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Il est d’évidence notoire qu’avec des « si », on pourrait échafauder des tas d’hypothèses basées sur l’imaginaire

mechati.jpgNarmotard pour « Algérie Politique » 

Mohamed Mechati: « Si Aït Ahmed avait accepté le pouvoir en 92…? », dites-vous.

Il est d’évidence notoire qu’avec des « si », on pourrait échafauder des tas d’hypothèses basées sur l’imaginaire plus ou moins sensé, comme construire des châteaux sur les sables mouvants du Sahara.

Cependant, de telles suppositions sont certainement exploitées, à travers la presse, à l’avantage de la propagande officielle des tenants du pouvoir de la RADP, lesquels prêchent le faux pour avoir le vrai.

Ainsi, les débats démocratiques que ces suppositions suscitent, sur un ton plus ou moins passionnel, pourraient constituer le canal informatif insoupçonné, par lequel transiteraient les messages, plus ou moins codés, des décideurs du pouvoir et de ses acolytes.
Ces messages mensongers ciblent l’opinion publique algérienne et étrangère, dans le but de désinformer les populations, de les apeurer et de leur faire admettre le terrorisme comme une fatalité nécessitant la répressive politique du tout sécuritaire et la prorogation du délai de l’État d’urgence.

 

On peut dire que ces messages enrobés de la propagande officielle pourraient servir, dans les laboratoires de la police politique, à l’élaboration de la guerre psychologique dont la “bleuite” de triste mémoire.

Il est regrettable, ici, que monsieur Mechati Mohamed n’ait pas fait, dès le début, l’effort intellectuel critique nécessaire à la compréhension des tenants et aboutissants de la discorde qui avait opposé Hocine Aït AHMED à Benbella. Ce dernier était appuyé par le fameux « groupe de Tlemcen » afin d’imposer leur autorité désastreuse à leur peuple affaibli par la guerre que lui avait déclarée la puissance coloniale française.

Le rapport de force était en défaveur de Hocine Aït-Ahmed qui, lui, se souciait surtout de la construction d’un Etat démocratique et social, avec la contribution de toutes les sensibilités politiques du peuple algérien, sans exclusion aucune.

Monsieur Mechati a été très affecté par cette discorde violente, opaque et inadmissible entre les dirigeants de la révolution algérienne. Il le rapporte dans son très intéressant livre témoignage autobiographique, intitulé « Parcours d’un militant », Editions Chihab, 2009.
Il penchait plus du côté de la démocratie et de la juste cause du peuple, donc d’Aït Ahmed, tout en demeurant le fonctionnaire modèle du pouvoir, dès 1962, après avoir été l’exécutant loyal des ordres de son chef direct, feu Mohamed Boudiaf, durant la guerre d’indépendance.

On n’a pas le droit de s’en prendre à une personne, telle que Mechati Mohamed, quant à son droit et à sa liberté de lier ou non amitié avec autrui. Si non ça reviendrait à piétiner de facto les principes du pluralisme et des libertés démocratique et à sombrer dans l’exclusion négative propre au régime de la RADP.

La meilleure réplique au questionnement de Méchati se trouve, selon moi, dans les paroles de Hocine Aït-Ahmed telles que rapportées par la vidéocassette de « Beurber », mentionnée ci-dessus.

Le devoir de lucidité est donc, plus que jamais, de rigueur. C’est, me semble-t-il, ce qu’exprime la réponse à la pertinente question de « Slam », ci-dessus.

Commentaires

  1. El Erg Echergui dit :

    @Narmortard

    J’apprécie beaucoup vos contributions comme celle d’autres habitués du Blog, mais nous ne pouvons pas toujours avoir des opinions parfaitement identiques. Et c’est tant mieux. Que serait un monde monochrome sinon invivable.

    Dans un passage de votre article vous avez évoqué le refus de s’en prendre à la liberté qu’ont les personnes, tel Mechtati, de lier amitié avec qui ils veulent. Ce reproche fait allusion, je pense, à mon indignation et ma révolte de voir un tel héros se targuer d’une amitié que je considère comme mortelle. Alors si c’est le cas, vous me permettrez de faire cette clarification.

