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Archive pour le 10 avril, 2011

Béjaia: Marche des chômeurs demain lundi à 10h00

chomage.jpgLe Comité de défense des droits des chômeurs de la wilaya de Béjaia a lancé un appel pour une marche demain lundi 11 avril 2011 à 10h00. La marche va démarrer des Quatre chemins vers le siège de la wilaya. Dans son appel, les membres du comité de défense des droits des chômeurs affirment ne pas vouloir être des immolés, ni des haraga, ni des bénéficiaires du dispositif « ANSEJ » qui mène vers la justice…Les chômeurs réclament juste un travail et un salaire pour se sentir Algériens. El Mouhtarem

 

Libye: Les rebelles affirment avoir capturé 15 mercenaires algériens

kada.jpgLes insurgés libyens ont indiqué dimanche avoir capturé 15 mercenaires algériens à Ajdabiya et en avoir tué trois pendant de violents combats samedi dans cette ville, dans l’est du pays. Un porte-parole des rebelles, Chamsiddine Abdoulmolah, a signalé que les mercenaires capturés ne portaient pas de papiers d’identité, mais « ils ont dit qu’ils étaient Algériens et avaient un accent algérien », a-t-il déclaré.     

Ce porte-parole des rebelles a précisé également que plusieurs cartes d’identité et passeports algériens avaient été trouvés dans un bâtiment proche, à Ajdabiya. Abdoulmolah a expliqué que le groupe de 18 mercenaires avait été amené dans une ville sur la ligne de front par un habitant, fidèle au régime de Mouammar Kadhafi. Ce dernier a également été capturé. Le porte-parole des rebelles, qui a précisé que les prisonniers étaient bien traités, a accusé l’Algérie de soutenir Mouammar Kadhafi, affirmant que ce pays « fermait les yeux » sur la venue de mercenaires. AFP    

Hocine Aït-Ahmed: « Il faut lancer une dynamique de débat national sur les préoccupations et les souffrances quotidiennes des Algériens »

haa.jpgParole de Hocine AIT-AHMED lors de la commémoration de l’assassinat 

Je voudrais d’abord remercier Annie de savoir, chaque année, dénicher un écrit d’Ali dont l’actualité nous rappelle deux choses: la lucidité et la clairvoyance d’Ali avant l’heure et son engagement «originel», je dirais quasi existentiel en faveur des libertés.
Le texte que Yalhane, son fils, vient de lire, m’a ramené à ces années terribles. Des années où il était presque impossible de faire entendre que, nous Maghrébins n’étions ni voués à la dictature, ni interdits de liberté et de dignité pour l’éternité.
Quand Annie m’a demandé  si je voulais intervenir aujourd’hui, j’ai d’abord pensé que ce texte d’Ali suffisait à résumer l’ancrage de notre combat de toujours pour la démocratie dans notre pays et dans le Maghreb tout entier.

Mais la révolution tunisienne et la révolte égyptienne ont donné un coup d’accélérateur à l’Histoire. Et nous, Algériens, sommes sans cesse interpelés sur notre prétendue «absence» de ce grand mouvement libérateur, ce mouvement dont tu étais convaincu, Ali, qu’il arriverait un jour. Une telle interpellation est assez paradoxale pour des Algériens qui ont payé le prix fort pour leur combat pour les libertés, la dignité et le changement de régime.

C’est ce paradoxe qui m’a fait ressentir le besoin de redire, ici près de toi Ali, qu’il est évident que nous sommes directement interpellés par la magnifique leçon de courage, d’organisation et de détermination populaire que ce mouvement de révolte dans le monde arabe donne au monde entier.
Mais on ne peut pas se mentir à nous mêmes. On ne peut pas ne pas voir que le mur de la peur a été remplacé et aggravé au plus profond de notre société par un mur de lassitude et de dégoût. Lassitude et dégoût des fausses élites imposées à l’ombre de la terreur, de la mafia politico-financière, des élections truquées, des médias sous haute surveillance.

