Algérie: Communiqué de l’Association nationale des familles de disparus

Depuis longtemps, le pays est plombé par une politique d’exclusion et de répression généralisées. Les émeutes qui se généralisent à tout le pays sont, y compris dans leur forme, le résultat de cet acharnement du pouvoir à ne concéder aucun espace  aux citoyens et à la société civile et politique.

 

Les familles de disparus ont subi et subissent les affres de cette politique. Mais tout le monde est passé par les “mains” des services de répression : vieilles femmes, jeunes, enseignants, médecins, étudiants…

Après ce verrouillage systématique les appels pour manifester pacifiquement risquent de ne pas trouver d’échos.

Dans tout le pays, les Algériens se tournent avec angoisse vers l’avenir. Qui peut nier aujourd’hui qu’après un conflit sanglant, une décennie de répression de toute expression autonome, non seulement n’a ouvert aucune issue au peuple mais, a encore, aggravé toutes les contradictions du système, au nom d’une politique de l’oubli et de l’impunité.

 

L’ANFD estime que la répression, les insultes et la hogra ne peuvent constituer un mode de gouvernance d’un peuple qui a tant souffert pour recouvrer son indépendance et qui souffre encore pour vivre dans la dignité dans une Algérie libérée de toute tyrannie.

 

Solidaire de toutes les luttes pour les droits de l’homme et la liberté, l’ANFD exige la libération des centaines de jeunes enlevés le plus souvent illégalement  de leur domicile.

 

Ayant subi le déni de justice et l’arbitraire, l’ANFD se déclare solidaire des victimes de la répression et invite les citoyens à se tenir à leur coté.         

 

Le Bureau National de l’ANFD 

Alger le 08/01/2011 

SOMOUD,                                        ANFD,                                   SOS-DISPARUS 

Commentaires

  1. M. Ath Amar dit :

    … Je suis totalement solidaire du
    mouvement de protestation, mais j’ai quelques réserves quant à la présente déclaration. C’est d’abord la mollesse du
    texte qui me dérange . Ainsi de quel/s
    gouvernement/s il est question. Quel est la nature du pouvoir ? Où est la question fondamentale? Quelles sont les contradictions principales et les secondaire ? Les termes significatifs forts n’y figurent pas ! Militaire ,
    dictature, régime, dictature, domination,
    oligarchie, caste, mafia/ieux, etc, etc.

    …Certes, “les mots ne font pas la politique, mais ils y contribuent” dit cet adage un brin provocateur.Mais, il faut bien l’admettre, les hommes et les femme politiques modernes sont devenus de véritable “bêtesdecommunication” .Trouver un message, un discours, un positionnement.Déterminer quand et comment bien l’afficher. Et plus que tout, savoir le faire entendre au plus grand nombre. Voilà souvent ce qui inquiète, passionne, obsède,…Bien naif celui qui prétendrait aujourd’hui qu’un dossier travaillé avec munitie dans la discrétion d’un bureau est plus important qu’un ” plan média ” efficace uo qu’une ” campagne de presse ” tapageuse.

    … La mollesse laisse le monopole de l’opposition aux Intégristes extrémistes et arrange les Généraux criminels qui détiennent le Pouvoir réel, ça joue en faveur de la polarisation, donnc le
    retour à la ” case départ “. C’est ce que veulent les Tenants de la Dictature
    militaire et leurs relais, alliés et corollaires…

    … Il nous faut dénoncer et nous opposer de manère radicale, simultanément et concommitemment et les Généraux et leus soutiens, et les Islamistes et leurs alliés…

  2. NARMOTARD dit :

    « Algérie: Communiqué de l’Association des Familles de Disparus », dites-vous.

    Bravo, mesdames, messieurs!

  3. amghar azzamni dit :

    Messieurs du Pouvoir algérien,sachez que manifester pacifiquement sans avoir à se frotter aux services de sécurité surarmés prêts à nous bondir dessus pour nous matraquer ? Franchement, nous aimerions le faire dans le calme et nous faire entendre sans nous faire passer à tabac mais hélas il est devenu impossible que cela se produise dans un pays où l’état d’urgence nous étouffe et ne nous laisse aucune latitude pour étaler nos revendications.Sachez Messieurs que nous aimons très fort notre pays et que nous n’avons pas l’intention de le saccager. Notre population juvénile est incomprise et délaissée par tous les programmes que vous avez tracés. Il n’existe que beaucoup d’inégalités sociales dans notre pays et il est rendu très difficile voire impossible à un jeune sorti des universités algériennes de trouver un emploi dans son pays. Alors, de grâce donnez des solutions à notre jeunesse si vous ne voulez pas qu’elle manifeste son mécontentement de façon  » sauvage  » comme vous la qualifiez avec mépris.

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