La force de la jeunesse algérienne

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Commentaires

  1. Blek le roc dit :

    La force de toutes les jeunesses du monde : http://www.youtube.com/watch?v=SNocyz1NRjA

    La force d’un chant de partisan :
    http://www.youtube.com/watch?v=oKVRlzxdeIA

  2. maki dit :

    Quelles démarches pour un changement en Algérie ?
    Tel sont quelques extraits du préambule de la constitution algérienne ; l’Algérie a su trouver dans ses fils, depuis le royaume numide et l’épopée de l’Islam jusqu’aux guerres coloniales, les hérauts de la liberté, de l’unité et du progrès en même temps que les bâtisseurs d’Etats démocratiques et prospères dans les périodes de grandeur et de paix. Ayant toujours milité pour la liberté et la démocratie, le peuple entend, par cette Constitution, se doter d’institutions fondées sur la participation des citoyens à la gestion des affaires publiques et qui réalisent la justice sociale, l’égalité et la liberté de chacun et de tous. La fierté du peuple, ses sacrifices, son sens des responsabilités, son attachement ancestral à la liberté et à la justice sociale sont les meilleurs garants du respect des principes de cette Constitution qu’il adopte et transmet aux générations futures, dignes héritières des pionniers et des bâtisseurs d’une société libre.

    Voilà aujourd’hui le visage réel de l’Algérie : Une jeunesse brimée, rongée par le chômage, l´indigence intellectuelle, Une économie gangrénée par la corruption, pillages de tous ordres, dilapidation et bradage des biens publics, les détournements et les scandales à répétitions, des crimes crapuleux et économiques, la misère, grande pauvreté, insalubrité. Une administration obsolète et désorganisée, un système éducatif et un système de santé dans un état de délabrement, avancé. Une justice qui obéit au doigt et à l´œil à une junte irresponsable, incompétente et désavouée, la terreur, une crise morale, un retour à la pensée unique, des infrastructures modernes inexistantes, une destruction de la cellule familiale, une confiscation totale de l’appareil d’Etat au profit d’un seul clan familial et de ses complices politiques.
    Aujourd’hui chacun de nous ne retrouve plus le gout sucre ou aigre ou sale de quoi que se soit tout est fade les journées sont terribles a vivre sont relief et sans aucune saveur, la forme physique ou mentale a déserté l’algérien.
    Notre vie ressemble de manière caricaturée à celle des bêtes. Les cités sont réduites à une seule fonction : assurer le sommeil de leurs habitants. Et tout un peuple en état d’agonie.
    Des hommes (ministres, walis, hauts dignitaires de l’armée, super directeurs, hommes d’affaires du sérail …) un peu partout dans le pays, se sont érigés en réels occupants, appliquant sans complexe et en toute impunité la domination arbitraire de leurs sujets tout en bénéficiant de l’exploitation économique des richesses nationales pour leur seul compte.

    Il est, plus que jamais, nécessaire d’effectuer des changements, radicales, pour espérer une vie meilleure à notre peuple et une prospérité pour notre pays. Pour cela je suggère :