Dans ce contexte, céder à la nécessité d’une quelconque «contagion démocratique» serait parfaitement irresponsable. Le sang des Algériens n’a que trop coulé. Notre société est en pleine décomposition. Nous devons dés lors, dans la diversité de nos convictions et de nos appartenances, lutter pour que la construction d’un rapport de force
politique s’impose comme l’alternative à la confusion et à la violence.

Depuis des années, les familles de disparus, aidées et soutenues par des avocats, s’y emploient en bravant la répression et les interdits. Celles des victimes du terrorisme aussi. Les jeunes de Kabylie en 2001, ceux de Ghardaïa, de Ouargla, des Aurès, de l’Oranie, de Constantine, les étudiants, les syndicats autonomes et tant d’autres encore, s’y emploient eux aussi.

Mais il manque pour l’instant un ancrage social plus large à toutes ces résistances à l’injustice, à la violence et à l’oppression. Il leur manque aussi l’aide et le soutien de médias authentiquement libres et crédibles.
Il leur manque de se rencontrer et de savoir ce qui les lie et ce qui les sépare pour ne pas tomber dans les pièges de la division et de la diversion.

Je crois profondément que la priorité aujourd’hui est de lancer une dynamique de débat national portant sur les préoccupations et les souffrances quotidiennes des citoyens. Ce débat est incontournable car c’est ainsi que nous retrouverons confiance en nous et confiance entre nous. C’est lui et lui seul qui permettra de retisser le lien social et politique dans notre pays.C’est un long chemin. Mais il fera de nous tous des Algériens véritablement libres. C’est cette voie qui fera que tous ceux qui, comme toi Ali sont partis trop vite, trop tôt, ne se seront pas battus pour rien.

Paris, le 9 avril 2011

Photo: Rahim Bouaich

Alors que tout le monde réclame le pain, les boulangers décident d’une grève

pain.jpgAlors que tout le monde réclame des augmentations de salaires pour manger du pain, les boulangers comptent recourir à une grève illimitée. La décision risque d’être prise lors de la réunion du conseil national de l’Union des boulangers algériens le 30 avril. Selon le président de l’Union, un préavis de grève à partir du 1er mai sera déposé. Pour rappel, les boulangers réclament l’augmentation de la marge bénéficiaire sachant que la marge accordée actuellement ne dépasse pas 3%. El Mouhtarem 

Ouyahia réclame la tête de Kamel Daoud du Quotidien d’Oran !

quotidien.jpg«Le directeur du Quotidien d’Oran est un proche et un fervent défenseur du programme du président de
la République. Dans le même journal, il existe un militant du RND, mais le comble est que le journal renferme un journaliste responsable qui est militant des droits de l’homme et qui fait dans l’opposition», a déclaré le SG du RND, Ahmed Ouyahia lors de sa dernière conférence de presse. Source El Watan

Comment les « services » ont fait marcher Alger à l’occasion de la « révolution » arabe

toufik.jpgPar Kamel DAOUD, militant des droits de l’homme (LADDH)

 

Il ne faut pas se leurrer, les cerveaux des «services» ne sont pas des rigolos. Ils sont nés grâce à Boussouf pendant la guerre de libération, à partir de la promotion  Tapis rouge formée au KGB aux techniques violentes de subversion et de manipulation des foules. Ils ont fait des enfants encore mieux formés qu’eux. 50 ans d’expérience, excusez du peu. Peut-être sont ils aujourd’hui la seule police politique au monde, résidu de la guerre froide. Héritiers du KGB, de la Stasi et de la Securitate à la fois. Nauséabonds et professionnels, sans états d’âme.

 

En face d’eux, ceux qui ont cru faire marcher les  Algériens, malgré l’interdiction du ministre de l’Intérieur, n’ont pas pris la mesure des forces en présence. Ils ont fini pourtant par se rendre à l’évidence : c’est eux qu’on a fait marcher car ils sont tombés dans le piège, à moins que …eux-mêmes étaient aux ordres.

