Archive pour avril, 2011

Alors que tout le monde réclame le pain, les boulangers décident d’une grève

pain.jpgAlors que tout le monde réclame des augmentations de salaires pour manger du pain, les boulangers comptent recourir à une grève illimitée. La décision risque d’être prise lors de la réunion du conseil national de l’Union des boulangers algériens le 30 avril. Selon le président de l’Union, un préavis de grève à partir du 1er mai sera déposé. Pour rappel, les boulangers réclament l’augmentation de la marge bénéficiaire sachant que la marge accordée actuellement ne dépasse pas 3%. El Mouhtarem 

Ouyahia réclame la tête de Kamel Daoud du Quotidien d’Oran !

quotidien.jpg«Le directeur du Quotidien d’Oran est un proche et un fervent défenseur du programme du président de
la République. Dans le même journal, il existe un militant du RND, mais le comble est que le journal renferme un journaliste responsable qui est militant des droits de l’homme et qui fait dans l’opposition», a déclaré le SG du RND, Ahmed Ouyahia lors de sa dernière conférence de presse. Source El Watan

Comment les « services » ont fait marcher Alger à l’occasion de la « révolution » arabe

toufik.jpgPar Kamel DAOUD, militant des droits de l’homme (LADDH)

 

Il ne faut pas se leurrer, les cerveaux des «services» ne sont pas des rigolos. Ils sont nés grâce à Boussouf pendant la guerre de libération, à partir de la promotion  Tapis rouge formée au KGB aux techniques violentes de subversion et de manipulation des foules. Ils ont fait des enfants encore mieux formés qu’eux. 50 ans d’expérience, excusez du peu. Peut-être sont ils aujourd’hui la seule police politique au monde, résidu de la guerre froide. Héritiers du KGB, de la Stasi et de la Securitate à la fois. Nauséabonds et professionnels, sans états d’âme.

 

En face d’eux, ceux qui ont cru faire marcher les  Algériens, malgré l’interdiction du ministre de l’Intérieur, n’ont pas pris la mesure des forces en présence. Ils ont fini pourtant par se rendre à l’évidence : c’est eux qu’on a fait marcher car ils sont tombés dans le piège, à moins que …eux-mêmes étaient aux ordres.

 

En réalité le régime autoritaire qui règne en Algérie depuis l’indépendance a eu vraiment très peur quand  le malheureux Bouazizi s’est immolé en Tunisie. Les «services» ont flairé le piège : Alger pouvait s’embraser à tout moment tant la contestation sociale avait atteint le niveau maximum, le peuple était à bout. Et alors fini des privilèges des nantis du pouvoir, des colonels et des généraux en retraite (ou en activité), de leur progéniture et de leurs affidés. Finie la corruption «à ciel ouvert», au vu et au su de tout le monde, sans vergogne, sans pitié pour ceux qui souffrent dans ce pays.

 

Les «naïfs» ont cru que les émeutes de rue de janvier correspondaient au début d’un mouvement révolutionnaire. Ils auraient pourtant du se méfier : un embrasement sur l’ensemble du territoire au même moment et surtout sans slogan politique et qui cesse inopinément. Seule une organisation structurée dans tout le pays pouvait déclencher un tel mouvement puis le stopper. Suivez mon regard. Mais non, les «naïfs» se sont crus en novembre 1954 et ils ont appelé à des marches. Ils n’ont pas compris qu’il s’agissait en réalité d’un contre feu, technique classique de pompier quand la forêt brûle. Une manière de neutraliser l’incendie qui menace.

 

Et, alors que Tunis, Le Caire, Sanaa, Damas, Bahreïn, Benghazi s’embrasaient, Alger, petit à petit, s’éteint malgré quelques soubresauts et aussi grâce aux manifestions de force de la police qu’ils ont provoquée. Coordination après coordination, CNCD après Barakat. Pschitt !

 

Seul le FFS a flairé le piège et s’est contenté de dire sa présence et sa force avec la solidarité des partis démocratiques maghrébins. Histoire de dire aux services « FAKOU !»

 

Aujourd’hui il y a le foot, l’année de Tlemcen (capitale islamique ? arabe ? régionaliste ?). Et les annonces d’un grand discours d’un Président aphone depuis de longs mois. Ah le foot, l’équipe nationale, la coupe d’Algérie, et puis le bac et puis le ramadhan. Et nous voilà en octobre, la rentrée scolaire et  à nouveau confrontés  à …nos malheurs: une inflation galopante, le chômage, un coût de la vie insupportable pour les pères de famille (nombreuse).

 

Les cerveaux des «services» (la boite noire) ont commencé à réfléchir à la stratégie à adopter à partir d‘octobre prochain. Boutef reste ?  (détail),  il y a des «hommes» pour le remplacer ou peut-être une femme d’ailleurs, pourquoi pas ? Un changement d’APN avec de nouveaux larbins cupides appelés députés, apparus après des élections truquées ? Quelques attentats en Kabylie, ou ailleurs, de quoi justifier un nouvel état d’urgence ? Les choix sont variés et la réflexion est en cours.

