Rêves autorisés au compte-gouttes

alger1.jpgEl Erg Echergui pour « Algérie Politique »

Prenant tout le monde de court, l’Algérie, c’est-à-dire le gouvernement avec à sa tête le président Bouteflika, vient de mettre sur orbite (le 12 juillet 2010) avec succès, un satellite d’observation à partir d’un site de lancement dans le sud de l’Inde. Habitués, depuis belle lurette, à recevoir un flot ininterrompu de mauvaises nouvelles, qui fusent de partout, les Algériens atteints dans leur dignité et désabusés ne savent pas s’ils doivent exprimer leur enthousiasme, s’ils doivent se méfier de cette performance ou bien, pire encore, s’ils doivent la regretter.

Le lancement d’un modeste satellite avec une résolution 2.5m (longueur d’un véhicule) n’appartient certainement pas au fleuron de la technologie spatiale, mais il ne demeure pas moins que, pour l’Algérie qui a des retards technologiques vertigineux à rattraper, l’existence d’un programme de développement aussi ambitieux est hautement bénéfique à long et moyen terme.

La lutte pour la démocratie et le combat pour les droits de l’homme ne sauraient se pervertir en une haine aveugle qui conduit à adopter la politique de la terre brûlée dans les analyses et les positions politiques. Ainsi, quand les réalisations d’une dictature coïncident avec les intérêts du peuple, il est naturel de se réjouir même si c’est avec regret, puisque ces réalisations d’intérêt général «renforcent la légitimité» de l’autocratie et de la junte militaire qui ne manqueront pas de l’exploiter dans leur propagande.

Même si le cœur n’y est pas, il faut féliciter et encourager l’équipe d’Oussedik de l’agence spatiale algérienne pour laquelle nous souhaitons d’autres succès dans leur programme de recherche scientifique et d’aller jusqu’au bout de leur rêve spatial. Peut-être que l’histoire retiendra les noms des membres de cette équipe (elle et personne d’autre) comme étant les précurseurs de l’aventure spatiale algérienne et comme étant des chercheurs algériens qui ont pu créer un pôle d’excellence qui maintient l’espoir dans un pays qui menace ruine. Rien ne fait plaisir que de voir son pays accéder au rang des grandes nations.

Il est permis de rêver, tant la résilience du peuple algérien est grande et tant le génie algérien, quand il est sollicité, exploité, soutenu et valorisé, est parfaitement en mesure de réussir de grands défis. Le rêve principal, qui ouvre la porte à tous les espoirs, étant bien sûr celui de voir un jour l’Algérie libérée de la suffocante tutelle militaire et de voir la vraie démocratie, la transparence et l’équité solidement établie.

La tête dans les étoiles et les pieds dans le bourbier… jusqu’au coup

Une nouvelle aussi sensationnelle, contraste avec l’image internationale que notre pays s’est forgé pendant deux décennies successives : le terrorisme et la grande corruption à un degré point tel qu’elle a battu tous les records dans ces deux domaines.

Encore que cette image qui suscite le dégoût et le mépris international tout en mettant le pays sur une pente fortement glissante, aurait être pire si notre pays, à Dieu ne plaît, n’avait été doté d’une structure ultra puissante qui veille nuit et jour sur sa sécurité et son grain… Une image sombre, impérissable, barbouillée et brouillée qui reflète une réalité des plus sinistres. Elle est composée de terrorisme et de contre-terrorisme aveugle, de corruption généralisée, d’impunité totale pour les militaires et leurs potiches politiques, de répression féroce, de sauvagerie qui heurte la conscience humaine, des exactions, de mise au pas de la justice, de mise sous séquestre de l’Etat et la mise sous tutelle directe du peuple, de connivence et de docilité infaillible d’une « classe politique » pourrie, triée et apprivoisée selon les méthodes des dresseurs de chiens, ainsi que d’autres calamités sociales qui étaient inimaginables avant le grand bouleversement de 1992 et avant l’arrivé de Bouteflika au pouvoir.

A chaque fou sa marotte

C’est dans ce chaos qui caractérise l’Algérie du DRS et de Bouteflika, que ce dernier a accepté l’idée de créer une agence spatiale algérienne. Il s’est engagé dans cette aventure folle au risque d’être pris pour un gâteux afin, peut-être, d’en détourner son regard. Dans l’espace, le monde est magique et grandiose. Tout est silence et obéissance, les astres ne renâclent jamais contre lois pour lesquelles ils ont été créés. Pour un monarque comme lui, c’est le pied. Et puis, un de ses conseillers chevronnés qui fut son directeur de la compagne présidentielle, lui a soufflé qu’avec un peu de chance, si les chercheurs algériens arrivaient à aller vers la lune par leur propre moyen, l’Algérie envisagerait d’accrocher le portrait géant de son excellence sur la face visible de la lune. Le monde entier l’observera et se souviendra de lui jusqu’à la fin des temps.

