Les correspondants de la chaîne III en Europe dénoncent le DG de la Radio algérienne

radio.jpgLe Collectif des Correspondants de Radio Alger Chaîne III en Europe dénonce les pratiques de la Direction Générale de la Radio Algérienne (Entreprise Nationale de Radiodiffusion Sonore- ENRS) ainsi que celles de la Direction de la Chaîne III. Il déplore le manque d’un dialogue serein et constructif avec la direction de l’ENRS voire l’absence de communication avec l’Administration afin de rétablir les correspondants de la Chaîne III à l’étranger dans leurs droits et de leur garantir des conditions de travail justes et équitables.

Nous regrettons également la décision arbitraire de l’Administration qui a résilié nos conventions de manière abusive en nous imposant des conditions de travail inacceptables et en refusant depuis plusieurs mois de répondre à nos revendications.

Depuis septembre 2010, la rentrée de la Chaîne III s’est déroulée sans les voix des correspondants à Paris, Bruxelles, Genève, Rome, New Delhi, Londres, et Washington. Au service de la Radio Algérienne depuis plusieurs années, ces correspondants rendaient compte aux auditeurs de l’actualité internationale dans ces différentes capitales et représentaient ainsi la voix de l’Algérie lors d’événements internationaux aux côtés de confrères et consoeurs de la presse mondiale. Jusquelà, notre travail était salué par de nombreux professionnels ainsi que par la rédaction de la Chaîne III qui disposait d’un réseau de correspondants à l’étranger très réactif et très disponible.

Au moment où les médias planétaires, arabes et maghrébins notamment, ouvrent des bureaux de correspondants dans le monde entier, l’ENRS, elle, a décidé d’offrir des conditions de collaboration indignes aux membres de son réseau pourtant peu onéreux. Ainsi, par courrier électronique posté le 3 septembre 2010, ces correspondants ont reçu de nouvelles conditions de collaboration:
la Direction de
l’Information de
la Chaîne III a résilié de manière arbitraire la convention qui assurait
une rémunération forfaitaire d’environ 25000 dinars par mois et a envisagé une rémunération au «cachet» accompagnée de conditions très imprécises pour chaque billet diffusé sur antenne.

Par cette décision unilatérale, nous, professionnels de l’Information devenons ainsi de simples «pigistes» alors que plusieurs d’entre nous assumons depuis des décennies une correspondance pour
la Chaîne III. Une
précarisation inadmissible d’autant que la rémunération forfaitaire permettait tout au plus aux correspondants à l’étranger de couvrir partiellement leurs frais généraux parce que l’ENRS indemnise ses correspondants à l’étranger sans couvrir les charges de location, les frais de déplacement, les frais de téléphonie et d’internet, sans parler de l’acquisition du matériel technique…

Par ailleurs, notre statut de «cachetier» (avec une rémunération forfaitaire) ne nous permet pas de bénéficier des mêmes droits que l’ensemble du personnel de la Radio Algérienne: pas de formation, pas de prime maladie, pas de congé, pas de frais de transport, aucun droit à l’avancement et pas de couverture sociale. Notre statut -non conforme à la législation du travail en vigueur en Algérie- fait de nous un personnel «hors cadre» constituant, dès lors, une « sous-catégorie » du personnel de l’Information du secteur public. De son côté, la direction de l’ENRS refuse le dialogue, tente de gagner du temps et laisse pourrir la situation. Malgré ses propositions constructives, le Collectif des Correspondants de la Chaîne III à l’étranger, constate l’absence voire l’échec de négociations avec la Direction de la Radio Algérienne.

Cependant, par courrier électronique daté du 5 septembre, le Collectif avait fait part de ses observations à la Direction de l’ENRS en suggérant des pistes de réflexion pour poursuivre une collaboration digne et respectueuse de la profession. 

Ainsi, le Collectif a élaboré une plate-forme de revendications accompagnée d’un cahier des charges et a proposé la mise en œuvre d’une nouvelle convention de collaboration. Après que le collectif eût protesté par un arrêt de travail de quelques jours, communiqué à l’ENRS, pour dénoncer une situation socioprofessionnelle déplorable et l’absence de dialogue, la Direction de la Chaîne III a décidé de geler la situation actuelle et a promis une réponse rapide à la suite de notre réaction. Mais, jusqu’à ce jour, les correspondants de Bruxelles, Paris, Genève, Londres, Washington et New Delhi-Rome n’ont toujours rien reçu bien qu’ une lettre de rappel, sans résultat, ait été adressée le 19 septembre à la Direction Générale de l’ENRS et à la Direction de la Chaîne III. Aujourd’hui, c’est l’impasse.

Par ailleurs, les correspondants de la Chaîne III à l’étranger ont constaté que leurs derniers envois n’ont même pas été diffusés sur antenne et qu’ ils ne sont plus solicités par la rédaction. Mise à pied ou mesure de rétorsion? L’ENRS impose , de fait , le silence radio à ces journalistes, et, à l’occasion de la mise en ligne de son site web actualisé  (www. radioalgerie.dz), le 28 octobre dernier, elle n’a pas hésité à «gommer» ses correspondants à l’étranger pour commémorer le 48ème anniversaire de la création en 1962 , au lendemain de l’Indépendance, de la Radiodiffusion Télévision algérienne. 

