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Qu’il pleuve ou qu’il vente ou sous un soleil de plomb … nous serons toujours là !

disparus11300x224.jpgSous une pluie battante, malgré la présence des forces de l’ordre qui les attendaient, les familles de disparus n’ont pas hésité encore une fois à braver les interdits.

Déterminées à défendre la place qu’elles se sont appropriées voilà 12 ans, pour que leurs revendications ne soient pas oubliées, pour qu’elles ne soient pas oubliées, les familles de disparus répondant à l’appel de l’association SOS Disparus ont une fois de plus tenté de rejoindre la place Addis Abeba.

Usant du même stratège que les fois précédentes, elles ont emprunté les ruelles pour accéder à la CNCPPDH, mais cette fois ci, elles avaient changé l’heure du rassemblement qui était fixée à 13 heures au lieu de 10 heures du matin comme depuis 12 ans.

Cependant, les policiers étaient aux aguets et dès que les familles se sont approchées de la CNCPPDH, sous forme d’un groupe guidé par la présidente de l’association SOS Disparus et accompagnées de leur avocat, ils se sont précipités pour empêcher le rassemblement en prévenant les familles et les proches de disparus qu’ils n’allaient pas hésiter à utiliser la force. 

Ainsi, le même scénario d’interdiction s’est répété, pour la 3ème fois, et si les violences ont été moindres, les policiers affichaient une volonté ferme d’empêcher le rassemblement et ont contraint les familles à monter dans le bus pour les évacuer plus rapidement.

Les mères ont tenté en vain de convaincre les policiers de leur droit sacré à ce rassemblement hebdomadaire et elles ont expliqué qu’il n’était pas question d’abandonner sans que la vérité soit révélée sur les disparus, victimes des arrestations arbitraires  par les agents de l’Etat.

Un fait inédit s’est produit lors de cette tentative de rassemblement. Des personnes ont scandé de leurs balcons « On est avec vous ! ». Les mères se sont senties encouragées par cette marque de solidarité impromptue. Des signes de solidarité s’étaient déjà manifestés par le passé par des personnes en voiture, qui klaxonnaient ou levaient les bras au ciel en voyant les mères… Mais jamais aussi directement par la population…

D’autres marques de solidarité ont été apportées par la participation de la présidente de l’association Djazairouna, des membres du FFS, et d’autres militants venus participer à ce rassemblement.

Cependant, les familles n’ont pas eu d’autre choix que de retourner chez elles. Mais elles ont fixé un autre rendez-vous, déterminées à continuer le combat pour la vérité et la justice et à ne pas céder.

Commentaires

  1. shalg dit :

    on est de tout coeur avec vous, à bas ce régime de criminels !!!!!!!!

  2. ivehriyen dit :

    On se crée un petit brin d’espoir dans des vieilles msaken. Au lieu d’être à l’avant-garde de cette revendication, on les encourage du balcon. Je me souviens de ses algérois qui nous regardent de leurs balcons pendant les marches de la décennie noir.
    Des fois je crois ceux qui avancent l’idée que nous ne sommes pas assez cultivés pour assumer la démocratie.

  3. NETIZEN dit :

    Nous savons bien que des centaines de milliers d’algériens et algériennes ont l’ambition de sortir à la rue pour manifester contre des violations inédites et indéniables des droits humains utilisées par les forces armées lors de la guerre civil. Malheureusement l’état de siège empêche toute sorte de ce genre de manifestation.
    Nous félicitons ces femmes intrépides et lucides qui n’ont pas cessé de se rassembler près du : CNCPPDH, ça fait douze ans, malgré l’Agressivité des agents de police qui normalement doivent soutenir leurs protestations et partager leur chagrin.
    Salutation chères mères continuez avec patience, et ne jamais désespérer pour connaître la vérité de vos enfants ou maris et dévoiler ce système policier, sanglant et mafieux.
    il viendra le jour ou la démocratie sera instaurée, la vérité sera su, et la justice sera faite.

  4. El Erg Echergui dit :

    Le voile qui sépare le peuple de la vérité finira par se déchirer.

    Ce sont des femmes d’un grand courage. Elles sont les seules à affronter la chape de plomb qui s’est abattue sur tout un pays depuis presque 20 ans. Elles sont les seules à troubler le sommeil du « général » de la mort, Medienne et son armée des seigneurs de la sale guerre, et le sommeil de Bouteflika et sa suite interminable de valets. Elles se rassemblent pacifiquement en défiant le pouvoir arbitraire et ses mensonges, en défiant les lois scélérates pondues par Bouteflika pour effacer de notre mémoire d’un trait de gomme tous les crimes et les carnages qui ont endeuillé notre terre.