    1- Le départ immédiat du président de la république et le retour à l’ordre démocratique par la promulgation de l’article 74 de la constitution qui stipule que : « La durée du mandat présidentiel est de cinq (5) ans. Le Président de la République est rééligible ». Le président de la république doit être rééligible une seule fois, mais pas une présidence à vie. Pour nous rafraîchir un peu la mémoire cet article a été promulgué en 2008 par le président actuel pour se donner la magistrature suprême du pays à vie. Dans un pays ou les simples responsables méprisent leurs propres citoyens, il est inconcevable que le président puisse permettre une alternance au pouvoir dans un tel ordre constitutionnel. Cette démarche tue l’ordre démocratique et entame le chemin d’un ordre monarchique ou la progéniture succèdent à leurs génitures.
    2 – La levée de l’état d’urgence en vigueur depuis février 1992 : elle a été décrété, à compter du 9 février 1992, pour une durée de douze (12) mois. En effet l’article 91 de la constitution stipule : « En cas de nécessité impérieuse, le Haut Conseil de Sécurité réuni, le Président de l’Assemblée Populaire Nationale, le Président du Conseil de la Nation, le Premier ministre et le Président du Conseil Constitutionnel consultés, le Président de la République décrète l’état d’urgence ou l’état de siège, pour une durée déterminée et prend toutes les mesures nécessaires au rétablissement de la situation. La durée de l’état d’urgence ou de l’état de siège ne peut être prorogée qu’après l’approbation du Parlement siégeant en chambres réunies ». L’état algérien est tout simplement « hors la loi ». Est-ce légitime de proclamer l’état d’urgence en 1992 toujours en cours jusqu’à ce jour, avec ses « dépassements », sur la base de suspicions sur le comportement « futur » d’un parti vainqueur aux élections législatives « propres et honnêtes » selon les slogans du gouvernement lui-même ! Est-ce vraiment la vie de la nation était menacée ! La menace qui peut être prise en considération doit toucher la nation et non le gouvernement, elle doit être d’une gravité exceptionnelle. Le refus catégorique des autorités d’annuler cette mesure est justifié par l’extrême difficulté d’allier sécurité et liberté dans la gestion des affaires du pays. En vérité cette situation, n’étant pas motivée par un grand péril ou une menace imminente mais seulement pour se maintenir au pouvoir avec l’autoritarisme comme mode de gouvernance. Elle a été préméditée pour museler un adversaire politique et, à travers lui, toute opposition légitime. Cette situation donne la possibilité de brimer les libertés individuelles et syndicales. Il s’octroie le droit d’organiser des manifestations lorsque cela l’arrange mais brandit l’état d’urgence dès que c’est la société civile qui veut s’exprimer. Par conséquent la liberté de la presse est mise en index, le gouvernement maintenait son monopole sur les imprimeries, l’importation de papier, les entreprises de distribution, la publicité et gardait de nombreux titres malgré le déficit de leur gestion. Il gardait par dessus tout le monopole sur les radios et la télévision. En plus, l’état d’urgence permet aux cours militaires, pour des causes criminelles liées à la sécurité nationale, la pratique systématique des arrestations illégales et enlèvements, la torture, les exécutions sommaires et la pratique politique discriminatoire. Il est évident que l’ensemble des mesures prises ne visaient qu’à réprimer la démocratie. Rien ne peut justifier encore ce maintien si ce n’est l’étranglement du peuple, le musèlement des syndicats, le verrouillage de la presse et la limitation des activités des partis politiques. En fin, le maintien de l’état d’urgence vise, uniquement, le peuple et non le terrorisme.
    3 – La dissolution du parlement ; pour les uns c’est une chambre d’enregistrement pour les autres c’est une maison de retraite lucrative, mais une chose est sûre c’est que ce parlement a perdu toute légitimité et représentativité.
    L’abstention aux dernières élections législatives exprime le rejet de la classe politique au pouvoir, cela hypothèque sérieusement la légitimité du gouvernement et reflète la fracture entre politique et société. Ces chiffres bas de participation sont un signe clair de perte de confiance et de désillusion non seulement envers le système, mais aussi directement envers le président. Les Algériens, désireux de changement, semblent avoir perdu la foi en leur système politique.
    Le peuple algérien est persuadé que les décisions importantes ne sont pas prises par le Gouvernement ou le Parlement, mais par des structures parallèles invisibles (les services) et que les membres du gouvernement et les députés obéissent aux ordres.
    Le vrai parlement ; est celui qui défend l’intérêt du peuple et de la nation, si non, il n’a pas lieu d’être. Les députés doivent être des Hommes honnêtes, cultivés, des Hommes politique, de savoir et de lettres, conscient des tâches et des responsabilités qui doivent assumées, non des tètes de la mafia et des gangs.

