Un actionnaire majeur de VimpelCom se montre très circonspect sur la fusion avec Orascom

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Détenteur de 36% des parts de VimpleCom, le patron du norvégien Telenor, Jon Fredrik Baksaas, se montre peu emballé par la fusion avec Orascom Telecom Holding (OTH).  Outre un gonflement substantiel de la dette du nouveau groupe, le norvégien met en avant les difficultés liées à l’actif Djezzy que le « gouvernement cherche à nationaliser ». En partie seulement puisque depuis lundi le rachat à 100% de Djezzy n’est plus l’option unique.

Le DG du norvégien Telenor, l’un des principaux actionnaires de l’opérateur russe Vimpelcom, est circonspect quant au projet d’acquisition de l’égyptien Orascom. Jon Fredrik Baksaas l’a exprimé dans un entretien publié ce mercredi par le  quotidien économique russe Vedomosti, en se disant sceptique quand à la réussite du projet d’acquisition de l’opérateur égyptien Orascom par le russe Vimpelcom.

Pour lui, le principal obstacle reste la prise de contrôle de la filiale algérienne d’Orascom, Djezzy, que Vimpelcom souhaite conserver car il s’agit de l’actif le plus lucratif de l’opérateur égyptien. Cette prise de contrôle est compromise par le souhait du gouvernement algérien de nationaliser cet actif.  Prié de dire si l’opération irait à son terme même si Vimpelcom n’obtenait pas Djezzy, le dirigeant a répondu : « Il n’y a pas encore de réponse ». Outre le cas de Djezzy, le patron de Telenor soulève la question du financement de la transaction en relevant que la dette de la société après fusion pourrait atteindre les 24 milliards de dollars. Selon lui, il ne fait guère de doute que les banquiers, l’entreprise et de nombreuses autres personnes vont « être occupés pendant « très longtemps. « Nous appréhendons cette transaction comme un ensemble de conditions différentes. Qu’elle soit approuvée ou non, nous devons résoudre de nombreux problèmes avant de pouvoir conclure la transaction ».

MTN ou Etisalat comme associé de l’Etat algérien ?

L’attitude circonspecte de Telenor qui  détient 36% des droits de vote dans VimpelCom fait planer un doute sur la réalisation effective de la fusion entre VimpelCom et Orascom Telecom qui est censée permettre la création du cinquième groupe mondial de téléphonie mobile. L’’autre actionnaire principal, le russe Alfa Group, contrôlé par le milliardaire Mikhaïl Fridman, ne s’est pas encore exprimé. Pour rappel, l’Algérie a fait savoir, officieusement, qu’Orascom Telecom Holding est son seul interlocuteur dans l’affaire Djezzy. Et pour accélérer le processus avant que la fusion VimpelCom- Orascom ne soit une réalité, le gouvernement algérien a lancé lundi un  appel d’offres international restreint pour sélectionner une banque d’affaires ou un cabinet d’expertise.  Le plus important dans l’appel est qu’il ouvre la voie à un partenariat avec un opérateur international sur la base de la règle des 51/49%. L’appel d’offres stipule en effet qu’il s’agit d’accompagner l’Etat algérien dans le choix d’un partenaire étranger pour l’acquisition d’Orascom Télécom Algérie (OTA). Certains à Alger pronostiquent que le partenaire en question pourrait être le sud-africain MTN ou l’émirati Etisalat.

Commentaires

  1. Mahmoud dit :

    C’est la seule chance qui reste au gouvernement algérien pour sauver son honneur bafoué par Sawiris, qui s’est joué de lui comme d’un enfant gaté ou gateux, pris entre le marteau égyptien et l’enclume russe.

    Notre appareil diplomatique, quelque peu rouillé, ces dernières années, doit se secouer avant qu’il ne soit trop tard.

    Mahmoud

    http://diplomatiealgerienne.centerblog.net

  2. khelil dit :

    Le gouvrnement ne doit pas agir de la sorte. Partout dans le monde, il existe des OPA , des rachats, des fusions…etc. Le plus important est de savoir ce que va rapporter l’arrivée de VIMPELCOM. Ce groupe a t’il un pojet perenne, une vision de long terme, de l’argent frais pour agrandir DJEZZY et enfin de la technologie 3G au minimum.

    En publiant à la hate cet appel d’offre pour remplacer Sawiris, les autorités ont montré une fois de plus leur incapacité à gérer et manager les entreprises de grandes taille. Si demain VIMPELCOM engage des poursuites devant des tribunaux d’arbitrage, ces derniers prendront surement acte de la subjectivité des pouvoirs publiques dans cette affaire et leur empressement, qui sera vu alors comme subjectif, à clore ce dossier.

    Mon opignon est qu’au lieu de faire toutes ces procedures couteuses et lentes, les autorités devraient réfléchire plutot à taxer ou augmenter la taxe sur les plus values sur les ventes de patrimoines industriels si l’investisseur ne reinvesti pas ces plus values dans un temps limité apres la vente de leurs entreprises.

  3. SITTING BULL dit :

    Que M.DJOUDI et son fervent admirateur : « Mohand » , alias « Mahmoud « ,ne s’aventurent SURTOUT PAS à jouer au Poker Menteur avec la nouvelle génération de jeunes capitalistes aux dents longues (RUSSES,NORVEGIENS, etc…) , car plus ils tenteront de faire de PITOYABLES DIVERSIONS : exemple , celle du probable rapprochement entre MTN, voire Etisalat (Emirats), plus ils se compromettront dans d’autres affaires du Très Célèbre Abdelmoumène KHALIFA !

    Messieurs-Dames , Faut pas faire JOUJOU dans la Cour des Grands ,car, vous n’êtes bons que pour l’économie de BAZAR, et encore…..! Les Islamistes , grâce au blanchiment d’argent, passent pour des ORFEVRES en la matière ! Cogitez , Amigos …..