Deux mois après l’annonce des mesures de la Direction de l’Information, le Collectif des Correspondants de la Chaîne III regrette toujours la dégradation de ces conditions de travail. Par ce communiqué, les correspondants de la Chaine III à l’étranger tiennent à alerter les autorités algériennes, les membres du gouvernement, les représentations diplomatiques algériennes, la corporation de la presse algérienne, les syndicats de la profession, les opérateurs économiques, la société civile ainsi que l’opinion publique de leur situation insoutenable.

Le Collectif des Correspondants de la Chaîne III tient à faire savoir publiquement les raisons pour lesquelles des voix connues de la radio algérienne ont été étouffées ces dernières semaines, empêchant ainsi des millions d’auditeurs d’avoir un autre regard sur l’actualité mondiale. Ces journalistes professionnels, qui assument le rôle de trait d’union entre la communauté algérienne à l’étranger et l’Algérie – et qui constituent un réseau important de l’Information au service de la radio publique algérienne- ont non seulement un véritable statut de correspondant à revendiquer mais un nom, une réputation et une dignité à défendre. 

Le Collectif des Correspondants de
la Chaîne III à l’étranger en appelle à votre
soutien et vous remercie d’avance pour votre solidarité : 

3 novembre 2010 

Pour le Collectif des Correspondants de
la Chaine III en Europe, 

Nacera BENALI (Rome) 

Arezki MOKRANE (Bruxelles) 

Boudjemaa SELIMIA (Londres) 

Adresse électronique du Collectif 

radiocor3@hotmail.com

Commentaires

  1. tewfik dit :

    vos commentaires et reportages ressemblent comme des jumeaux à ceux des pays occidentaux vous regardez les évènements avec des yeux occidentaux; alors pourquoi prendre les copies quand on a les originaux facilement avec le net et la parabole ? c’est le cas aussi de certains journalistes de la chaine3. je donne raison à votre direction, on peut se passer de beaucoup d’autres correspondants ça ne peut faire que du bien à la chaine et au pays entiers.
    ps. pourquoi celui du Canada n’est pas sur la liste ?

  2. Langerien dit :

    Tewfik, à lire ton commentaire on dirait la voix de son maitre, Tewfik Khelladi. mais après reflexion, je dirai que non. Monsieur tewfik, qu’il soit le Dg de la radio ou non, je vous invite juste à écouter les envois de nos collègues de la chaine trois pour constater qu’ils sont loin, très loin de refléter les lignes éditoriales d’El djazera, El Arabya, france 24 et autres. Là à en juger, votre écoute est très mauvaise, à soigner donc. Ensuite si l’on considère que les couvertures des correspondants de la trois à l’étranger sont la pale copie de ce qui se dit à travers la parabole, pourquoi alors ne pas avoir touché les autres correspondants de la chaine une, deux et quatre. ce traitement inégale, cette ségrégation est très grave et la profession d’oublie jamais ceux qui lui font mal. je parle des khelladi et boufaroua. ce tewfik qui parait connaitre des choses de la radio puisqu’il site le correspondant du canada, il ferait mieux de se procurer les envois des correspondants pour mieux les écouter, car s’il ne reflètent pas la réalité, ne peuvent pas être autre chose.
    Sinon je m’arrete ici, je dis bon courage aux valeureux journalistes qui ont osé dénoncer ce dictat, comme ce fut le cas pour les journalistes d’El bahdja il n’ya pas si longtemps.
    vive le journalisme

  3. Azouz dit :

    Toufik Khalladi quand il était correspondant de l’APS à Bruxelles, il touchait 4000 euros par mois,un logement et une voiture et des billets d’avion. les signataires de ce communiqué, signalent qu’ils percevaient 25000 DA par mois, moins de 250 euros par mois…/ mon avis, soyez dignes, claquez la porte de la chaine 3 , des dizaines de portes de radios étrangères s’ouvriront. Bon courage.

  4. Langerien dit :

    De correspondant (grassement payé) de l’APS à l’étranger, il devient grâce à ses « connaissances » le directeur de la communication de la présidence (tiens donc, étrange coïncidence, l’actuelle responsable de la com de la présidence Farida Bessa était également à Bruxelles durant ses beaux jours) Toufik Khelladi fut remercié par bouteflika, repasse à l’APS puis fut repêché par Said Bouteflika pour occuper le poste de Dg de la radio. Et qu’est ce qu’il suggère pour améliorer le rendement de la radio. Il y’a eu tt d’abord mise au chômage de dizaines de correspondants locaux, puis eux de l’étranger avant la dernière offensive majeure. Mettre tt le monde dehors !!! Pays de M…. va

  5. Bessâ dit :

    A bruxelles farida bessâ y a vecu cinq ans à peine comme réfugiée politique, elle n’a jamais été correspondante de l’APS ni de l’ENTV. La seule journaliste selon mes informations qui a été correspondante permanente de l’ENTV à BRuxelles, est une certaine Lila HADDAD, qui est d’ailleurs en partie libanaise et qui vit en Europe depuis son très jeune âge. BESSA était refugiée et apatride, elle a travaillé en Belgique comme organisatraice de soirées dançantes à Bruxelles. Je vous invite de lire un excellent article à son sujet sur ce meme blog intitulée » Exclusif, la vérité, rien que la vérité sur Farida BESSA ». Toufik Khalladi est un tlemcénien, très rusé qui a tjs su s’incruster. A bruxelles, il était correspondant de l’APS et du DRS.

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