Pour la mémoire…C’était en juin 2000

robertmenard12.jpgDes journalistes algériens ont rendu publique la déclaration ci-après en signe de désaveu à la position exprimée par le SNJ au sujet de la visite de RSF. Parmi la liste des signataires, quatre membres du Conseil national du SNJ et des adhérents se disent démissionnaires de ce syndicat.Nous, journalistes algériens, après avoir pris connaissance de l’appel du Syndicat national des journalistes (SNJ) au boycott de la mission de RSF, estimons que :
Cette décision n’engage que le SNJ auquel nous dénions le droit de s’exprimer au nom de tous les journalistes algériens ;
Le contenu de cet appel est une insulte aux principes de la liberté d’opinion et au droit de tout confrère, quelle que soit sa nationalisté, de s’informer sur la situation de la profession en Algérie ;
Le sens de l’éthique et de la déontologie interdit que les divergences avec le point de vue de RSF s’expriment sous forme d’injures et d’invectives.

Liste des signataires :

Noureddine Azzouz (La Tribune), Hocine Adryen (journaliste indépendant), Ahmed Kaci (L’Est républicain), Fayçal Metaoui (El Watan), Youcef Zirem (journaliste indépendant), Salim Djaâfar (Le Siècle), Habet Hannachi (journaliste indépendant), Yacine Merabet (La Tribune), Yassin Temlali (journaliste indépendant), Abdelkrim Ghezali (La Tribune), Abdoun Mohamed (L’Authentique), Faouzia Ababsa (L’Authentique), Mohamed Mehdi (Libre Algérie), Amarni Badiaâ (L’Authentique), Louni Arezki (L’Authentique), Taleb Ahmed (L’Authentique), Larbi Bouazza (L’Authentique). Sebaïhi Moussa (El Açil), Saouli Fayçal (El Youm), Saïd Chekri (Le Matin), Amar Hamiche (Le Matin), Rachid Mokhtari (Le Matin), Khadija Chouit (Le Matin), Hammiche Slimane (El Khabar), Redouane Aghrib (El Khabar), Chawki Madani (El Khabar), Saâdi Belkhadem (El Khabar), Guessoum Soulef (El Khabar-Hebdo), Salah Eddine (El Açil), Hasna Yacoub (La Tribune), Abdelaziz Azizi (La Tribune), Mustapha Aït Aoudia (La Tribune), Saliha Aoues (La Tribune), Ali Benyahia (La Tribune), Mehdi Chakib (La Tribune), Chahla Chettouh (La Tribune), Lyès Malki (La Tribune), Mohamed Nedjar (El Açil), Ketfi Hasna (El Açil), Berrached Mehdi (El Açil), Abderrahim (El Açil), Baghali (El Açil), L. Messalti (El Açil), Hadri Allel (El Açil), Mekhaldi (El Açil), Saïd Kaced (journaliste),
H. Seklaoui (Jeune Indépendant), Rachid Kaci (Jeune Indépendant), Zaâf Med (Jeune Indépendant), Djamel Zerrouk (Jeune Indépendant), Mohamed Kouini (journaliste), Hamidou Benomari (Jeune Indépendant), Mustapha Abdelli (JeuneIndépendant)

Commentaires

  1. Ahmedd KACI dit :

    ‘Placardé sur les murs de la maison de la presse Tahar-Djaout, un tract du SNJ (Syndicat national des journalistes) appelle, au début du mois de mars 2000, les professionnels de la presse à se mobiliser pour faire respecter leurs droits. « Les journalistes et travailleurs de la presse connaissent aujourd’hui une situation socioprofessionnelle lamentable, marquée par la précarité et l’absence de droits élémentaires. […] Nombreux sont les éditeurs qui violent allègrement la législation du travail. Ainsi, des salariés sont embauchés sans contrat de travail ou avec des contrats qui ne sont pas conformes à la réglementation. Des éditeurs emploient des travailleurs au noir, c’est-à-dire sans les déclarer à la sécurité sociale et à la Caisse nationale des retraites. Ils ne leur délivrent pas de fiche de paie. Quand ils le font, ces dernières ne sont pas conformes à la loi. Certains éditeurs emploient des « stagiaires » qu’ils paient largement en dessous du SMIG et qu’ils font en réalité travailler comme des permanents. Dans certains cas, les salariés font les frais de conflits opaques entre éditeurs ou d’une mauvaise gestion et ne sont pas rémunérés durant des mois. Alors qu’ils engrangent d’énormes profits, les éditeurs (à quelques exceptions près) ne prennent pas en charge, ou le font de manière très insuffisante, les questions d’hygiène, de sécurité et de médecine du travail », estiment les animateurs du SNJ. Au bout d’une dizaine d’années de pluralisme médiatique, un fossé s’est creusé entre les éditeurs, propriétaires des titres, essentiellement issus de la presse publique, et les journalistes. En un temps record, les éditeurs qui ont accepté les règles de jeu établies par les décideurs se sont fait des situations enviables. Durant toutes ces années de violences multiples, beaucoup de journalistes n’étaient même pas inscrits à la sécurité sociale. C’était le cas, par exemple, des journalistes de l’hebdomadaire la Nation dont la directrice de la rédaction, Salima Ghezali, a eu le prix Sakharov. On a trop parlé de certaines suspensions de titres par les autorités. En réalité, même les publications développant une forme de contestation constituaient, d’une façon ou d’une autre, un alibi démocratique au bénéfice du pouvoir. Les décideurs pouvaient, juste en invoquant les lois du travail bafouées, suspendre n’importe quel journal. « Face à leurs employés, certains éditeurs établissent des rapports empreints d’un autoritarisme d’un autre âge. Sûrs de leur impunité, ils se conduisent comme des roitelets qui bafouent la dignité élémentaire des salariés ainsi que la législation du travail. Les journalistes et les travailleurs de la presse qui osent défier cette toute puissance des éditeurs risquent tout simplement de perdre leur travail », peut-on lire dans le tract du SNJ. Pour les animateurs de ce syndicat, affilié à la FIJ, cette situation inique doit cesser. « Il n’est plus question de tolérer que des patrons de presse, qui dénoncent dans leurs journaux les atteintes à l’état de droit lorsque celles-ci sont le fait des autorités, bafouent eux-mêmes la législation du travail », ajoute la déclaration du SNJ.’
    Extrait d’un article de Youcef Zirem http://www.algeria-watch.org/farticle/presse/zirem.htm

    Youcef a oublié d’ajouter hormis Hocine BELLALOUF et Ahmed KACI et Chahinez (une amie de ce dernier) aucun membre du SNJ n’a contribué à la diffusion de la déclaration. Le S.G du SNJ et la majorité du B.E malgré qu’il aient accepté de voter pour le texte était en fait opposés soit par peur de répresailles soit par connivence avec certains éditeur. juste pour l’histoire et ça se passait en 2000 aussi.

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