Karim Tabbou: « La passion de l’activisme ne doit pas remplacer l’action politique »

tabbou.jpgAllocution du premier secrétaire du FFS/ École « ALI MECILI » 2011 – 2012 

Chers camarades,

Je vous souhaite la bienvenue 

Votre présence aujourd’hui prouve que la jeunesse algérienne est consciente des défis que doit relever notre pays. Votre présence aujourd’hui me réconforte dans ma conviction que la jeunesse algérienne est déterminée à se former et à s’organiser pour devenir la force du changement et la force de l’avenir.  Aujourd’hui, comme hier, vous êtes notre priorité politique, notre force politique; vous êtes notre espoir et notre avenir politique.  

J’espère que dans le proche avenir, nous vous passerons le relais pour prendre en main les destinées du pays. 

Chers ami(e) s, chers camarades, Comme dit le fabuliste «Rien ne sert de courir, il faut partir à point». Dans notre pays rien n’est donné, j’espère que la formation qui vous sera dispensée à l’école de formation «ALI MECILI» vous sera utile pour concrétiser demain vos aspirations et vos idéaux. 

Je sais que le temps et les efforts que vous consentirez vous seront utiles demain. Au terme de votre formation vous serez plus ouverts, plus forts, plus efficaces et plus libres.Aujourd’hui, je tiens à remercier en votre nom les cadres formateurs qui ont volontairement accepté de nous aider à engager le programme de formation politique. 

Chers ami (e)s 

J’espère que votre passage à l’école de formation «ALI MECILI» vous rapprochera du FFS et vous permettra de mieux comprendre et peut-être de partager ses positions politiques et d’adhérer à sa stratégie. Dés aujourd’hui, ce à quoi je vous invite, c’est de faire preuve de lucidité et de discernement. La passion de l’activisme ne doit pas remplacer l’action politique. Le délire individuel peut mener à la dérive collective. Comme l’a déjà dit notre président Hocine AIT AHMED «Il n’appartient pas à un homme ou un parti politique conséquent de réaliser les fantasmes, qu’ils soient individuels ou collectifs ».  

Parce que vous le valez bien, je tiens aujourd’hui à vous offrir la primeur de ma réaction aux décisions prises par le Chef de l’Etat concernant la levée de l’état d’urgence «dans un très proche avenir».  

Chers amis 

Depuis 18 ans, le pays vit sous état d’urgence. Cela signifie que depuis 18 ans, le pays vit sans Constitution et sans institutions légitimes ou légales. Cela signifie aussi que le problème de la légalité et de la légitimité reste entier.  

La décision envisagée de «levée de l’état d’urgence dans un proche avenir» peut être perçue comme un signal positif, mais le projet d’élaboration d’une nouvelle loi intitulée «loi de lutte antiterroriste» engendre l’inquiétude et le soupçon.  

Que signifie cette vente concomitante ? A l’heure du terrorisme résiduel; A l’heure où le pouvoir proclame le succès de sa charte pour «la paix et la réconciliation»; On ne peut que s’interroger sur les motifs qui poussent le chef de l’Etat à substituer une loi d’exception en lieu et place de l’état d’urgence. 

Dans un pays où
la Constitution a été votée sous état d’urgence, où le chef de l’Etat lui-même a été «élu» sous état d’urgence, où la séparation des pouvoirs est virtuelle, où l’indépendance de la justice et l’Etat de droit n’existent pas, où la représentation populaire est un leurre, la loi projetée peut s’avérer pire que l’état d’urgence lui-même.
 

Qu’elle arnaque ! 

Le chef de l’Etat escompte un bénéfice politique à bon compte. Tout en maintenant en place le dispositif d’exception, il fait avaliser toutes les mesures antérieures quelles soient politiques ou sécuritaires et se fabrique une image d’homme d’ouverture auprès de l’opinion internationale.  