Ce projet de l’agence spatiale algérienne, n’a pas échappé aux Services de sécurité qui ont des oreilles partout. Dès qu’ils ont pris connaissance des visées du monarque, ils ont fait une réunion secrète pour examiner les retombées d’un tel projet sur leur organisation et sur leur puissance. Des rumeurs ont rapporté que ladite organisation n’a pas vu d’un mauvais œil l’accession de l’Algérie dans le club fermé des pays détenteurs de satellites. Elle a même vu naître des appétits nouveaux. Ces satellites vont leur offrir un œil spatial avec lequel ils vont scruter les Algériens où qu’ils se trouvent avec plus d’efficacité. Gageant qu’ils ont déjà ouvert un bureau dans l’enceinte de l’agence et ont dissimulé quelques cafards dans ses locaux. Quant à la lune, leur patron, ne serait pas contre l’idée d’un poster lunaire de Bouteflika, à condition que son organisation prenne possession de toute la face éternellement cachée de la lune pour y placer ses officines ténébreuses et ses centres de détentions secrets. C’est un endroit idéal pour comploter, torturer et manipuler les Algéro-terriens dans le plus grand secret.

Finalement, chacun a trouvé son compte avec ce programme spatial algérien, y compris de nombreux Algériens ordinaires qui se sont découvert des dons en science-fiction… inspirée de notre réalité.

Commentaires

  1. amine dit :

    Mort de rire, bonne analyse dont je partage complètement le point de vue.

  2. s.lamrous dit :

    Franchement, l’opération du lancement d’un satellite d’observation étudié et codifié par une équipe de spécialistes scientifiques algériens, est sans nul doute une véritable démonstration du savoir faire de nos compatriotes lorsqu’ils sont sollicités et libérés de toutes contraintes.C’est dire que la matière grise existe bel et bien dans notre pays, encore faut-il engager une opération judicieuse de récupération d’une très bonne partie de notre élite engagée avec des pays étrangers et enfin l’encourager à servir plutôt leur pays d’origine. Cependant, je m’autorise à douter un moment de la volonté de nos gouvernants qui ont permis ce programme gigantesque par sa science et son cout certainement onéreux, si ce n’est que pour une utilisation de surveillance des divers déplacements des algériens.Ce qui ne nous étonnerait pas , connaissant les desseins des véritables propriétaires de ce pays qu’est l’Algérie, cette option, comme l’a souligné l’auteur de ce texte,n’est pas à écarter.
    En tout cas,concernant nos équipes scientifiques, je continue de croire qu’elle a accompli une prouesse prestigieuse et que cela mettre de l’eau à la bouche de nos pays voisins lesquels, nous verront d’un meilleur œil sachant que ces derniers se sont de tout temps prétendus être les meilleurs que nous dans le domaine scientifique.
    Pour finir, je voudrais dire un grand bravo à nos scientifiques et leur souhaite par la même occasion d’autres réussites dans le domaine de la recherche spatiale.Si beaucoup d’opportunités leurs sont attribués,gageons que nous aurons un jour nos fusées et nos rampes de lancement vers l’espace.Pourquoi pas,car si les richesses de notre pays étaient utilisées à bon escient, un programme spatial typiquement algérien serait envisageable! Mais d’ici là, permettons-nous quand même d’en rêver et d’alunir tout en dormant! Le rêve est permis car c’est une ile où tout le monde peut faire escale!Pourquoi pas nous les algériens démocrates!!!!!