  4. slam dit :

    Il n’existe pas de sentiments dans les affaires!Les algériens n’ont qu’à faire preuve de beaucoup d’ingéniosité pour surpasser ses antagonistes commerciaux!L’erreur n’est pas permise car cela couterait beaucoup de pertes d’argent au pays sans compter sur l’orgueil des algériens à perdre sa face au profit des sawris!

  5. boudersa dit :

    La seule solution qui ne coûte rien est le retrait de la licence d’exploitation à Orascom comme l’indique la loi relative aux télécommunications, à cause de toutes les infractions commises par Djezzy, comme rapportées par la presse. Pourquoi le gouvernement refuse cette solution, à moins que tout le monde veut avoir une part du rachat?

  6. libre dit :

    Votre espace ma encouragé de dénoncer un comportement de la part d’un certain nombre de hauts cadres, loin de vrais managers, travaillant dans une banque publique, en l’occurrence la CNEP BANQUE.

    Ces assoiffés (6 hauts cadres sur 8) ont décidé de restituer les véhicules de service récemment acquis (septembre 2010) par la banque (+ de 1 300 000 DA le véhicule) en arguant du fait qu’ils ne sont pas au niveau de leur poste de travail occupé actuellement.

    Ces véhicules sont abandonnés dans le parking de la Banque (Les vergers à Birkhadem)…Un gaspillage flagrant.

  7. Anonyme dit :

    A lire absolument dans TSA d’aujourd’hui

    Saïd Sadi : « l’après Bouteflika est engagé » sonia lyes

    Le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a estimé jeudi à Alger que « l’après Bouteflika est engagé». Dans un discours prononcé à l’ouverture du conseil national de son parti, Saïd Sadi a égrené un chapelet de faits constituant autant d’indices, à ses yeux, qui témoignent « d’une guerre de tranchées au sommet de l’Etat».

    « Les grandes manœuvres ont commencé », a-t-il dit. « L’armée a repris les choses en main avec la mise à l’écart de Chakib Khellil et de Zerhouni (…) il y a une remilitarisation des institutions de l’Etat avec la nomination du général Hamel à la tête de la DGSN ». Dans ce contexte, il soutient que la « provocation » en Kabylie, paramètre récurrent chez le pouvoir », à travers les affaires du PNUD, de la mosquée de Aghribs et celles des non jeûneurs, participe d’une démarche de diversion, d’enfermement des autorités dans le conservatisme et de « redistribution des cartes au sein du pouvoir ».

    « Il y’a une réorganisation des enjeux et une redistribution des cartes au sein du pouvoir (…) il y’a un antikabylisme (…) et l’instrumentalisation de la région de Kabylie à travers la démarche de fragmentation du pays en vue de faire une diversion », a-t-il dit ajoutant « que le pouvoir veut montrer son enferment dans son conservatisme et sa détermination à étouffer les libertés individuelles ».

    Autres indices, selon Saïd Sadi : le silence diplomatique révélateur de « la guerre des tranchées qui a commencé au sommet de l’Etat » et la récente sortie de l’ex-président de la République, Chadli Bendjedid, dont il suggère qu’elle est dirigée contre le FLN. « Ce n’est pas de la prose de Jean Paul Sartre », a-t-il ironisé sur les propos de l’ex-président, mais il s’agit de s’interroger sur le timing choisi pour cette sortie.

    Pour Saïd Sadi, « tant que les segments sécuritaires seront présents dans la décision politique, c’est toujours l’impasse ». C’est pourquoi il exhorte à « éviter le sceau de l’illégitimité aux institutions » à travers l’organisation de scrutins qui obéissent à des « cahiers des charges », sous une « surveillance internationale massive et qualifiée ».

    Sur le code communal qu’il a qualifié de « code pénal pour les élus », le président du RCD estime qu’il « réduit les élus à des fonctionnaires subalternes du chef de daïra ». Quant au volet sécuritaire, il relève « une connexion entre le terrorisme et la délinquance ». M. Sadi n’a pas manqué par ailleurs d’épingler ses détracteurs, « un escroc politique qui se prend pour un étalon de vertu », allusion probablement à un ex-député de son parti, auteur d’une initiative pour une commission d’enquête sur la corruption à l’APN, ou encore « des élites que je qualifie, dit-il, d’autostoppeurs de l’histoire qui s’excitent ».

    Enfin, concernant le parti, il a rappelé que le RCD a vocation à animer le débat public et à éclairer la société sur les enjeux. Il a estimé dans ce contexte que sur la scène internationale, il est appelé « à recadrer ses visions et ses actions », non sans considérer « qu’il n y a pas de possibilité de résurrection nationale sans notre diaspora à l’étranger ».

  8. justice&verite dit :

    qui avait aidé ce petit diable Sawiris á s’octroyer la licence du mobile en algerie avec quelques miettes de maigres millions?

    y’avait-il pas dans la close dun contrat du tranfert technologique entre autre?
    Si ce petit diable Sawiris n’a pas rempli ses engagements, c’est simple il doit payer … mais le comble qui le protege en algerie?

    Pour ce qui est de la situation actuelle et avec l’arrivée de la mafia « russe » dans le game, seule une internationalisation de l’affaire pourrait remettre les pendules á l’heure mais devoilerait les souteneurs algeriens á Sawiris.

    Affaire n’est qu’á son debut plusieurs secrets se devoileront…

    Au bon entendeur.

  9. Mohand dit :

    Je découvre avec étonnement et sous la plume de Sitting bull ??? que je soutiens Djoudi et de surcroit je serais Mahmoud (désolé pour Mahmoud que je ne connsais). On peut rien répondre à ce genre de propos.

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