Comment ne pas être frappé par certaines similitudes troublantes. Il y a quelques mois, Hosni MOUBAREK faisait des propositions similaires au peuple Egyptien, levée de l’état d’urgence contre l’instauration d’une loi antiterroriste, la réponse du peuple égyptien est bien connue ; les Algériennes et les Algériens accepteront-ils ce que les Egyptiennes et les Egyptiens refusent ?    

Pour le FFS, les choses sont claires, le peuple algérien aspire à un changement radical et pacifique. Le peuple algérien veut la démocratie pour bientôt, pour demain.

Cette tentative de manipulation aura au moins le mérite d’aider à la décantation de la situation politique en Algérie.  

Aujourd’hui, il n ya plus de place pour la ruse et la manipulation ; l’intérêt national, le patriotisme, commandent d’aller sans détour, sans tergiversation, vers la démocratie et l’Etat de droit.

Vive l’Algérie 

Vive la démocratie

Alger, le 4 Février 2011 

 

Commentaires

  1. Rabah dit :

    M. Tabbou, seul le FFS continue apparemment à croire que l’action politique, pratiquée avec des dés pipés, sur un terrain miné, ou dans des salons feutrés, pourrait mener à quelque chose d’autre qu’à l’impasse.

    Ni en Tunisie, ni en Egypte, ni chez nous, l’action politique partisane, n’aurait abouti à l’affaiblissement voire même à l’effondrement des pouvoirs en place, si la rue ne s’est pas emparée de la chose politique pour la faire sienne et montrer ses gros bras à des pouvoirs fondés sur la force, la contrainte et la répression, en un mot l’injustice bête et méchante.

    L’action politique chère à Ait Ahmed, Reda Malek, Mehri et les autres zouama de l’opposition ou du pouvoir, a vécu.

    Celui, qui comme Bouteflika, n’a pas compris cela ne fera que sombrer dans sa logique démentielle.

    La place du FFS est au sein de la Coordination pour le Changement et non pas contre elle ou parallèlement à elle.

    Vive l’internet !

    Vive le facebook !

    Vive le téléphone mobile !

    http://cestleclandoujdaquimatuer.centerblog.net

    http://contreleclandoujda.centerblog.net

  2. NARMOTARD dit :

    « Karim Tabbou: La passion de l’activisme ne doit pas remplacer l’action politique », dites-vous.

    C’est là une vérité que le bon sens commun reconnait aisément, et que les non-initiés à la science politique, sont dans l’incapacité de percevoir.

    Car, sans programme clair, sans moyens fiables, sans partenaires loyaux, sans projet de société inclusif et sans encadrement politique crédible, cohérent et déterminé, l’alternative au pouvoir, qu’arrachera la colère légitime du peuple, ne sera plus qu’une victoire incomplète et sera aussitôt confisquée par le pouvoir en place sinon son clone.

    C’est pourquoi le rôle de l’École de formation politique, Ali Mécili, du FFS, citée ci-dessus, consiste à armer politiquement la jeunesse algérienne (il s’agit de la jeunesse de l’esprit indépendamment de l’âge des artères). Cette jeunesse sera ainsi en mesure d’engager pacifiquement et de gagner durablement, l’épreuve de l’alternance démocratique au pouvoir. Suivra aussitôt le remplacement de la RADP par la construction de l’État de droit de la deuxième République algérienne démocratique et sociale .

    Bon courage messieurs Hocine AÏT AHMED, Karim TABBOU et tous les militants de la démocratie éthique et authentique.

  3. Mohand Tahar MOHAMMEDI dit :

    Rien ne sert de courir , voila avec exactitude ce dont a besoin le peuple Algérien c’est la formation politique et d’ailleurs, A quoi sert une démocratie si la population n’est pas formé et n’est pas préparé à la chose politique , la priorité ce n’est pas au défoulement ou de crier on a déjà essayer cette solution qui a toujours servit le régime algérien, le seul moyen de battre ce pouvoir c’est de raisonner politiquement et intellectuellement pour espérer gagner la partie tout autre chose c’est des fantasmes, ce grand parti le FFS nous a démontré a plusieurs reprises que ce qu’il entreprend est toujours valide.

