Le FIS a trahi le Contrat national !*

abassi.jpgMamar Boudersa pour « Algérie Politique » 

Réponse à Zara,

Ce nom ne me dit absolument rien. Comme vous avez réagi à ma contribution en me collant des étiquettes nombreuses qui vous conviennent absolument. Merci pour toutes ces étiquettes commerciales politiques dans un pays, où seule la violence est mise en évidence. Je n’ai rien contre personne. Je ne suis pas subjectif. Le témoignage de l’ancien Premier ministre, Brahimi est là. Il relate la relation entre le pouvoir et Ali Belhadj en octobre 1988. Le FIS n’existe pas encore. Vous faites des déductions personnelles, selon lesquelles j’enverrai les “islamistes” au goulag. Tout le peuple algérien vit le goulag. Toute l’Algérie est un désert. Tout le peuple algérien est privé de liberté et de droit.

Est-ce que le témoignage de l’ancien Premier ministre sur la relation pouvoir-Ali Belhadj vous dérange ? Quant à l’économie de guerre, sachez que vous ne la comprenez pas. Elle est une réponse à l’économie du gaspillage. Le départ de Belaid Abdesselam a été décidé par Paris et exécuté en Algérie, car il refusait le ré-échelonnement de la dette extérieure qui a consacré la vol des richesses nationales. Je n’ai pas écrit et publié durant le règne du parti unique, mais bien après. Je vous signale que je ne suis membre d’aucun parti boulitique. Je milite pour une solution pacifique et démocratique à la crise politique. Je suis contre l’accès au pouvoir par la terreur, la fraude et la violence, comme je suis contre le maintien au pouvoir par les mêmes méthodes.

Au-delà des personnes, le FIS, ou ce qui reste est partisan de Bouteflika qui n’a résolu aucun problème, ni celui des disparus, ni celui des exilés, ni l’état d’urgence, ni la vérité et la justice, ni le jugement des criminels. Il a instauré l’impunité. Alors, documentez-vous, informez-vous à la source et n’écrivez pas ce que vous avez entendu sans avoir la preuve. Il faut respecter le lecteur et ne pas le tromper par des mensonges montés de toutes pièces ou des affirmations sans preuve, c’est-à-dire du dogmatisme. Un dogmatique est inaccessible à la raison. Et celui qui n’a pas la raison ne peut accéder à la vérité et à la justice. Si vous lisez les mémoires de Nezzar, vous apprendrez que c’est la France qui a décidé d’annuler le 2ème tour et ses valets ont exécuté la décision. Puisque vous semblez sympathiser avec le FIS, pourquoi il a trahi le Contrat national ?

* Titre tiré de l’article par El Mouhtarem

Commentaires

  1. azyz dit :

    voulez-vous nous éclairer sur ce que contenait le contrat national , et il a été conclu entre qui ?
    on ignore bcp de choses !
    merci

  2. fatma dit :

    ce qui me desole c’est que ces les interets personnels qui priment sur l’interet général et c’est pour cela que notre pays est en crise.un manque de formations terrible lAlgerie a un grand potentiel inexploitable au lieu de parler il faut agir car il faut que ca change

  3. idir dit :

    oui ,on sait tous que derrière le malheur de l’Algérie se cache la France !!! ils ne lâchent pas ( trop d’intérêts).
    déjà dès l’indépendance ils ont écartés les grosses têtes et installé les ânes!!!

  4. Votre nom...gjingis dit :

    l algerie n a jamais été la propreité des algeriens ,et ca c est un fait connu.le peuple algerien ne cesse d absorber le vinaigre par le nez.incarceré dans une prison a ciel ouvet .ceux qui sont plus au moin libres c est les serviteurs du neo colonialisme .les penseurs ,les cadres superieurs ont été soit liquidés soit virés a l etranger .malheuresement cette tehorie existe a ce jour .et le probleme de l Algerie demeure l un des plus compliqué de la planette .oui, a vue d oei tout va bien .mais le metastas se propage
    et les autorités font semblant que tout est sur la ligne.

  5. B. Amar dit :

    La découverte du pétrole dans le Sahara algérien en 1956 a prolongé la guerre de la Révolution du 1er Novembre, et donc cela a provoqué que l’indépendance soit venue tardivement. De 1956 à 1962, la France a eu tout son temps pour achever les vrais révolutionnaires et placer ses pions au pouvoir pour la sauvegarde de ses intérêts stratégiques. C’est pour cette raison que l’on ne devrait pas s’étonner quand à voir tout le personnel composant le système politique algérien aller se faire soigner en France. Le pétrole a été et est une malédiction pour le peuple algérien. Pensez –vous que l’Algérie serait dans cette catastrophe humiliante si Ben M’hidi et Abane sont encore vivants ?

  6. slam dit :

    Pourquoi le FIS a-t-il trahi le contrat national si ce n’est pour des conflits d’intérêts!La rédition de l’ AIS n’est pas tombé fortuitement, elle ne l’a été que suite à des négociations secrètes menées par les hommes du sérail et les chefs islamistes eux-mêmes commerçants.Quelques éléments du FIS dissous ne sont que des nervis au service d’un pouvoir totalitaire qui fait tout pour perdurer aux commandes de l’Algérie pseudo-indépendante.L’ombre de la France colonisatrice plane sur la gestion des affaires publiques algériennes;le colonisateur n’est en fait jamais sorti de notre pays car nos gouvernants se déplacent en France pour s’y faire soigner même d’une simple petite grippe de peur de ne pas être pris sérieusement en charge dans leur propre pays:question de confiance, il faut le dire sinon, comment expliquer que l’algérien d’en bas n’arrive pas à se faire délivrer une prise en charge pour soins spéciaux en FRANCE !

