Exclusif: La face cachée de Lakhdar Brahimi

brahimi1.jpgMokdad KARAOUI pour « Algérie Politique »

Vous ne connaissez qu’une des nombreuses facettes de notre Lakhdar Brahimi national. Ancien ambassadeur d’Algérie à Londres, ancien conseiller du président Chadli Bendjedid, ancien conciliateur des Libanais, ancien haut diplomate au Zaïre, ancien ministre des Affaires Etrangères, ancien haut fonctionnaire à la Ligue arabe, ancien envoyé spécial de Kofi Anane à Bagdad, proche de la famille Bush et de CNN où il plaça sa fille comme correspondante en Jordanie…. Permettez-moi de vous donner une autre facette de cet homme au fabuleux destin.

Ce natif de Birghbalou dans la wilaya de Bouira, est de père Caïd, et dont la mère était aussi d’une famille des Caïds. Ces deux familles ont fait saigner à blanc, en toute impunité, la population de Birghbalou, Ain Bessem, Battam et Sedraya, régions où s’étendent encore aujourd’hui leurs biens terriens spoliés aux pauvres fellahs au temps de l’Algérie française. Féodaux jusqu’au bout de leurs burnous rouges, fidèles et loyaux à la France coloniale, ils ont exproprié des dizaines de familles de leurs terres avant de les transformer en Khammassine (1)

Des études en France payées par la sueur de leur khamassine et la générosité de la France. De retour dans l’Algérie indépendante, en 1964, sur le conseil de la France, la nomenklatura algérienne d’alors, propulse Lakhdar au poste d’ambassadeur d’Algérie en Angleterre et son frère Miloud, avocat aux barreaux d’Alger.

Lakhdar, diplomate ou hypocrite, opportuniste ou fin calculateur, a toujours su arracher les bons postes aux bons moments. Il faut dire que sa famille avait clairement choisi son camp, dès l’invasion de l’Algérie par la France.

En bon père de famille, Monsieur Brahimi, a réussi à placer ses trois enfants dans les meilleures universités de Londres et de Paris. Les trois enfants n’ont jamais étudié en Algérie, pourtant, ils ont bénéficié de bourses d’Etat de plusieurs dizaines de milliers de francs français. Durant toutes leurs études, le franc coulant à flot, ils ont en profiter pour s’offrir chacun son propre appartement à Paris et à Londres.

L’ancien envoyé spécial à Bagdad et ami des Bush, marie récemment sa fille Rym au frère du Roi Abdallah de Jordanie. Il place son fils ainé Salah dans une énorme société américaine de consulting pour blanchir l’argent du sérail en la faisant gagner des contrats juteux avec les sociétés algériennes du secteur public. Son fils cadet Salem, est propulsé à la tête d’une grande société de production audiovisuelle qui se taille la part du lion à l’ENTV pour produire des films et documentaires d’une qualité douteuse mais surtout pour revendre des séries américaines bas de gamme sous titrés.

A la retraite, Lahdar Brahimi, en toute loyauté et fidélité, retrouve le pays de son enfance, la France, où il passe des jours heureux dans une très belle demeure dans le quartier le plus huppé de Paris.

Un certain Mohamed chafik Mosbah, ancien officier supérieur du DRS, qui s’est autoproclamé journaliste, est un des amis de notre Lakhdar Brahimi National. Avez-vous sans doute pris connaissance de l’interview interminable donnée par Lakhdar Brahimi au «journaliste» MC Mosbah et qui a paru dans Le Soir d’Algérie ?

Et quand vous aurez vu le film Hors la loi de Rachid Bouchard, vous comprendrez pourquoi, le septuagénaire Lakhdar Brahimi, en bon fils de CAID, s’était déplacé à l’institut du monde arabe pour voir par nostalgie, comment les CAIDS traitaient les indigènes. Dans le film, c’est Jamel Debbouz qui incarnait le cadet de ses deux frères combattants tombant en martyrs. Il se rend à la somptueuse maison d’un CAID, pour lui administrer le coup fatal: il l’éventra à l’arme blanche pour venger nos khamassine et nos vaillants martyrs….