    4- Chasser les généraux de l’Armée nationale populaire (ANP) : ces vrais décideurs, ont de tout temps instrumentalisé la violence pour régner en maître absolue sur l’Algérie, ils ne reculent devant rien, ni personne, pour s’approprier les richesses du pays et garder la main mise sur les destins de l’Algérie, ils ont imposé leur dictat sur le peuple. Ils ont crée et manipulé des groupes armés pour semer la mort, le chaos et l’anarchie et la destruction du pays, pour permettre la survie de leur régime. L’islamisme a été concocté, alimenté et puis, par la suite, diabolisé et impliqué dans des génocides programmés par l’armée. Le phénomène du terrorisme n’est que le résultat d’un biais introduit dans le processus de démocratisation dés son lancement.
    Les généraux affairistes, à coup des milliards, versaient des millions de tonne de déférents produits importés sur le marché, en parallèle, ils empêchent toutes activités locales, de production, pour garder leur monopole. Les groupes industriels locaux sont une menace pour eux, les politiciens en place, font tout, pour les protéger. Ils se sont lancés dans l’importation par des prête-noms interposés dans des sociétés d’import-export. Tout le monde travail pour leur compte ; Les grands barons du change de la devise et de l‘importation. Ces oligarques dominent ainsi les sphères politique et économique, Ils ont des informateurs un peu partout dans les administrations, leurs hommes, dans la justice, la presse… ils ont fait main basse sur la manne pétrolière ; ils sont devenus le pouvoir. Et les présidents successifs ne pouvaient que les gérer au mieux parce que ces intérêts mafieux étaient l’ossature du régime.
    Les généraux algériens sont une véritable mafia, certes, la plus féroce, terrible et sanguinaire de toutes les mafias, connues jusqu’à la ; elle a un drapeau, des institutions, un parlement, des banques, des puits de pétrole, la presse et un président comme porte parole. Leurs desseins diaboliques ont un seul objectif ; avilir le peuple algérien et l’anéantir.
    5- La restructuration des Services de renseignement DRS ; elle est dépendante directement du ministère de la défense nationale : elle a pour missions : La lutte contre toute forme d’espionnage, La préservation de la sécurité intérieure du pays, La défense des intérêts vitaux de l’Algérie à l’étranger. Elle est composée de différentes directions et services : Direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA), Groupe d’intervention spécial (GIS), Service de sécurité présidentielle (SSP), Centre de communication et de diffusion (CCD), Département d’infiltration et de manipulation, Direction du contre-espionnage (DCE), Centre principal militaire d’investigation (CPMI), Groupement de contrôle des réseaux (GCR)…
    Le décret d’état d’urgence a permis à la DRS de placer des officiers dans toutes les institutions civiles et militaires. Plus rien ne bouge sans son aval. Elle quadrille la société, contrôle une part importante du commerce extérieur, nomme nombre de hauts fonctionnaires, y compris parmi les ambassadeurs, infiltre les médias, la police, les entreprises d’État, les partis politiques et les groupes islamistes armés, soupçonnée d’être derrière plusieurs attentats, elle désinforme et manipule l’opinion comme, d’ailleurs, les présidents à coup de rapports volontairement erronés ou faussement alarmistes. Ils (les services) ont instrumentalisé les algériens au cours de ces deux dernières décennies et servis de chair à canon dans une guerre de clans qui a permis au pouvoir de se recycler. Ils sont Les leaders des techniques de la mise en scène et les organisateurs des provocations et des complots préventifs. L’appareil du DRS est devenu comme une pieuvre monstrueuse qui enserre dans ses tentacules, épie, emprisonne, torture, neutralise, corrompt et écrase qui il veut, quand il veut, dans l’anonymat et la clandestinité des «services secrets». Le chantage et la corruption sont les seules cartes maîtresses des services.