  7. NARMOTARD dit :

    « Le FIS a trahi le Contrat national », dites-vous.

    @ « azyz », j’apporte la réponse à sa judicieuse question:

    Le Contrat de Rome, dénommé  » La plate-forme de Rome » est une offre d’alternative au pouvoir, en crise d’illégitimité, par une véritable négociation politique entre les partis de l’opposition et les tenants du pouvoir de l’État algérien.

    Le texte de cette Plate-forme commence par:
     » Les partis de l’opposition algérienne, réunis à Rome auprès de la Communauté de San Egidio, déclarent en ce 13 janvier 1995: L’Algérie traverse aujoud’hui une épreuve tragique sans précédent… »

    Les signataires représentant cette opposition algérienne, sont respectivement:

    Pour le FFS: Hocine AÏT AHMED et Ahmed DJEDDAÏ;
    Pour le FLN: Abdelhamid MEHRI;
    Pour le FIS: Rabah KEBIR et Anouar HADDAM;
    Pour la LADDH: Abdennour ALI YAHIA;
    Pour le MDA: Ahmed BEN BELLA;
    Pour le PT: Louisa HANOUNE;
    Pour ENNAHDA: Abdallah DJABALLAH;
    Pour le JMC: Ahmed BEN MOHAMED.

    La plate-forme de Rome comprend six (06) chapitres:
    A- Cadre, valeurs et principes;
    B- Mesures devant précéder les négociations;
    C- Rétablissement de la paix;
    D- Le retour à la légalité constitutionnelle;
    E- Le retour à la souveraineté populaire;
    F- Garanties.

    Dans le chapitre A, treize (13) principes préalables, sans l’acceptation desquels aucune négociation ne serait viable:
    1- La déclaration du premier novembre 1954: « la restauration de l’État algérien souverain démocratique et social dans le cadre des principes de l’islam.
    2- Le rejet de la violence pour accéder ou se maintenir au pouvoir.
    3- Le rejet de toute dictaturequelle que soit sa nature ou sa forme et le droit du peuple à défendre ses institutions élues.
    4- Le respect et la promotion des droits de la personne humaine tels quénoncéspar la Déclaration universelle, les pacts internationaux sur les droits de l’homme, la convention internationale contre la torture et consacrée par les textes légaux.
    5- Le respect de l’alternance politique à travers le suffrage universel.
    6- Le respect de la légitimité populaire; les institutions librement élues ne peuvent être remises en cause que par la volonté populaire.
    7- La primauté de la loi légitime.
    8- La garantie des libertés fondamentales individuelles et collectives quels que soient la race, le sexe, la confession et la langue.
    9- La consécration du pluripartisme.
    10- La non implication de l’armée dans les affaires politiques; le retour à ses attributions constitutionnelles de sauvegarde de l’unité et de l’indivisibilité du territoire national.
    11- Les éléments constitutifs de la personnalité algérienne sont: l’islam, l’arabité et l’amazighité; la culture et les deux langues concourant au développement de cette personnalité doivent trouver dans ce cadre unificateur leur place et leur promotion institutionnelle, sans exclusion ni marginalisation.
    12- La séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.
    13- La liberté et le respect des confessions.

    Le deuxième chapitre énumère les sept (07) mesures devant précéder les négociations:
    1- La libération effective des responsables du FIS et de tous les détenus politiques; assurer aux dirigeants du FIS tous les moyens et garanties nécessaires, leur permettant de se réunir librement entre eux et avec tous ceux dont ils jugent la participation nécessaire à la prise de décisions.
    2- L’ouverture du champ politique et médiatique; l’annulation de la décision de dissolution du FIS; le plein rétablissement des activités de tous les partis.
    3- La levée des mesures d’interdiction et de suspension des journaux, des écrits et des livres, prises en application du dispositif d’exception.
    4- La cessation immédiate, effective et vérifiable de la pratique de la torture.
    5- L’arrêt des exécutions des peines capitales, des exécutions extrajudiciaires et des représailles contre la population civile.
    6- La condamnation et l’appel à la cessation des exactions et des attentats contre les civils, les étrangers et la destruction des biens publics.
    7- La constitution d’une commission indépendante pour enquêter sur ces actes de violence et les graves violations des Droits de l’homme.

    Dans le troisième chapitre, une dynamique nouvelle pour la paix implique un processus graduel, simultané et négocié.

    Le quatrième chapitre ou le retour à la légalité constitutionnelle: Les partis s’engagent à respecter la Constitution du 23 février 1989; son amendement ne peut se faire que par les voies constitutionnelles.

    Le cinquième chapitre traite du retour à la souveraineté populaire par la mise en place d’une Conférence nationale dotées de compétences réelles, composées du pouvoir effectif et des forces politiques représentatives.

    Le dernier et sixième chapitre évoque les garanties dont toutes les parties prenantes à la négociation sont en droit d’obtenir mutuellement, tout en gardant leur autonomie de décision.
    Elles s’opposent à toute ingérence dans les affaires internes de l’Algérie; dénoncent l’internationalisation de fait qui est le résultat de la politique d’affrontement menée par le pouvoir; décident de lancer une pétition internationale pour appuyer l’exigence d’une solution politique et pacifique en Algérie; décident de maintenir les contacts entre eux.

  8. NARMOTARD dit :

    Post sciptum: il faut joindre au MDA de Ben Bella, le nom de Khaled BENSMAIN, omis par inadvertance de ma part. Je m’en excuse.

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