Sahel: ouverture en Algérie d’une réunion sur la lutte anti-terroriste

chef.jpgUne réunion extraordinaire du Conseil des chefs d’état-major d’Algérie, du Mali, de Mauritanie et du Niger axée sur la lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel s’est ouverte dimanche à Tamanrasset (sud). Elle doit évoquer « la lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée et les phénomènes connexes », a déclaré à l’ouverture le chef d’état-major de l’armée algérienne Ahmed Gaïd Salah. Elle se tient après l’enlèvement au Niger, dans la nuit du 15 au 16 septembre, de sept personnes dont cinq Français, revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Les otages sont vivants et détenus dans le nord malien, non loin de la frontière algérienne, selon une source malienne très proche du dossier.

La rencontre doit permettre de « débattre les termes de notre coopération (afin de lui conférer) plus de maturité, lever les incompréhensions qui persistent et dégager les solutions idoines, en vue de renforcer l’action effective et concertée et atteindre, par-delà, les objectifs tracés dans notre stratégie de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée », a jouté le général Gaïd Salah.

Il s’est dit « persuadé que cette réunion va renforcer notre coopération et les liens de fraternité, de solidarité et de bon voisinage (pour) inspirer de nouvelles impulsions autour de notre objectif de pourchasser et de détruire le terrorisme ».

Une précédente réunion de ce type s’était tenue à Tamanrasset en août 2009, selon le ministère algérien de la Défense.

Un poste de commandement régional dans cette localité du désert algérien a été créé par Alger pour coordonner les activités de son armée, associée à celles de Mauritanie, du Mali et du Niger. AFP

Commentaires

  1. Ait Hamza dit :

    Selon l’Observatoire du nucléaire, l’enlèvement des sept français par AQMI serait une manœuvre de l’armée française
    Article placé le 25 sept 2010, par Mecanopolis

    Selon l’Observatoire du nucléaire, l’enlèvement des sept salariés d’Areva et de Vinci au Niger, le 16 septembre dernier, serait une manoeuvre tactique de l’armée française destinée à conserver la mainmise de la France sur les mines d’uranium nigériennes.

    C’est une dépêche du Journal du Dimanche, publiée mardi dernier, qui rapporte le communiqué de l’Observatoire du nucléaire. Le document développe l’hypothèse selon laquelle l’Etat-major français aurait volontairement facilité l’enlèvement des employés en abaissant son seuil de vigilance, pour ensuite donner l’impression de sévir, et ainsi conserver le monopole de mines convoitées par la Chine. « Cet enlèvement permet à la France d’intervenir militairement dans cette zone et de protéger ainsi son accès aux mines d’uranium. Il faut rappeler que la majorité des réacteurs nucléaires français sont alimentés par l’uranium du Niger. Or la Chine, elle aussi avide d’uranium, a intensifié sa présence au Niger et concurrence la France pour l’accès aux réserves d’uranium » expose l’observatoire. Il est en effet utile de rappeler que le projet d’Areva de mine géante à Imouraren est d’une importance majeure pour l’avenir de l’industrie nucléaire française. Qui plus est, un putsch a eu lieu début 2010 au Niger et les nouveaux dirigeants du pays semblent moins soumis à l’ancien pays colonisateur qu’est la France.

    Contacté par la rédaction de Mecanopolis, Stéphane Lhomme, directeur de l’Oservatoire du nucléaire, précise que si on « ne peut penser que les autorités françaises soient elles-mêmes à l’origine de la prise d’otage, par contre, le déroulement des faits poussent à se demander si tout n’a pas été préparé pour que cette prise d’otage si prévisible puisse se dérouler sans encombre ». « L’intervention de l’armée française au Niger a été organisée avec une étonnante rapidité. Il apparait d’ailleurs que les hommes et le matériel étaient prêts à l’avance à N’djamena (Tchad) ».

    « Areva et les autorités françaises ont en effet été averties par différents biais que des menaces pesaient sur les salariés des mines d’uranium au Niger. Or, non seulement les mesures nécessaires de protection n’ont pas été mises en oeuvre mais, au contraire, Areva semble avoir refusé l’aide des autorités du Niger», indique encore M. Lhomme, avant de conclure : « Toutes proportions gardées, cette Guerre du Niger pour l’uranium est le pendant de la Guerre du Golfe menée par les USA pour le pétrole. Il est une nouvelle fois démontré que, outre les risques d’accident et la production de déchets radioactifs, le nucléaire a aussi des conséquences très néfastes sur la démocratie. »

    Réda B., pour Mecanopolis

  2. DDa OMAR d'Alger dit :

    A travers ce commentaire,il apparaît clairement que la France cherche à renforcer sa présence au Niger pour continuer à exploiter les minerais d’uranium qui furent les leurs depuis l’accord signé avec les nigériens en 1960 ,date à laquelle leur pays accéda à l’indépendance.Cet accord fut un préalable important pour la décolonisation française du Niger.
    La France ne faisant plus cavalier seul dans ce pays,suite au dernier coup d’état qui a vu Mamadou Tandja quitter le pouvoir et remplacé par une junte militaire qui fait défaut aux autorités françaises!Aussi,suite aux convoitises de la Chine concernant l’uranium,les français ont toutes les raisons de se battre,de fomenter des stratagèmes pour reconquérir leur suprématie au Niger quitte à monter vraisemblablement le coup de kidnapping de cinq français travaillant pour AREVA leader mondial du nucléaire!
    Dans cette affaire, beaucoup de relents de manipulation sont ressentis à travers toutes les opérations orchestrées par la France!

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