Lettre ouverte à monsieur le président de la FAF

raouraoua245015465x348.jpgPar Mahmoud Chiheb

Monsieur le président de la FAF,

Sur quoi et en quoi vous étiez au juste tenus et appelés à vous «réconcilier», vous et votre homologue de la FEF ? Les faits sont à ce propos simples, clairs et ne souffrent d’aucune ambiguïté.
Pour rappel, il y a eu une agression caractérisée contre l’EN de football à son arrivée au Caire et vous étiez en droit, en tant que président de la FAF et comme vous l’autorise la réglementation de la FIFA, de refuser de jouer cette rencontre. Mais vous avez préféré procéder autrement, en vous mettant notamment vous-même à la disposition et au service des décideurs politiques. Vous avez ainsi obtempéré aux instructions de fakhamatouhou qui, berné à son tour comme un novice par les assurances présentées à cet effet par son autre homologue, vous a fortement suggéré, par le biais de son ministre des sports, de jouer ce match malgré tout ce qui s’est passé et la tension qui régnait autour.

Il n’en demeure pas moins par ailleurs qu’un tel comportement reste, à bien des égards, indigne d’un véritable président d’une Fédération nationale de football qui, faussement incapable de gérer cet incident au bénéfice de l’EN, décide de le relayer aux politiques. Comment expliquer les raisons d’une telle démission au profit des politiques ? Le désire de s’en rapprocher et d’être dans leurs grâces ? L’incompétence ?… On peut disserter indéfiniment là-dessus, mais cela n’est pas aujourd’hui l’objet principal de notre propos.

Il y a donc eu ce qu’il y a eu et des plaintes ont été déposé de part et d’autre devant les instances concernées de la FIFA pour arbitrer et juger ce litige. Malgré la gravité des faits avérés qui ont été reproché à la FEF, l’étrange laxisme et la mollesse dont vous avez fait preuve dans la gestion et la défense de ce dossier ont été à l’origine de la prononciation d’un jugement d’une clémence inattendue, au point d’en étonner les responsables de la FEF eux-mêmes.
Amplement satisfaite par ce prononcé, la FEF, partie incriminée, s’est ainsi empressée d’entériner ce jugement et s’est engagée à le respecter. Rien de plus et rien de moins.

Il n’est nulle part fait mention d’une quelconque obligation de «réconciliation» entre les deux fédérations dans le jugement de la FIFA. Comme il n’y est nulle part spécifié que vous étiez tenus, vous personnellement, à vous «réconcilier» avec votre homologue égyptien.
Alors, à quoi obéie donc votre soudain et irrépressible désir de vous «réconcilier» à n’importe quel prix avec le président de la FEF ? Et pourquoi donc tout ce tintamarre médiatique fait autour de VOTRE «réconciliation» avec VOTRE frère de la FEF ?

Anticipant les réactions de l’opinion publique, vous avez déclaré à la presse : «Je l’ai fait pour l’Algérie». Mais bien entendu ! Cela aurait été tout à votre honneur en d’autre circonstances, mais tout dans cette démarche démontre malheureusement que votre déclaration n’est qu’un autre grossier mensonge jeté cyniquement à la plèbe, au ghachi auquel les pseudo «responsables» de tous bords se sont trop accoutumé à jeter les miettes des restants de tables.

Permettez-moi de vous rappeler que vous occupez les fonctions de président de la fédération algérienne de football et qu’à ce titre vous pouvez parler au nom du football algérien pour défendre ses intérêts, mais qu’en aucun cas et d’aucune manière vous ne pouvez vous permettre d’outre passer vos prérogatives et de parler au nom de l’Algérie. Sachez que l’Algérie est une entité sacrée et trop précieuse aux yeux des algériens pour que n’importe quel quidam vienne parler en son nom et l’engager dans de douteuses et scabreuses entreprises. L’Algérie vous dépasse de très loin monsieur Raouraoua ! Aussi bien vous que vos semblables !

En d’autres termes, vous n’êtes habilités à parler ni au nom de l’Algérie ni en celui des algériens. Et si un quelconque pseudo «responsable» politique s’est cru, du haut de ses fonctions usurpées, en mesure de vous mandater à le faire, sachez que lui-même n’est, de ce fait, ni habilité à parler au nom de l’Algérie ni en celui du peuple algérien, et ce quelque soit le niveau hiérarchique qu’il peut s’attribuer.
De là à vous autoriser, de plus, à évoquer nos valeureux chouhada…. !!!

Mais pour qui vous prenez vous donc monsieur ?! Vous êtes indigne de parler au nom des algériens et encore moins en celui des chouhada qui, quant à eux, ont vraiment fait quelque chose pour leur pays : ils ont, au nom de leurs principes, donné et sacrifié leurs vies pour l’Algérie ! Vous, vous en êtes indigne pour la simple raison que votre «réconciliation» sonne comme une autre insulte, une autre gifle et une autre trahison infligée non seulement aux algériens, mais aussi et surtout à ces mêmes chouhada et à leur mémoire que vous avez, vous aussi, appris à instrumentaliser au profit de votre ambition personnelle.