  3. EL HADI dit :

    je préfere les chimères des années soixante aux « rêves » actuels ; je préfre garder dans ma tête le souvenir de cete tôle , réplique de la fuséee americaine qui dominait le vieux quartier du chateau neuf et nous incitait à travailler pour éssayer d’atteindre le niveau des américains , je préfere garder dans dans ma tête les souvenirs de cette voiture baptisée MINA promise pour les années soixante et qui n’a jamais vu le jour je préfere garder comme souvenir ces grands lycées comme Amara Rachid , El Idrissi , l’Emir , Hssiba Ben Bouali ou El Mokrani qui formaient des têtes bien faites , bien pleines et bien pensantes qui aspiraient à un avenir radieux pour le pays qu’elles vénéraient ,je préfere me souvenir du temps ou on enseignait la philosophie sans restriction y compris la philosophie musulmane par un grand monsieur ( professeur JOUNAIDI)je préfere me souvenir de cette université encore libre et rayonnante des années soixante , je prefere encore et encore me souvenir de cette jeunesse humble rebelle et en même temps respectueuse des valeurs universelles et défendant dignement ses acquis hitoriques et culturels je préfere me souvenir du temps ou Alger était belle et ses rues nettoyées quotiennement à grande eau alors que le pays n’avait pas les moyens financiers dont il dispose maitenant . J’aurais préféré manifesté ma fierté pour des réalisations récentes si elles n’&taient entachées de détournement de fonds , si les autoroutes étaient réalisées par une main d’oeuvre algérienne et non chinoise ou autre . L’algérien a les capacités morale et intellectuelles pour rivaliser avec les citoyens des pays développés à condition qu’on lui rende la joie de vivre , de s’exprimer et surtout d’agir et qu’on marginalise les  » capacitaires » des années soixante dix qui se sont octroyés les pouvoirs de décision dans les entrprises à la place des vrais universitaires.

  4. LAHLALI dit :

    A vous entendre, nous avons une véritable NASA chez nous et nous ne le savons pas ! Balivernes que toute cette aventure spatiale ! Notre agence spatiale n’est rien d’autre qu’une administration budgétivore qui croupit à Alger au lieu d’établir son siège à Tamanrasset pour se consacrer à la science et attirer les meilleurs spécialistes. Après le lancement du 1er satellite « algérien » fabriqué par des étrangers (anglais je crois), le gouvernement algérien, dans un excès de suffisance bien de chez nous, a créé, tambours battants, l’Agence spatiale algérienne avec gros budget et siège à Alger. Du coup, le Centre spatial d’Arzew, s’est vidé de ses spécialistes, attirés (légitimement) par une carrière bureaucratique dans la capitale, bien mieux rémunérée que la carrière scientifique. A partir de là, il fallait à tout prix trouver une nouvelle formule pour lancer un 2ème satellite, puis plus tard un 3ème, etc… fabriqués par des étrangers bien sûr. Mais dans quel but et à quelle fin sinon de continuer à titiller l’ego algérien !

  5. Djamal dit :

    Vous ecrivez bien et vos ecrits sont sincères.

  6. El Erg Echergui dit :

    @ s. lamrous

    Vous avez bien fait d’évoquer la réaction de nos voisins, suite à l’information du lancement d’un satellite « algérien ». Il serait intéressant de voir quelle serait en effet la riposte marocaine, en particulier, à cette nouvelle « provocation » algérienne. Est-ce que le Maroc, notre rival régional, se laissera distancer « scientifiquement » et se résigner à la possibilité que l’Algérie puisse avoir les moyens d’espionner tranquillement son territoire ou relèvera-t-il le défi de la « maîtrise des satellites spatiaux . Il n’est pas absurde de penser que le makhzen s’active déjà pour examiner la nouvelle donnée et de voir dans quelle mesure le Maroc pourrait emboîter le pas à l’Algérie et la dépasser dans ce domaine stratégique. Pour les deux pays, un tel projet, même limité et dont l’avenir demeure incertain, a certainement un impact politique et militaire sur les relations entre les deux pays et leur course éperdue au leadership régional. Imaginez les conséquences sur l’état d’esprit de l’Etat-major de l’armée algérienne et sur ses troupes si ils apprenaient un jour que le Maroc s’est doté des moyens techniques inaccessibles pour surveiller tous ses mouvements terrestres et aériens. Ce sera la catastrophe.

    @El Hadi

    J’aurai moi aussi aimé voir se concrétiser vos vœux et vos aspirations qui sont ceux de tout citoyen honnête, fier et intègre qui aime profondément son pays, mais que faire quand le peuple est soumis à un dictat implacable qui marginalise les compétences et favorise la pourriture. Je pense que parmi le brouillard épais qui couvre l’Algérie, il est de notre devoir de ne pas désespérer et de ne pas céder à la sinistrose qui nous conduit à voir le mal partout. On ne peut pas humainement jeter l’opprobre sur la communauté scientifique pour la seule raison que ses financements viennent d’un Etat autoritaire et corrompu. Et même si un fonctionnaire véreux profite de sa position dans un organisme scientifique pour se livrer à des détournements de fonds, il serait hasardeux, à mon sens, de faire porter la responsabilité à toute la communauté scientifique. Un grand nombre d’organismes scientifiques algériens ont été épargnés jusque-là par les scandales de corruptions. Enfin, personnellement, je pense que malgré les grandes occasions manquées depuis l’indépendance, une Algérie avec une junte militaire exécrable et une grande autoroute vaut mieux qu’une Algérie avec une junte militaire exécrable tout court.
    De toute façon l’argent serait dilapidé d’une façon ou d’une autre, autant qu’il soit injecté dans des projets d’intérêts publics qui renforcent les bases de la nation.