    Leur rassemblement et leur détermination sont la meilleure réponse aux insultes du président à qui elles font honte devant le monde avec leurs larmes et leurs cris de détresse. La brutalité policière utilisée contre « ces pleurnicheuses », dernièrement, explique bien cette honte puisque les raisons invoquées étaient « la présence de personnes étrangères » parmi leur mouvement pendant un précédent sit-in. Trois personnes étrangères ont fait trembler le régime algérien. Un motif, ô combien révélateur, qui, comble de l’ironie, est transmis par la bouche même de maître Ksentini, celui qui, à tout propos, prétend que l’Algérie est un pays modèle de la démocratie et que les droits de l’Homme y sont respectés. Mais la honte n’explique pas tout. La volonté de cacher « ces pleurnicheuses » au regard du monde entier traduit la peur du régime de voir la communauté internationale s’indigner du traitement que l’Algérie a réservé aux très nombreux cas de violations des droits d’Homme et crimes contre l’humanité. Il a peur que le monde s’immisce dans les dossiers des disparues et des massacres perpétrés en Algérie. Trois personnes étrangères ont fait trembler le régime algérien. Résultat, les « pleurnicheuses » sont molestées sans état d’âme par la police d’un nouveau venu qui a donné l’ordre à ses policiers de traiter les Algériens avec dignité. Comme si la conscience d’un général algérien résiste à la tension.

    Bouteflika n’est peut-être pas insensible à leur douleur. Il se trouve seulement dans une position très délicate qui le contraint à imposer par la force ou la subornation, le silence de celles qui n’ont que des larmes comme arme. Le seul pouvoir dont il dispose dans ces affaires de sécurité, est de réprimer la partie la plus faible. Il n’osera pas regarder ailleurs, c’est trop dangereux en plus qu’il serait ingrat envers ceux qui l’ont aidé de réaliser son rêve de président. Et puisqu’elles résistent à sa volonté et mettent en péril toutes ses campagnes de mensonges, il ne les supporte pas : elles lui rappellent trop sa honte de lui-même d’être incapable d’être juste et fort, d’être les trois quarts de président qui ne peut agir et gouverner ce pays que dans le sens voulu ou autorisé par ceux qui sont plus forts que lui. Elles lui rappellent trop son impuissance d’être un grand président dont l’histoire se souviendra longtemps. Elles lui rappellent son incapacité d’assumer son devoir de protéger la population contre les dérives d’une armée détournée de sa vocation républicaine en tombant sous le contrôle d’une bande d’assassins. Il le sait bien, car le moindre dossier d’un disparu ouvert et la boîte de Pandore s’ouvrira en dégageant une odeur infecte qui se répandra sur toute l’Algérie. Il l’a bien dit toute vérité n’est pas bonne à dire, même s’il s’agit de 10 000 disparus. Jusqu’à quand ce mépris de la vie humaine et cette impunité odieuse.

    Ces mères qui ne fléchissent pas devant la puissance de l’Etat pour revendiquer un droit fondamental, celui de la vérité et la justice, pour eux et pour le peuple, sont don le symbole palpable et vivant d’un président semi-employé par les généraux. Par son refus de satisfaire leurs revendications légitimes, il montre qu’il n’est pas digne de la magistrature suprême. Il n’est pas capable de conduire un pays sans se soumettre aux lignes rouges tracées par l’armée ou sans fermer les yeux sur la manière dont les généraux ont conduit la guerre contre le terrorisme lors de la décennie rouge. Pour mieux camoufler sa honte, il appelle son silence et sa crainte « l’équilibre des pouvoirs » alors que le peuple y voit un équilibre de la terreur qui le prend en otage.

    Devant la démission lâche des intellectuels, devant la trahison des hommes « historiques » et devant la soumission des forces « vives », ces femmes, dont la plupart sont vieilles, sont l’un des rares bastions qui revendiquent encore la vérité en Algérie. Que Dieu fasse qu’elles la connaissent avant qu’elles soient rappelées à Lui.

  5. révoltédu2 mars 1937 dit :

    rien ne pourra être cacher éternellement la vérité véra le jour et les familles feront leur deuil;

    les bourreaux serrant trainé en justice

  6. s.lamrous dit :

    Le cri de détresse lancé par les familles des disparus ne semble pas bousculer les tympans toujours drus de nos responsables politiques!Pourtant ,ces dernières ne font que demander le droit de savoir le sort qui a été réservé à leurs progénitures!
    Même les populations semblent se réfugier dans un silence complice qui les trahit de plus en plus!Ils oublient que chacun d’entre nous peut lui être réservé un tour pareil!
    Ces familles armées d’un courage et d’une ténacité sans faille sont décidées à rechercher la Vérité où qu’elle soit terrée.Elles méritent encouragements et aides!

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