24 novembre, 2010
La population de Laalam renvoie les députés !
Par un citoyen de Laalam
La RN 09 reste toujours perturbée à la circulation dans les deux sens (Souk El Tenine -Bejaia). Aujourd’hui, au troisième jour de son occupation par les habitants du village Lalaam commune de Tameridjt, la route est quasiment déserte. On a constaté que, dans la journée d’hier, vers 10 h, les trois députés ANR, RCD et RND , qui ont tenté de se rendre sur les lieux de la protestation, ont été renvoyés par les citoyens. Ces derniers affichent, ainsi, clairement leur hostilité à ceux qui soutiennent le pouvoir et qui s’occupent de leurs propres affaires.
La population de cette importante localité reproche aux autorités de ne pas tenir leurs engagements et exigent la présence du wali, pour reconsidérer sa position et engager des discussions autour de la situation qui n’a que trop duré, et ce depuis le séisme de Lalaam. Aussi bien pour les habitants de la localité laissée pour compte, que pour les usagers de la route, notamment les transporteurs de voyageurs, les responsables concernés doivent sérieusement prendre en charge les doléances formulées par les protestataires.
Pour rappel, les habitant de Laalam se plaignent de l’état de la route et des promesse de messieurs les ministres Ould Abbas, Karim Djoudi et Medelci, quant au députés de la région, on leur reproche l’absence durant les trois dernières années.
Commentaires(13)
Après avoir affirmé à la radio que trois millions de salariés algériens ne payent pas l’impôt sur le revenu global (IRG) parce que leurs revenus ne dépassent pas le SNMG qui est de 15.000 DA, le directeur général des Impôts, Abderrahmane Raouya, tente de revenir sur ses propos en se rendant compte de leur gravité. En effet, les déclarations de M. Raouya sont venues battre en brèche toutes les déclarations officielles tendant à faire croire que le problème de l’emploi ne se pose pas en Algérie.
«Comment veux-tu fonder une famille avec 14 000 DA par mois ? Une paire de chaussures de sport respectable vaut au bas mot 10 000 DA», peste un ex-danseur du ballet national qui ne comprend toujours pas ce tollé contre leur fugue. «Nous sommes des artistes pas des terroristes.» «Kilouna» (laissez-nous tranquilles) revient tel un leitmotiv dans leur discours. (…) «Est-ce normal que pour représenter l’Algérie, on nous donne juste 240 euros en frais de mission dont 40 sont encore chez les responsables du ballet ? Est-ce normal qu’après la première représentation à Ottawa, on nous fasse manger de la pizza et des chips pour la répétition à Montréal ?». El Mouhtarem d’après El Watan
R.Z. pour « Algérie Politique » 