 

En réalité le régime autoritaire qui règne en Algérie depuis l’indépendance a eu vraiment très peur quand  le malheureux Bouazizi s’est immolé en Tunisie. Les «services» ont flairé le piège : Alger pouvait s’embraser à tout moment tant la contestation sociale avait atteint le niveau maximum, le peuple était à bout. Et alors fini des privilèges des nantis du pouvoir, des colonels et des généraux en retraite (ou en activité), de leur progéniture et de leurs affidés. Finie la corruption «à ciel ouvert», au vu et au su de tout le monde, sans vergogne, sans pitié pour ceux qui souffrent dans ce pays.

 

Les «naïfs» ont cru que les émeutes de rue de janvier correspondaient au début d’un mouvement révolutionnaire. Ils auraient pourtant du se méfier : un embrasement sur l’ensemble du territoire au même moment et surtout sans slogan politique et qui cesse inopinément. Seule une organisation structurée dans tout le pays pouvait déclencher un tel mouvement puis le stopper. Suivez mon regard. Mais non, les «naïfs» se sont crus en novembre 1954 et ils ont appelé à des marches. Ils n’ont pas compris qu’il s’agissait en réalité d’un contre feu, technique classique de pompier quand la forêt brûle. Une manière de neutraliser l’incendie qui menace.

 

Et, alors que Tunis, Le Caire, Sanaa, Damas, Bahreïn, Benghazi s’embrasaient, Alger, petit à petit, s’éteint malgré quelques soubresauts et aussi grâce aux manifestions de force de la police qu’ils ont provoquée. Coordination après coordination, CNCD après Barakat. Pschitt !

 

Seul le FFS a flairé le piège et s’est contenté de dire sa présence et sa force avec la solidarité des partis démocratiques maghrébins. Histoire de dire aux services « FAKOU !»

 

Aujourd’hui il y a le foot, l’année de Tlemcen (capitale islamique ? arabe ? régionaliste ?). Et les annonces d’un grand discours d’un Président aphone depuis de longs mois. Ah le foot, l’équipe nationale, la coupe d’Algérie, et puis le bac et puis le ramadhan. Et nous voilà en octobre, la rentrée scolaire et  à nouveau confrontés  à …nos malheurs: une inflation galopante, le chômage, un coût de la vie insupportable pour les pères de famille (nombreuse).

 

Les cerveaux des «services» (la boite noire) ont commencé à réfléchir à la stratégie à adopter à partir d‘octobre prochain. Boutef reste ?  (détail),  il y a des «hommes» pour le remplacer ou peut-être une femme d’ailleurs, pourquoi pas ? Un changement d’APN avec de nouveaux larbins cupides appelés députés, apparus après des élections truquées ? Quelques attentats en Kabylie, ou ailleurs, de quoi justifier un nouvel état d’urgence ? Les choix sont variés et la réflexion est en cours.

 

Et les Algériens continueront de souffrir en regardant le monde aller de l’avant, en se connectant  à Internet ou à la télé parabolée, et sans eux. Sauf les nantis du régime, bien  évidemment.

 

Aujourd’hui c’est l’heure des bilans pour les militants des droits de l’homme comme pour les militants politiques de la démocratie. Comme dit CAMUS, il s’agit pour le Sysiphe que nous sommes de remonter le rocher vers le sommet. Avec détermination, obstination et aussi l’espoir en des jours meilleurs.

 

 

Long est encore le chemin !

Le FFS érige une stèle à la mémoire de ses martyrs de Timizart

stle.bmpLa section du FFS de la commune de Timizart dans la wilaya de Tizi Ouzou a inauguré samedi une stèle érigée à la mémoire des martyrs de la démocratie (1963-1965). El Mouhtarem

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