    Si vous considérez qu’il a droit à n’importe quelle amitié, je pense que vous faites une grosse erreur. Une personnalité historique ou une personnalité publique n’a pas le droit de fréquenter des criminels si elle veut garder le respect et l’aura de son combat héroïque. Un individu devrait couper ses liens avec un ami dès que cet ami bascule dans le crime, la trahison ou la bassesse. Je ne pense pas que ce n’est pas une question de liberté, mais de principe, de convictions et de responsabilité. Le cas du maréchal Pétain est, à juste titre, très éloquent. Après être le héros de Verdun, il fut le collaborateur des Nazie. La France avait tous les droits de le déchoir de son grade de maréchal et de le condamner à mort et de vouer aux gémonies les héros de la première guerre mondiale qui se sont ont entichés du Reich. Il n’y pas de liberté dans ces questions qui concerne le destin d’une nation. L’amitié entre Mechtati et un général qui n’a pas de cœur est révoltante et remet en cause sa crédibilité et son. A moins de considérer ce qui s’est passé dans la décennie rouge comme du « pipi de chat » comme l’a si éloquemment souligné le harki du système, monsieur Ahmed Ghozali. Dès que quelqu’un dit qu’il est un ami des généraux génocidaires, il devient suspect ou complice des généraux responsables du grand malheur qui a frappé l’Algérie. Qui s’assemblent se ressemblent, n’est-ce pas? Avons-nous entendu Mechtati faire des critiques publiques sur les éradicateurs et la politique tout-sécuritaire qui ont été conduites par une main de fer par le général Touati considéré comme la tête pensante des généraux sanguinaires. Non à ma connaissance.

    Malheureusement, il y a des dizaines de Mechtati et autres moudjahidines qui, par leur aura, leur amitiés et leur silence, couvrent les crimes de nos généraux. Cette couverture leur donne le droit de squatter les plus hautes fonctions du régime algérien.

    Contrairement à lui, monsieur Aït–Ahmed est l’un des rares à refuser toute compromission avec le régime et est resté fidèle à ses convictions. Il a refusé de se compromettre et de jouer à leur marionnette pour ne pas avaliser leurs massacres et leurs dérives. Il l’a dit clairement. Il a renvoyé les généraux bredouilles. Mechtati, à travers ses amitiés fatales dont il fait état, a fait exactement le contraire. Il n’a pas eu la fierté qui s’imposait avec les généraux et tout citoyen a le droit de le dénoncer.

  2. Larbi A. dit :

    Si Ait Ahmed avait accepté le deal de Nezzar en 92, il aurait connu le même sort que Boudiaf…

  3. NARMOTARD dit :

    @ Larbi A.,

    Votre crainte est humaine et probablement justifiée, me semble-t-il, sachant la soif de sang qui caractérise ces décideurs algériens, capables de tout sacrifier pour plaire à leurs maîtres étrangers.

    Mais avant d’en arriver là, je pense que Hocine Aït Ahmed avait senti le piège que voulaient lui tendre ces « mounafikine » de généraux et leurs acolytes nationaux et étrangers.
    Ces généraux avaient tenté, en effet, de lui faire accepter en recel, un pouvoir de l’État qu’ils venaient de voler au peuple en janvier 1992. Ils cherchaient subtilement à lui coller l’étiquette du délit de receleur, et d’obtenir, en même temps, sa caution quant au massacre du pays, à la déstructuration de la société algérienne et à l’indignité collective, dont ils ont été les coupables et responsables acteurs.

    Après leur énième coup d’État, des urnes celui-ci, ils ont ainsi, en 1992, on s’en souvient, spolié le peuple algérien de son droit légitime à la libre autodétermination, et, lui ont confisqué, par là-même, son pouvoir citoyen souverain sur son État.

    Le produit de cette criminelle confiscation, offert comme cadeau de la main des généraux spoliateurs, ne trouvera jamais preneur auprès de Hocine Aït Ahmed ou de démocrates authentiques convaincus.
    Le pouvoir de l’État doit revenir de droit au peuple, et non pas à quelques chefs de l’armée ou à quelques riches affairistes au service du capitalisme sauvage et sans contrôle populaire.

    Si, maintenant, le peuple souverain avait eu le doit de confier le pouvoir de son État à un candidat, par le truchement d’élections libres, transparentes et honnêtes, Hocine Aït Ahmed l’aurait sûrement accepté pour faire honneur à l’exercice de la véritable démocratie et pour le bien de tous ses compatriotes algériens.

    Hélas, ce n’était pas le cas, cette fois-ci.

  4. NOUREDDINE MECHTATI dit :

    LE MONDE EST DEVENU UN VILLAGE GLOBAL !….

  5. NOUREDDINE MECHTATI dit :

    Unfortunately, there are dozens of Mechtati and other mujahideen who, through their will, their friendships and their silence, cover the crimes of our generals. This coverage gives them the right to squat the highest offices of the Algerian regime.

    Unlike him, Mr. Ait-Ahmed is one of the few who refuse any compromise with the regime and remained faithful to his convictions. He refused to compromise and play their puppet for not endorsing their massacres and abuses. He said it clearly. He returned empty handed the generals. Mechtati, through his friendships he made ​​fatal condition, has done exactly the opposite. He did not have the pride that was needed with the generals and any citizen has the right to terminate it.

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