Orascom Telecom veut un arbitrage sur Djezzy

djezzy.jpgOrascom Telecom demandera bientôt un arbitrage international dans le cadre de son conflit avec l’Algérie concernant sa filiale locale de téléphonie mobile Djezzy, a déclaré le président d’Orascom selon les propos rapportés par le site internet de la chaîne CNBC Arabia.

La vente prévue de ses actifs algériens pour 6,6 milliards de dollars (environ cinq milliards d’euros) au russe Vimpelcom s’est compliquée en raison de différends avec Alger concernant l’avenir de Djezzy, la principale source de revenus d’Orascom. Orascom Telecom a accepté à contre-coeur d’engager des discussions concernant la nationalisation de Djezzy alors qu’Alger avait soumis la société algérienne à des impôts rétroactifs, empêché de transférer de l’argent à l’étranger et bloqué une vente au groupe sudafricain MTN.

« Nous aurons recours à un arbitrage international pour résoudre le problème concernant la filiale Djezzy et nous entamerons les procédures bientôt », peut-on lire sur le site de la chaîne qui cite Naguib Saouiris.  Un représentant d’Orascom Telecom a refusé de commenter les propos retranscrits par CNBC Arabia.

Le directeur général du groupe, Khaled Bichara, avait souligné le mois dernier qu’Orascom ne demanderait un arbitrage international qu’en dernier recours.

Alger a dit de son côté qu’il paierait Djezzy au prix du marché mais n’a pas précisé quand l’offre interviendrait.

L’action Orascom était quasi inchangée (+0,23%) mardi tandis que l’indice phare de la Bourse cairote .EGX30 gaganait 0,85% à 13h40 GMT.

(Marwa Rashad et Yasmine Saleh, Florent Le Quintrec pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten) Reuters

Commentaires

  1. Ghanou dit :

    Cela a été dit et répeté sur plusieurs sites et forums, il y a anguille sous roche dans cette affaire. Il suffisait aux autorités algériennes de simplement déclarer qu’il y a de forts doutes quant au renouvellement de la licence d’exploitation accordée à Djezzy pour voir la valeur de cette dernière automatiquement chuter…
    Mais si cela n’a pas été fait, il faut en déduire que certains «très hauts placés» veulent gagner le maximum sur les deux tableaux. Sachant les gros intérêts que possède une certaine «fratterie» – qualifiée de rapace et d’insatiable – dans Djezzy, il y a fort à parier que celle-ci cherche à se positionner afin d’être gagnante dans tous les cas et quelque soient les scénarios envisagés.
    Il est donc de l’intérêt de cette «fratterie» que le gouvernement algérien rachète Djezzy au prix fort pour engranger les plus gros profits possibles…
    Pour ce qui concerne l’arbitrage, il faut savoir que celui-ci présuppose le principe de l’accord des deux parties qui consentent à recourir, ensemble, au service d’un arbitre agréé par les parties en conflit.
    Ce qui veut dire que Djezzy ne peut prendre, à elle seule et de manière unilatérale, une telle décision sans l’assentiment de la partie adverse.
    En d’autres termes, si le processus d’arbitrage est engagé et devient effectif, c’est que le gouvernement algérien aurait, lui aussi, donné son feu vert pour cela.

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