ALGÉRIE: Interdiction et répression brutale du rassemblement des mères de disparu(e)s

nacera.jpgLa Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées (FEMED) condamne l’interdiction avant-hier du rassemblement hebdomadaire des mères de disparu(e)s et déplore la violence exercée à leur encontre. Ce rassemblement est organisé depuis 12 ans par le Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie (CFDA) et Sos Disparu(e)s, associations membres de la FEMED. 

Comme tous les mercredis depuis le 2 août 1998, les mères de disparu(e)s devaient se rassembler pacifiquement sur la place Addis Abeba à Alger, devant la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH), pour exiger leur droit à la Vérité, à la justice et à la réparation pleine et entière. 

Or, le matin du 4 août 2010, des policiers et des gendarmes, massivement déployés, avaient bouclé toutes les voies d’accès à ce lieu symbolisant la longue résistance de ces femmes.

 Durant près de deux heures, les mères ont tenté d’accéder à leur lieu de rassemblement alors que les forces de l’ordre les repoussaient violemment vers le bas du Palais des Peuples, les agents n’ayant pas hésité à les rouer de coups malgré l’âge avancé de la majorité d’entre elles. 

Cette interdiction reflète la volonté ouvertement affichée de l’Etat Algérien de vouloir clore définitivement le dossier des disparu(e)s, en réduisant au silence leurs familles et en multipliant les déclarations honteuses, insultes à leur interminable souffrance.
La FEMED dénonce fermement cette répression de plus qui a pour but d’éradiquer l’action des mères de disparu(e)s en Algérie. 

 La FEMED exhorte les plus hautes autorités algériennes à respecter la liberté d’expression, de réunion pacifique et de manifestation publique des familles de disparu(e)s, conformément aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme et des instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par l’Algérie.
 

A Paris, le 6 août 2010 

Rachid El Manouzi 

Secrétaire Général de la FEMED

P/la FEMED
Nassera Dutour
Présidente
0033(0)1 43 44 87 82
femed@disparitions-euromed.org

Commentaires

  1. amazigh dit :

    Bonjour à toutes les mères de disparus,
    Je comprends votre acharnement, ne lâchez pas prise.Continuez votre combat pour le repos éternel de vos chers disparus.Ces gangsters qui étouffent le pays ne comrennent qu’une chose:l’acharnement et ne craignent que l’image dégradée qu’ils donnent à l’occident.Courage dans votre lutte contre ces assassins.

  2. S.M dit :

    Association Nationale des Familles des Disparus (ANFD)

    Communiqué

    L’absence du gouvernement sur le terrain, relevée par la presse, ne semble pas concerner le nouveau Ministre de l’intérieur.

    Tôt le matin du 04 août un impressionnant dispositif policier a été mis en place sur toutes les artères menant au siège de la CNPPDH pour empêcher les familles de disparus de tenir leur rassemblement hebdomadaire.

    La violence et les propos haineux des membres des services de répression renseignent sur la détermination du Ministre de l’Intérieur d’en finir avec l’unique espace de solidarité et de revendication des familles. Les attaques contres le rassemblement visent à faire croire à l’opinion publique que l’humiliant dispositif d’indemnisation imposé à certaines épouses « isolées » ne peut venir à bout de la profonde injustice infligée aux familles.

    L’ANFD dénonce avec force la répression et les tentatives d’interdire le rassemblement hebdomadaire des familles. Elle s’élève contre les mensonges récurrents du président de la CNPPDH qui en déclarant, le même jour, que seule une poignée de familles « persistent » à refuser les indemnisations, appelle à la répression et réduit le drame des familles à des considérations financières indignent de sa profession.

    L’ANFD réaffirme qu’aucune réconciliation ne peut être viable en l’absence de transparence, du respect des libertés et de la démocratie. Le combat pour la vérité et la justice est avant tout un combat pour la dignité et la mémoire.

    Alger, le 05 Août 2010
    Le Bureau National de l’ANFD

  3. NETIZEN dit :

    Le système robotique algérien réagit d’une manière très bizarre en dirais qu’il est atteint d’un Verus spécifique à raison que l’anti- virus’ kaspersky ‘ n’a pas pus l’éliminer.
    D’un coté ce pouvoir empêche toute sorte de rassemblement pacifique par malheur des mères qui n’ont pas pu oublier ses chères fils ou maris kidnappés par ce pouvoir redoutable durant leur sal boulot, et qui veulent savoir au moins la vérité et le sort de leur victimes.
    Ça fait douze ans, personne soit dans le pouvoir délégué ou le pouvoir réel a écouté leur appelle ou au moins a dénoncé officiellement ces crimes cruels commis par les services de l’ordre.
    En contre parti ce pouvoir même, va abriter le séminaire international sur les prisonniers palestiniens en Israël qui sera organisé le 28,29,et 30 novembre et le la pire des choses que le président de la commission des(soit disant) droits de l’homme Farouk Ksentini et des juristes seront parmi eux, pour alarmer la communauté internationale d’agir et mettre fin aux crimes israéliens qui sont en réalité moins dramatiques que les nôtres. Je me demande ; pourquoi au q’un séminaire pareil n’a été tenu pour la cause des algériens ? c’est un mystère !

  4. NARMOTARD dit :

    « Algérie: Interdiction et répression brutale du rassemblement des mères de disparu(e)s », dites-vous.

    Abondant dans le sens pertinent de « amazigh », je dis ceci: Après avoir fait disparaître arbitrairement des personnes qui doivent êtres considérées innocentes jusqu’à preuve du contraire, les lâches agresseurs criminels contre l’humanité, se réfugient soit dans les arcanes du régime de la RADP, ou bien au sein des groupes armés intégristes. Ils s’acharnent aujourd’hui sur les famillles de victimes qui sont elles-mêmes victimes dans leur chair et qui, courageusement, revendiquent légitimement et pacifiquement un procès juste, toute la vérité, une compensation équitable et un deuil digne.

    Non satisfait de son illégitimité originelle qui appelle normalement sa démission en bloc, le pouvoir politique d la RADP s’obstine et persévère dans ses exactions, dans le déni du droit et des droits constitutionnels du citoyen, et dans la violation violente des libertés démocratiques.

    Ce régime se prépare ainsi à une fin similaire à celle des anciennes républiques populaires de l’ex-URSS, sinon à celle infamante du général Pinochet ou des Khmers rouges.

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