Par votre geste vous avez vous-même sacrifié et tué une seconde fois tous nos chouhada ! Vous venez ainsi cautionner toutes les horreurs commises par ces courageux égyptiens qui ont déversé toute leur haine sur nos valeureux chouhada.
Vous êtes vous souciés, ne serait-ce qu’un seul instant, de ce que peuvent bien penser de vous tous ces égyptiens en constatant que vous vous êtes finalement «réconciliés» sans condition, malgré toutes les insultes proférées contre nos chouhada sans pour autant obtenir la moindre excuse ni le moindre regret de leur part ? Ils doivent certainement penser des choses bien hideuses sur vous, mais aussi sur nous tous par ricocher ! Et vous osez vous permettre d’impliquer l’Algérie et son nom dans cette inqualifiable et déshonorante démarche ?!
Mais pour qui vous prenez vous donc ?!

Pour ma part, jamais je ne pardonnerai cette méprisable félonie et à tout jamais vous serez pour moi ce pseudo «responsable», dénué de foi et de principes, qui à vendu jusqu’à la mémoire des chouhada de son pays pour un déshonorant soutien de la part de ceux qui nous ont pourtant souillé et traîné dans la boue de toutes les manières possibles et imaginables.
Hélas ! Cela ne semble point vous poser le moindre cas de conscience, n’est-ce pas ? Que ne feriez-vous pas pour un petit poste de responsabilité !? Et comment dans ces conditions ne pas croire toutes les «rumeurs» qui circulent à votre sujet, notamment celles jamais démenties ?
De toutes les façons, vous comprendrez vite que le bénéfice de la trahison est éphémère, souvent de très courte duré, et que la profanation de la mémoire de nos chouhada se paie cash.

Commentaires

  1. p.i.2merde.dz.con dit :

    Tous les bons piranhas excellent en pyromanie et se réconcilient très facilement surtout si l’un d’eux a besoin des services de l’autre pour être encore plus vorace dans ses « combats » futurs.Ils ont mené deux peuples à la haine et l’hystérie en appelant à la guerre et au djihad à travers leurs discours incendiaires, pour finir par se faire la bise pour des raisons de convenances personnelles et avec l’accord de leurs tuteurs respectifs.Une leçon pour l’avenir, afin que les gens ne soient pas dupes et ne tombent sans réfléchir dans le piège de la manipulation éhontée.

  2. Anonyme dit :

    La réconciliation ne doit pas se faire aux dépens de la dignité du peuple algérien.

    L’Egypte doit d’abord demander des excuses.

    http://nonalelectiondelahonte.centerblog.net

  3. billdz dit :

    ces gens la ne veulent pas comprendre ,
    c’est comme si vous parlez au mur!!!.
    il faut une révolution!!!comme ils l’ont fait nos ancêtres,
    la liberté s’arrache et ne se donne pas!!!
    ils ont tout bafoué ,même le nif,seul chose qui nous reste.
    à mon avis il faut aller droit au but,
    les chasser quelque soit le prix à payer
    de toute façon il ne reste rien!!!

    thanmirth

  4. abderrezak dit :

    salam,
    raouraoua c’est réconcilié avec zaher pour un strapontin chez blatter,honte a toi raouraoua,tu es un traitre.

  5. Anonyme dit :

    Cet Homme Raouraoua travaillait au guichet de la cinémathèque à l’époque, il était un indicateur de la ….. tout d’un coup, il saute sur la faf alors qu’il était derrière les problèmes de l’EN au mexique à cause des primes, il est chargé de l’année de l’algérie en france etc… son fils qui a rejoint air algéire il y a six mois se voit détaché à nice alors que des gens qui ont bossé 20 ans dans la boite massahatalhoumch, il octroie le contrat de l’immeuble de la faf à arab contractors,, en échange, ils lui construisent le centre d’affaires de bab ezzouar, d’ou a-t-il ramené tout ce fric, maintenant, il vise la caf comme président et un siège au comité exécutf de la fifa 150 mille euros salaire mensuel. intêrets personnels priment avant tout.

  6. Rabia dit :

    Cheikhe sidi bémol à une belle chanson dont le refrain dit : «Li r’khis, r’khis !».

  7. Rabia dit :

    Cela dit, cet énergumène ne possède plus l’autorité morale pour rester à la tête de la FAF. Il doit démissionner, et comme il est clair qu’il ne le fera jamais de son propre chef, il doit impérativement être démissionné !

  8. Rabia dit :

    Cela dit, cet énergumène ne possède plus l’autorité morale pour continuer à présider aux destinées de la FAF. Il doit démissionner, et comme il est clair qu’il ne le fera jamais de son propre chef, il doit impérativement être démissionné !
    Que ceux pour qui nos chouhada et notre drapeau représentent encore quelque chose de sacrée écrivent en masse à la FIFA et dénnoncent les magouilles et la corruption de ce type ! Que sa crédibilité, qu’il a lui-même enterré, soit remise en cause auprès de ces instances, qu’elles sachent ce qu’il vaut en réalité, qu’il est indigne d’intégrer la FIFA et qu’elles soient tenues entièrement responsables devant l’opinion internationale de la malhonneteté de ce triste personnage.

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