    @ Lahlali

    L’Algérie n’a pas une NASA, ce sont peut-être les flagorneurs du régime qui le laissent entendre. Mais, il faut bien commencer par quelque chose dans ce domaine. C’est ce que fait l’agence spatiale algérienne qui est à son stade embryonnaire. Moi, je ne peux pas brocarder ses chercheurs par ce qu’ils tentent de réaliser quelque chose de vraiment sérieux et je ne laisserai pas le complexe d’infériorité par rapport aux grandes nations m’envahir. Le satellite « envoyé » par l’Algérie, n’est pas algérien puisqu’il a été conçu et monté en France. Le programme de l’agence spatiale n’est que dans le stade de l’exploitation de tel engin. Ce n’est pas une mince affaire, mais je crois que l’équipe de l’Agence est en train de gagner ce défi. Laissons les faire, pourquoi étouffer l’espoir dans l’œuf ? D’autant plus qu’ils prévoient, dans une prochaine étape, monter ces engins en Algérie. L’Iran a bien lancé ses propres satellites, alors pourquoi pas l’Algérie ?

    Merci à toutes et à tous

  7. El Erg Echergui dit :

    Merci à @Djamel

  8. s.lamrous dit :

    @camarade erg chergui
    en effet comme tu l’as souligné,les régents du Makhzen seront tentés d’essayer de comprendre les desseins de notre pays après le lancement de ce petit satellite d’observation!Le royaume chérifien, s’empressera de demander l’aide de son protecteur en l’occurrence la France pour se lancer immédiatement dans la recherche spatiale. Avec l’affaire sahraoui que notre pays soutient pour son indépendance, nul doute que le royaume chérifien aurait tout à faire pour surveiller les déplacements de troupes algériennes.

  9. LAHLALI dit :

    M. El Erg Echergui.
    Pourquoi pas l’Algérie, en effet ? Vous avez parfaitement raison d’espérer et moi avec vous. Et pas seulement en matière spatiale mais dans tous les autres domaines, oui, pourquoi pas mon pays, pourquoi pas les algériens mes frères, pourquoi pas mes propres enfants ? Malheureusement, il y a cette réalité obstinée qui nous refroidit à chaque tentative d’espérance. Sans vouloir avoir raison absolument ni polémiquer, j’aimerai encore répondre à la mise au point que vous m’avez adressée.
    1. Je ne brocarde pas et n’ai jamais brocardé les scientifiques algériens. J’ai trop d’estime pour eux pour oser une critique déplacée. Pour les avoir approchés, je les trouve formidables : ils sont compétents et modestes pour la plupart. Ceux qui ont choisi de rester en Algérie malgré le peu de considération dont ils jouissent de la part des pouvoirs publics, notamment en termes de salaires et de conditions de travail (comparez avec les députés et les footballeurs par exemple), ceux qui choisi de rester donc devraient à mes yeux être primés et décorés. Les autres, ceux qui ont choisi de quitter le pays pour des cieux plus cléments ne sont pas à blâmer non plus car il est légitime qu’ils cherchent à s’épanouir aussi bien au plan professionnel que matériel.
    2. Je ne cultive pas de sentiment d’infériorité et ne cherche pas non plus à étouffer l’espoir ; j’estime seulement qu’il est vain (mortel dirait Benabi) de se nourrir d’illusions. Pensez-vous qu’au motif de ne pas décourager un chercheur, il faille travestir la réalité ?
    3. S’agissant de « nos » satellites, ce sont des engins fabriqués et lancés à l’étranger. Je ne sais pas dans quelle mesure nos chercheurs ont été associés à leur fabrication mais je reste septique quant à la réalité d’un transfert de technologie.
    4. L’exploitation des satellites lancés est, si je ne m’abuse, une opération essentiellement commerciale (photographie, téléphonie, télévision, hydraulique), car il faut bien rentabiliser ces engins. Avons-nous sur ce point un bilan du 1er satellite ?
    5. L’Agence spatiale algérienne n’est pas au stade embryonnaire. Elle existe depuis 7 ans environ et avant elle et encore maintenant le Centre spatial d’Arzew qui gère les 2 satellites algériens. L’Agence est une administration dont la création obéit à des considérations autres que scientifiques (besoin de propagande interne et politique de prestige). Je dirai même plus : sa création a freiné le développement du Centre spatial d’Arzew.
    6. Les marocains et même les tunisiens, avec le peu de moyens dont ils disposent avancent lentement et discrètement. Il n’est exclu qu’un jour nous importions de la technologie chez eux. Nos satellites ne les inquiètent pas outre mesure. Il y en a tellement dans le ciel qui offrent de meilleurs services que les nôtres !
    7. Vous citez l’Iran et vous savez, monsieur, que les dirigeants de ce pays ont des objectifs et une détermination claire qui a fait reculer Israel et les texans.
    7. Nos dirigeants, nos scientifiques, nous-mêmes, gagnerions à être moins exubérants car il n’y a vraiment pas de quoi être fiers. Les peuples de la planète nous regardent.
    Cordialement et sans passion.