    Ses relais médiatique et ces agents-journalistes sont présents dans toutes les directions de journaux de la presse nationale et étrangères, à la télévision mais aussi dans les radios et presse écrite dite indépendante.
    Elle domine totalement le système judiciaire algérien, elle est présente dans le secteur judicaire d’un Attaché Militaire au grade de Colonel auprès du cabinet du ministre de la justice. L’attaché dispose d’un service à part entier. Il contrôle tout ce qui est relatif aux activités judiciaire, ainsi, le ministre ne prend aucune décision sans consulter son colonel. Rien n’est fait sans son avis, même les petites choses.
    Son patron est le véritable homme fort du pays. La réalité du pouvoir, le contrôle territorial et institutionnel, est entre les mains des services. Son poids politique déterminant est proportionnel au déséquilibre entre les branches exécutive, législative et judiciaire de l’Etat.
    Avec les dernières affaires de corruption qu’elle a divulgué ; elle essaye de laver son front de tous les crimes quelle a commis contre le peuple. Cette fuite en avant, ni qu’un camouflé pour blanchir son blouson.
    Son pouvoir ne souffre d’aucun contrôle parlementaire, d’aucune limite gouvernementale. Un pouvoir illégitime ne peut que renforcer la dérive mafieuse et par voie de conséquence entraîner le népotisme et la dictature. En plus ils bénéficient de l’irresponsabilité politique et de l’impunité juridique.
    Le peuple algérien a le droit de savoir comment fonctionne ces structures, importantes, pour n’importe quel pays. Une commission parlementaire doit-être installée pour la contrôler de tout dérapage. Un contrôle doit absolument être exercé sur elle si on veut avoir un organe de renseignement fiable qui soit au service de l´Algérie et du peuple algérien. C’est l’émancipation, et non pas la puissance et l’ordre, qui produit la véritable sécurité.
    Une réorganisation profonde, est essentielle, pour la rendre compatible avec le fonctionnement de l’Etat de droit. Ainsi : La Direction du Contre-espionnage (DCE), Direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA), Centre principal militaire d’investigation (CPMI), seront dépendants du ministère de la défense nationale. Le Service de Sécurité Présidentielle (SSP) sera dépendant de la présidence de la république. Tandis que les autres services seront dépendants du ministère de l’intérieur. Tous les services seront gérés par une structure dépendante directement de la présidence de la république. Avec un large contrôle parlementaire et un suivi gouvernemental.
    6- La dissolution du FLN et l’assainissement du paysage politique : le FLN, ce grand symbole de notre guerre de libération nationale, devenu une coquille vide, constamment en crise et manquant fortement de repères et d’assises idéologiques. Bien réparti sur l’ensemble du territoire national, Avec ses 54 mouhafedhs et ses 1594 kasmas, il fonctionne comme une tribu qui considère le chef comme le maillon essentiel et fondamental de la chaîne et l’allégeance.
    Le système algérien fonctionne par la rumeur et empêche les partis de jouer leurs véritables rôles. Le jeu politique se fait en dehors des partis. Pour le cas FLN, il est, uniquement, une vitrine et un moyen de la promotion sociale de certaines catégories et une magnifique couverture pour l’administration. Ses missions n’ont rien à voir avec celles d’un vrai parti politique. Il a été, et l’est toujours, un appareil de validation et de justification des politiques et des décisions prises par le pouvoir, Il s’est souvent caractérisé par sa propension à épouser les contours de tous les chefs ayant présidé aux destinées de ce pays, il est un simple appareil de légitimation.
    Il est nécessaire, aujourd’hui, de Remettre l’ancien parti unique dans le terroir de l’histoire, le laisser comme héritage, un espace ouvert de la mémoire de la collectivité nationale, un témoin de la grandeur de ces hommes et de ces femmes qu’ont écrit avec leurs sangs les plus glorieuses pages de note histoire. Il est évident que la légitimé historique grondée et revendiquée par les uns, ni qu’une ruse pour s’approprie le patrimoine du peuple et l’utiliser pour des profils propagandistes.
