Malgré l’interdiction, les familles de disparus ont arraché une demi heure de sit-in à Alger

disparus.jpgCe dimanche 5 septembre 2010, les familles de disparus se sont retrouvées devant le siège de la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’Homme (CNCPPDH) à Alger, lieu de rassemblement habituel des familles pour demander Vérité et Justice.

 

Depuis que les autorités ont interdit le rassemblement hebdomadaire du mercredi, les familles de disparus cherchent des solutions pour maintenir leur visibilité dans l’espace public. Pour faire diversion, elles ont choisi de se donner RDV le dimanche 5 septembre, jour particulier en ce mois de Ramadhan (Leilet el kadr).

Les familles se sont rendues devant la CNCPPDH dans la plus grande discrétion, empruntant un trajet détourné pour ne pas attirer l’attention des forces de l’ordre. Dès que le personnel de l’institution nationale des droits de l’Homme les a vues arriver, il s’est empressé de refermer le portail pour s’assurer qu’elles ne pénètrent pas dans la cours.

Cependant, l’objectif des familles étaient d’atteindre la placette Addis Abeba. Photos et slogans à l’appui, elles ont arraché une demi-heure de temps pour revendiquer liberté d’expression et crier Vérité et Justice.

Les policiers ont fini par arriver en force. Ils ont scruté les membres du rassemblement avec insistance en attendant l’ordre de les disperser. Les familles de disparus cette fois ci avaient décidé de ne pas s’opposer à la dispersion. A la première injonction des forces de l’ordre, les familles se sont éloignées de la placette dans le calme. Certes l’interdiction perdure, mais les familles ont regagné le siège de Sos Disparus fières d’avoir su faire leur apparition hebdomadaire une nouvelles fois.

Paris/ Alger, le 06 septembre 2010

Nassera Dutour

Porte-parole du CFDA

Commentaires

  1. NARMOTARD dit :

    « Malgré l’interdiction, les familles de disparus ont arraché une demi heure de sit-in à Alger, dites-vous.

    Malgré l’interdiction, nous, Algériennes et Algériens, avons le devoir de soutenir, par tous les moyens pacifiques, ces courageuses familles de disparu(e)s, dans leurs légitimes revendications de la vérité et de la justice, qui sont arbitrairement taxées d’illégales.

    Ce qui mérite d’être interdit, c’est précisément l’arrogance du patron de la CNCPPDH serviteur des lois scélérates et thuriféraire des décideurs incompétents et haineux.

    La démission honorable éviterait au premier, la condamnation du TPI (Tribunal pénal international) qui pend au nez des seconds.

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