  10. s.lamrous dit :

    @ El Hadi

    Camarade, tu réveilles en moi des souvenirs si merveilleux que cela me serre vraiment la gorge! tu évoques les années passées dans la quiétude totale où on espérait une Algérie prospère, soutenue essentiellement par ses enfants, ceux issus de la révolution!Mais hélas, ceci n’est que rêverie!Car tout de suite après la promulgation de l’indépendance, sont venus des perturbateurs de rêves pour nous offrir que dictature et mépris!
    Oui camarade, il m’arrive aussi de rêver tout comme toi, et lorsque je me réveille, je suis mis soudainement face à une réalité obscure et exécrable.
    Quel bel espoir avions-nous au lendemain de l’indépendance! Nous étions tout plein d’enthousiasme , fiers de nos libérateurs ! Hélas, tout n’était que chimère et voilà où nous en sommes actuellement !

  11. amine dit :

    J’ai pas connu l’Algérie des années 1960, celle de mes parents, mes à travers leurs récits et à travers ce que j’ai pu lire je l’imagine tellement belle, respectueuse des valeurs et pleine d’espoir.

    Faites du commentaire d’el hadi un article à lire, permettons aux milliers de lecteurs de partager ce rêve !!

    Et dire qu’on est nombreux à aimer sincèrement notre pays et qu’on veut le voir réussir, mais qu’est il manque pour enclencher ce processus qui nous fera sortir de ce coma profond ? c’est quoi le déclic qu’on est entrain d’attendre ?

  12. EL HADI dit :

    Amine

    c’est avec une grande émotion que j’ai lu (en retard ) votre commentaire et je devine le milieu dans lequel vous avez grandi certainement débordant de noblesse et de sincérité ,félicitations pour vos parents . Quaut au déclic il sera enclenché le jour ou les boulimiques qui se sont accaparés le pouvoir de décision ,soient capables de lire et d »analyser les fables de JEAN DE LA FONTAINE par exzemple le boeuf et la grenouille ,le lièvre et la tortue ou de lire ABOULOULA EL MAARI ou encore MONTAIGNE ;le jour ou les responsables (irresponsables) arretent leur paranoia , de nous faire croire que tout le monde nous en veut et de manipuler l’histoire de tout un peuple pour des besoins bassement materiels …..

  13. le perfide dit :

    les algeriens sont merveilleux …mais ils ne se rendent pas compte qu’a travers leurs ecrits que le niveau , la qualite, le style ,la maitrise de a syntaxe ainsi que la profondeur de leurs analyses sont extraordinaires ..dans la langue de moliere et que les francais eux meme ne pourraient rivaliser avec eux…..merci a no commentateurs pour ici prersents de’etre notre fierté et que meme dans la bouse et la pourriture des fleurs d’une grande beauté peuvent encore pousser …vous ne vous rendez pas compte messieurs des années 60/70 de la poprtée pedaguogiques de vos ciselures et de vos contributions « artistiques  » d’ue telle beauté en ces temps de cretinismes gouvernementaux….l’espoir est encore permis a lire vos chefs d’oeuvres journalistiques et analytiques..!!

  14. B. Amar dit :

    «Enfin, personnellement, je pense que malgré les grandes occasions manquées depuis l’indépendance, une Algérie avec une junte militaire exécrable et une grande autoroute vaut mieux qu’une Algérie avec une junte militaire exécrable tout court. »
    Ces propos relèvent de l’acoquinement avec le mal, car une junte militaire, telle que désignée dans les deux cas, restera toujours une junte militaire honnie par le peuple. Les hommes doués de sens n’accepteraient en aucun cas d’être dirigés par une junte militaire pour la simple raison qu’une junte fait partie de l’axe de la dictature pure et dure. Donc, autoroute ou pas, une junte militaire n’est bonne qu’a être combattue par les hommes épris de liberté.

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