    Les autres partis politiques ont perdu leurs efficacités et leurs vocations, qui sont ceux d’instaurer un projet de société et d’œuvrer à l’exécuter. Ils ne servent qu’à la cooptation et au partage des postes politiques, ils jouent la démocratie de façade.
    Ils sont des simples machines électorales, ils continuent à perpétuer la pensée unique et les pratiques du parti unique.
    La seule alternative qui reste est, la démocratie participative et active, qui intègre tous les acteurs de la société sans ostracisme, ni exclusion.
    Aujourd’hui il, il est nécessaire d’assainir le paysage politique national, avec des nouveaux partis politiques, se fondant sur une basse populaire, répandant favorablement aux aspirations du peuple.
    7- Un projet de société : Il n’y a pas de citoyens sans projet social et il n’y a pas de projet économique durable qui ne soit pas lié à un projet social. Il s’agit de restaurer à l’Etat sa vocation naturelle, le soumettre au principe d’efficacité conçu selon une démarche démocratique.
    Le projet de société est le reflet de la société idéale que l’on espère bâtir. Il définit le type et la nature de l’Etat à travers les institutions à mettre en place, le rôle et l’attente des différentes catégories et couches sociales qui composent la société. Il fixe les objectifs à atteindre. Il exprime aussi la philosophie qui anime le système qu’il faut mettre en place, ainsi que les valeurs et principes qui le sous tendent.
    Un projet étroitement lié à l’authenticité, aux composantes de notre culture et à notre identité. Ces éléments essentiels de la personnalité algérienne constituent les fondements de la définition d’un projet de société démocratique et moderne.
    Un projet de société qui met le citoyen algérien, sa dignité et sa prospérité au cœur des préoccupations et des politiques afin qu’il confère ses droits à la citoyenneté, bannisse toutes formes d’exclusion, nourrisse l’espoir, mobilise les énergies et mette fin à l’attentisme et au désespoir. La consolidation de l’Etat de droit, l’élargissement de l’espace des libertés, la promotion des droits de la femme, de l’enfance et des catégories sociales démunies et fragiles.
    Un projet de société qui garantit les droits individuels qui assurent la liberté de l’individu face au pouvoir religieux, politique ou économique, les droits politiques qui permettent à l’individu de participer au choix du régime politique et à l’exercice du pouvoir ( droit de voter, de contester, liberté de réunion, d’association …) et les droits économiques qui fondent le droit d’exiger certaines prestations de l’Etat (droit à la santé, à l’éducation, au travail…).
    La mise en place d’une administration qui sera d’abord au service du citoyen et des collectivités, débarrassée de toute corruption et de toute partialité et consciente de sa fonction de préservation de l’intérêt général et du bien public.
    La transparence des élections et de la gestion des biens publics, l’efficacité des systèmes de contrôle, sont les gages d’une bonne gouvernance et d’une meilleure protection des intérêts du citoyen.
    Un projet société qui consolide les affaires économiques et financières, compétitivité (marche intérieur, industrie et recherche), emploi, politique sociale, santé et consommateurs, transports, télécommunications et énergie environnement, éducation, formation, jeunesse, sport, culture et audiovisuel, agriculture et pêche, justice et affaires intérieures. Le développement solidaire des communautés, l’agriculture durable, les réponses urbaines et rurales au développement, le renouvellement de l’État social, la contribution conjointe et respective des syndicats et des organismes communautaires.
    Au niveau régional, la vision politique est de consolider les relations de coopération et de solidarité entre les peuples afin de faire face ensemble aux défis de la conjoncture économique, politique et de la mondialisation.
    8- L’ENTV et la presse : Tout changement en Algérie doit absolument commencer par cette machine de désinformation et de propagande, l’ENTV.
