons que faire de vos gesticulations qui ne trompent plus personne.

    Taisez-vous sinon vous risquez un de ces jours de voir les martyrs revenir hanter vos nuits s’ils ne le font pas déjà comme me l’ont avoué certains moudjahiddines qui reconnaissent avoir trahi.
    Par MUS

  3. Vieuxmoudjahid@hotmail.fr dit :

    La leucémie politique de l’Algérie:
    Pour la santé politique de l’Algérie, que l’on en finisse une fois pour toutes avec elle.

    Tout le monde sait (hommes politiques, responsables politiques, militaires, dirigeants, citoyens) qu’après 1962, il y a eu, en Algérie :
    -de vrais Moudjahiddines,
    -de Vrais Harkis
    -de Faux Moudjahiddines
    -de Faux Harkis
    Que le Ministre de la Justice et le Ministre des Anciens Moudjahidines nous donnent le nombre exact et la liste exacte :
    -des vrais Moudjahiddines,
    -des Vrais Harkis
    -des Faux Moudjahiddines
    -des Faux Harkis
    Et si l’ONM n’est pas capable de le faire pour le bien de la nation, alors la mesure logique est de dissoudre cette organisation néfaste et incompétente, car elle ne sert à rien du tout, et il n’y a pas de transparence. Ce n’est qu’une vache à lait qui distribue l’argent du peuple.
    Et de même, si une fois la liste est connue, que le Ministre de la justice mette en place, une juridiction pour que les personnes puissent se défendre, sinon que le Ministre de justice démissionne.
    Et nous invitons tout ce monde (Députés, walis, Sénateurs, etc…) payé par l’argent du peuple à mettre les choses en place. S’ils ne sont pas capables de le faire, l’Algérie n’est pas une nation, c’est une République bananière. Alors dans ce cas-ci, foutez la paix au peuple algérien, et ne plus en parler de Moudjahid ou de Harki. Le dossier est clos pour le peuple, et bouffer le pétrole de ce pays.

  4. souraya de Tlemcen dit :

    L’ONM et les dossiers jamais traites.
    Ma mere a depose de reconnaissance de mon pere en tant que chahid, en 1968. Depuis cette date, on a recu qu’un avis de reception. L’ONM nous a jamais donne une reponse positive ou negative. On a suivi l’affaire de l’ONM, et ce que l’on a dit des responsables qu’il y a 10.000 faux moudjahidines et ces gens touchent evidemment des pensions de l’argent du peuple. De plus, qu’il y a des milliers de dossiers qui sont bloques, c’est-a-dire l’ONM ne va donner aucune suite. Cette attitude de negation et de non transparence n’est pas legale. Un dossier doit etre traite convenablement et avertir les gens avec une reponse. Et si ces gens ne sont pas contents de la decision, ils peuvent prendre la justice. De par spn attitude opaque, l’ONM houe sur letemps jusqu’a ce que tous ces vieilles meurent..et comme cela, le temps a resolu l’affaire de ces dossiers bloques. L’ONM a bloque ces dossiers sans aucune raison apparente, car cette orgnisation n’est pas en mesure de faire correctemment son travail, car il y a beaucoup de pressions politiques et de faux dossiers de moudjahiddines. Le Ministre de l’ONM, s’il n’est pas capable de faire son trvail de citoyen, la seule issue est la demission, au lieu de se faire payer par la caisse populaire sans assumer ses responsabilites
    Souraya de Tlemcen

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