18 octobre, 2010
Algérie: 100 000 élus locaux mandatés depuis 1967 dont 10.000 poursuivis
Depuis 1967, près de 100 000 élus locaux ont acquis des mandats électoraux qui leur ont permis d’exercer une fonction au sein d’une APC ou d’une APW. Durant ces dix mandats, certains ont cumulé trois procurations à la fois contrairement à la principale règle qui interdit le cumul des mandats électoraux au sein des Collectivités locales. Selon Le Jour, près de dix mille élus locaux ont été poursuivis tout au long de ces dix mandats. La plupart sont accusés de détournements, d’autres sont directement impliqués dans la corruption, alors que certains sont en sursis. Plus de 1500 retraits de confiance ont été également recensés au cours de ces dix mandats.
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L’indépendance n’a pas permis à l’Algérie de sortir de la violence. Loin s’en faut. Le pouvoir n’a pas été rendu au peuple, mais a été accaparé par un groupe, initialement choisi par la France pour protéger ses intérêts. Pour se maintenir, ce groupe n’a pas hésité à manipuler des islamistes et à plonger le pays dans un nouveau cycle de violence. Dans un ouvrage documenté, «La colonie française en Algérie. 200 ans d’inavouable», Lounis Aggoun dénonce un système élaboré par des Algériens avec le soutien de la France, puis des Etats-Unis, au détriment de tout un peuple.
Jeudi dernier vers 1 heure, le mouhafed Mohamed-Salah Zitouni et sénateur, à la tête d’une centaine de militants, a violemment attaqué le siège de la représentation politique du FLN à Annaba, occupé depuis une semaine par des militants opposés à sa gestion de l’instance du parti. La tentative du sénateur Zitouni de reprendre la mouhafada par la force était attendue, après que le tribunal d’Annaba l’eut débouté mardi dernier suite à sa plainte «pour violation d’un siège de parti politique et destruction des moyens appartenant à celui-ci». Selon Le Jeune Indépendant, poussé à bout, Zitouni a brandi son arme à feu, un pistolet de gros calibre, pour faire peur aux jeunes militants qui gardaient jalousement le siège situé au cours de la Révolution, pour les forcer à lui ouvrir le portail. «Zitouni était prêt à nous tirer dessus», raconte un des jeunes militants barricadés à l’intérieur, indiquant qu’il les avait traités de tous les noms d’oiseaux.
Le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Said Sadi a affirmé à Alger que les rapports de force au sommet de l’État ont fini par rebasculer en faveur de l’institution militaire qui, selon lui, « vient de reprendre les choses en main ». Afin d’étayer ses propos, le président du RCD rappellera le départ de Chakib Khelil, l’ex-ministre de l’Énergie et des Mines, et la désignation de Yazid Zerhouni comme vice-Premier ministre, un poste sans prérogatives. La nomination du général major Hamel Abdelghani à la tête de la DGSN constitue aussi, aux yeux du Dr Sadi, une preuve tangible quant à la volonté des décideurs de “remilitarisation des institutions de l’État”, rappore Liberté.
Le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, Dahou Ould Kablia, a déclaré à l’APN qu’il y a 31 communes qui connaissent actuellement une situation de blocage à travers 18 wilayas du pays, pour plusieurs raisons, entre autres le retrait de confiance, des conflits entre les membres de l’APC ainsi que des poursuites judiciaires lancées à l’encontre de certains d’élus, rapporte El Watan.
Mohand Tahar MOHAMMEDI
R.Z pour « Algérie Politique »
Maamar BOUDERSA pour « Algérie Politique »