  4. abdelkader wahrani dit :

    un dictateur n´a pas de cocurrent a sa taille tant que le peuple ne reléve pas le defi. vive FFS.

  5. LAMROUS dit :

    Quand allons-nous cesser de dénoncer les agissements du régime? Il va falloir commencer à énoncer si l’on tient à notre crédibilité.Nous avons fait tous les constats des méfaits apportés par la gestion maffieuse du régime en place, c’est une excellente chose et au jour d’aujourd’hui tout le monde a été sensibilisé de la situation désastreuse du pays tant sur le plan politique que social et économique.Nous avons maintenant la tache de passer à une autre étape,celle de faire au peuple des propositions adéquates de sortie de crise dans laquelle se débat notre pays et par ailleurs celles qui pourraient apporter des solutions au marasme que vit le citoyen algérien.
    Justement,l’École Ali Mecilli est un espace idoine où l’incitation à la réflexion est tout indiquée,surtout que le FFS aura l’occasion de faire participer l’étudiant algérien,le gestionnaire de demain,à l’élaboration d’un cahier des charges pour une Algérie libre de ses mouvements et capable du changement.Nos étudiants mettront leur contribution à la confection d’une sorte de Charte Nationale ou de Contrat Social Algérien touchant à tous les secteurs d’activités. Éditée et publiée, cette charte pourrait apporter du nouveau au sein des populations.
    Ce n’est qu’une simple idée d’un militant qui estime que son parti doit se redonner de l’aura auprès du peuple algérien . Ce type de mémorandum adressé au peuple ne manquera pas d’avoir de l’effet et suscitera sensibilisation,mobilisation voire adhésion massive.
    Vive l’ Algérie,Vive le Front des Forces Socialistes.
    Vive la Démocratie participative.Gloire aux martyrs de la Démocratie.

  6. LAMROUS dit :

    Savoir dans le sens le plus profond du terme, c’est maitriser plusieurs types de questions inhérentes à la survie.L’école de formation Ali Mecilli est un instrument indiqué pour permettre à nos jeunes étudiants de prendre conscience de la chose politique.Nos étudiants découvrirons des horizons intellectuels et politiques qui ne ferons que renforcer leur convictions.
    Bon courage les gars, la formation est un gage de réussite.

  7. amazygh dit :

    azul.apres avoir preface le livre du criminel nezzar,benbitour tente de plagier nelson mandela en creant l’ANC.le petit coucou voit grand.

  8. ait yahiatene dit :

    e ffs est comme la revolution,ces idéaux vaincront tot ou tard.Le ffs est le fils de la liberté et la dignité,il restera dans l’histoire quelque soit la force et le nombre de ses ennemis.
    Le ffs etait arrivé quand le fleuve du sacrifice était detourné,quand la victoire du peuple était usurpée,quand les traitres s’étaient imposés et quand le mot démocratie était de la majorité méconnue.
    LA REVOLTE ,le printemps berbere ,les droits de l’homme,octobre 88 ,l’ouverture démocratique ,les manifistations et les marches…..Sont tous et toutes les bebés des idéaux du ffs…..Ont toutes et tous pour racines le programme du ffs,les personnes,les responsables du ffs changent mais les principes ,la ligne directrice du parti de silhocine ne changeront jamais.
    VIVE L’ALGERIE
    VIVE LE FFS
    VIVE SILHOCINE

  9. Anonyme dit :

    Nous avons tous participe a construire les monstres…il est temps de les faire partir…..il faut leur enlever le baton pour qu ils arretent de nous battre….Sortez de la lethargie…reveillez vous….il y va de l avenir du pays….vive la democratie….vive la liberte

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