(1) Khamassines, pluriel de Khamas, appellation que l’on donnait à ceux qu’on a contraint à vendre leur terre au franc symbolique. Privé de sa terre, le khamas survivra en travaillant la terre des féodaux nommés Caïd s par l’administration française. Le khamas perçoit en blé le 1/5 de la récolte.

Commentaires

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  1. Alilou dit :

    il y a du vrai dans cet article et nos dirigeants (entreprises, diplomatie, banques …) n’ont eu de cesse de marier leurs enfants avec les riches/puissants de ce monde pour nouer des liens … on ne sait jamais.
    C’est ainsi que leurs enfants peuvent bénéficier des 2 cotés et faire des affaires parfois douteuses protégés par le clan.
    Les parents finissent tous par aller rejoindre leur progéniture à l’étranger (comme L. Brahimi).
    Les algériens « modestes » sont pour eux une sale race.
    Ce n’est pas pour rien que la nationalité se transmet maintenant aussi par la mère …
    Ou on a des algériens dont le patriotisme peut devenir douteux ou alors ils balancent même dans la haine de leur pays d’origine. L’exemple de Farid Bedjaoui est édifiant. Si les algériens n’ont plus de foi ni loi, ni patriotisme, ni nationalisme, tant pis pour ce qui arrive à leur pays, ils sont les seuls responsables. Je ne parlerai pas ici des nombreux généraux qui sont partis en emportant avec eux des fortunes ou des industriels, des intellectuels tel Moufdi Zakaria qui a préféré la Tunisie à l’Algérie … (il y a fini sa vie). Le nombre de diplomates, écrivains, intellectuels … qui vivent hors de l’Algérie est faramineux et tout ce monde continue à « traire » d’une façon ou d’une autre l’Algérie. Brahimi n’aurait jamais pu faire la carrière qu’il a eu s’il était français depuis le départ. C’est l’aura de la révolution algérienne (et ses prédécesseurs) , il le reconnait lui-même dans l’interview qu’il a donné à C. Mesbah qui lui a donné l’opportunité et l’occasion. Aujourd’hui les algériens sont les « derniers » dans les organisations internationales, on ne les écoute plus. Une fois disparus, ces dinosaures, nous reviendrons à notre médiocrité intrinsèque.

  2. ammar dit :

    انا تعرفت على الابراهيمي وعمرى لا يزيد عن 16 سنة في سنة 1965 تصلت على منحة في دولة الكزيت ولما وصلنا الى الكويت السلطات الكويتية لم تسمح لنا بالدخول الى اراضها لان الطائرة المصرية التي نقلتنا في ذلك الوقت وهي من نوع اليوشن لذا عدنا مباشرة الى مطار القاهرة من اجل ان ان تطلب الخطوط الجوية المصرية تريح بالهبوط في مطار الكويت لكن نحنا بقينا عالقين في المطار ولم نجد من ياوينا ولما طلبت المؤسسة الناقلة لنا دعوة السفير الجزائري وعندما وصل الى المطار اتذكره جيدا كان اسمر البشرة نحيف ذو شعر طويل ولبي الجين وعندما عرضنا عليه مشكلتن اي من يتحمل ثمن الاواء في القاهرة لعدد ربما 60 او 70 طالب جزائري بعد مناقشة قصيرة معه لم يحاول ان يجد لنا حل لما نعانه بل هددنا كما يلي وبالحرف الواحد ذرك نرجع ربكم الى الجزائر لانه ربما لم يعجبه ان الدولة الجزائرية تبعث بطلاب الى الخارج من اجل التعليم بالرغم ان ابنائه درسوا على حساب الدولة في تلك الفترةلم ننتبه الى ابن هذا القايد الذي اراد ان يحرمنا نحن ابنء الخماسين حتى ان نلتحق بمدارس في الدول العربية الان فقط عرفت لماذا كان يتمى ان نعود الى الجزائر ونبقى جهلاء

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