9 janvier, 2011
Algérie: Communiqué de l’Association nationale des familles de disparus
Depuis longtemps, le pays est plombé par une politique d’exclusion et de répression généralisées. Les émeutes qui se généralisent à tout le pays sont, y compris dans leur forme, le résultat de cet acharnement du pouvoir à ne concéder aucun espace aux citoyens et à la société civile et politique.
Les familles de disparus ont subi et subissent les affres de cette politique. Mais tout le monde est passé par les “mains” des services de répression : vieilles femmes, jeunes, enseignants, médecins, étudiants…
Après ce verrouillage systématique les appels pour manifester pacifiquement risquent de ne pas trouver d’échos.
Commentaires(3)
De violents affrontements se sont poursuivis entre la nuit de samedi et ce dimanche matin ayant entrainé plus de 50 morts dans les villes de Thala (16), Kasserine (22), Meknassi (2), Feriana (1) et Reguab (8).
A force de mépriser le peuple, à force de fermeture des canaux d’expressions pacifiques, à force de politiques antisociales, le gouvernement récolte la tempête populaire. Nul d’entre nous ne peut être surpris de cette vague de protestation ni malheureusement des méthodes utilisées. A force de vouloir serrer la ceinture de la population jusqu’à l’étouffement, à force d’interdire toute action et modes d’organisations pacifiques de la société, le pouvoir en place a pris le risque de mener le pays au chaos.