    L’ENTV continue à avoir le réflexe stalinien en tournant le dos aux besoins réels des jeunes, elle ne donne pas la parole aux jeunes, aux syndicats autonomes et aux partis de l’opposition, elle donne à voir et à lire une image lisse et douce, sans aspérités, d’un pays qui serait le plus heureux du monde où il ferait bon vivre. Elle esquive les problèmes réels auxquels sont confrontés les Algériens et les Algériennes et s’évertuent à enjoliver la réalité. Elle reflète la politique du pouvoir en place, elle est l’organe central du régime, un moyen de manipulation et une effroyable machine de propagande. Elle passe son temps à mentir aux Algériens avec l’argent du contribuable. Son programme est tellement médiocre, la qualité du son et de l’image laisse à désirer. Cela explique que notre télévision est désertée par les téléspectateurs nationaux au profit des chaînes satellitaires de l’Occident et du Moyen Orient. Ses JT s’évertuent à longueur de panégyriques et de superlatifs à louer l’action du gouvernement et à faire l’étalage de l’agenda présidentiel, l’apologie de Son Excellence le Président de la République, en imposant un black-out hermétique à tout ce qui agite la société, en faisant l’impasse sur les affaires de corruption, sur les scandales qui secouent le régime, sur les atteintes récurrentes aux libertés et aux droits humains.
    Il est temps de faire appel à tous ces authentiques journalistes éparpillé un peu partout dans le monde pour reconstruire le paysage médiatique national. Lever le contrôle sur les médias publics, libérer l’image et le son et rendre la télévision algérienne aux Algériens de façon à ce qu’elle puisse remplir une vraie mission de service public. Laisser l’accès libre à ces élites intellectuelles non « organiques », à ces experts nationaux indépendants d’esprit que sont les universitaires, les juristes, les politologues, les journalistes talentueux. Il est temps également de permettre aux Algériens de créer des chaînes alternatives qui sauront mieux les représenter et refléter la réalité politique et sociale de notre pays.
    En ce qui concerne la presse écrite ; la censure sévit dans tous les secteurs de l’expression. Cette dernière sert, uniquement, de vitrine au régime pour jouer la comédie de la démocratie. Quelques titres sont même des collaborateurs des services de sécurité.
    Certains titres sont spécialisés dans l’intox. Ils gonflent les désordres de la société sans précaution et éloigne les lecteurs de la réalité et de la responsabilité sociale. A ce titre la suspension du « journal » Echorouk est indispensable. Ce « journal » s’est spécialisé dans les scandales inventés de toutes pièces, les rumeurs et les faits divers les plus trashs. C’est un torchon qui utilise l’Islam à des fins commerciales. Il a pour seul mission ; endormir le peuple avec la religion !
    Libérer la presse et ouvrir le champ médiatique ; en élargissant les champs d’exercice des libertés des Algériens, consolider leur droit d’accès à une information multiple et variée, à l’expression libre de leur opinion, et enfin au débat libre entre eux, sans tutelle réelle ou masquée de la bureaucratie d’Etat et des pouvoirs occultes.

    En fin, nous appartenons à un peuple rebelle et juste, un peuple qui a changé la géométrie politique de notre continent pour libérer les peuples de la spoliation coloniale. Nous luttons pour La démocratie est la transparence, la justice, le respect de l’autre, le partage, légalité, la fraternité, l’union, la solidarité, le développement, l’amour du pays, le respect des institutions, l’épanouissement, la paix et la sécurité. Il convient donc de s’organiser partout où cela est possible afin de débattre et de préparer le changement avec le moins de dégâts possibles. Que les Algériens retrouvent confiance en eux-mêmes, qu’ils croient en leur pays, qu’ils peuvent changer leurs conditions de vie, qu’ils fassent du pouvoir un pouvoir populaire et non un pouvoir des personnes.
    Demain sera aussi la conséquence et les résultats de nos actes d’aujourd’hui.

    http://tannitala.blogspot.com/

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