 

Et les Algériens continueront de souffrir en regardant le monde aller de l’avant, en se connectant  à Internet ou à la télé parabolée, et sans eux. Sauf les nantis du régime, bien  évidemment.

 

Aujourd’hui c’est l’heure des bilans pour les militants des droits de l’homme comme pour les militants politiques de la démocratie. Comme dit CAMUS, il s’agit pour le Sysiphe que nous sommes de remonter le rocher vers le sommet. Avec détermination, obstination et aussi l’espoir en des jours meilleurs.

 

 

Long est encore le chemin !

Le FFS érige une stèle à la mémoire de ses martyrs de Timizart

stle.bmpLa section du FFS de la commune de Timizart dans la wilaya de Tizi Ouzou a inauguré samedi une stèle érigée à la mémoire des martyrs de la démocratie (1963-1965). El Mouhtarem

Recueillement à la mémoire de Ali Mecili

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Recueillement aujourd’hui à Paris à la mémoire de Ali Mecili

Photo : Rahim Bouaich

Recueillement à la mémoire de Ali Mecili

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Recueillement aujourd’hui à Paris à la mémoire de Ali Mecili. 

Photos: Rahim Bouaich

Université de Béjaia: Les enseignants réagissent aux menaces du recteur

rectorat.jpgAu moment où les comités étudiants discutent des modalités de préservation de l’année universitaire en entamant les examens du S1, un climat de violence s’est installé au sein de notre université.

Selon les délégués des étudiants, un étudiant de première année de droit, membre du comité, a été victime d’une agression de la part du recteur de notre université et d’un agent de sécurité au niveau du bloc 5 d’aboudaou. Suite à cet incident, les étudiants ont spontanément marché depuis le campus d’Aboudaou sur le rectorat de Targa Ouzemmour pour protester. Le rassemblement a dégénéré et un début de saccage du rectorat a eu lieu.

Informés par des collègues, des membres du collectif des enseignants se sont rendus sur place (vers 13h50) pour apaiser la tension et éviter le pire. Les enseignants, une fois sur les lieux, ont intervenu pour faire entendre raison aux étudiants, très remontés, pour leur rappeler qu’aucun motif ne peut justifier un acte de saccage même en réaction à une éventuelle violence de la part du premier responsable de l’université à l’encontre de l’un des leurs. Les étudiants ont fini par se disperser dans le calme.

Les enseignants (plusieurs collègues et non deux) qui ont accouru, afin de ramener le calme et l’apaisement pour préserver le rectorat, n’ont rien fait d’autre qu’assumer leur responsabilité. Car rien ne peut justifier le recours à la violence, et seul le débat d’idées doit prévaloir au sein de l’espace universitaire. Les enseignants, de par leur crédibilité, ont réussi à convaincre nos étudiants pour agir de manière à éviter l’embrasement. Les délégués des étudiants présents, même dépassés par le mécontentement de leurs camarades, ont pu ramener ces derniers à la raison.

Les dégâts constatés sur place consistent en un micro et quelques chaises brûlés sur le parvis du rectorat, des bureaux saccagés particulièrement celui du vice-recteur chargé de la coopération, la loge des agents de sécurité… Aucun feu n’a été allumé à l’intérieur du rectorat, contrairement à certaines affirmations.
Les actes de destruction de nos biens, quel que soit leur degré, sont condamnables et ne doivent jamais se répéter.

En fin de journée, vers 16h, les responsables des différentes facultés se sont présentés pour tenir une réunion du conseil de direction élargi aux vices-doyens et aux SG des facultés. Il aurait, bien sûr, été souhaitable que ces responsables soient présents sur les lieux à 12h pour ramener le calme et non à 16h! Mais auraient-ils réussi quelque chose se sachant perçus comme des adversaires.

A notre grand étonnement, ils ont commis une déclaration incendiaire au vu de la situation dans laquelle se débat l’université algérienne. En effet, au lieu de tenter d’apaiser les esprits pour sauver ce qui reste de l’année universitaire et de se désoler de l’injonction de la violence au sein de notre établissement, ils accusent « deux enseignants », parmi ceux qui ont intervenu pour ramener le calme, de soutenir un groupe d’étudiants et menacent d’exclure des étudiants…

Cette déclaration du Conseil de direction est une atteinte grave à l’éthique universitaire. Ses signataires assumeront seuls les conséquences qui risquent de surgir. Son contenu rend légitime la question qui suit : Les membres du conseil de direction auraient-ils souhaité que le rectorat brûle ?
Nous appelons toutes les enseignantes et tous les enseignants à participer à l’AG qui se tiendra le Mardi 12 Avril à 11h au niveau de l’Amphi 3 du campus d’Aboudaou pour en débattre.

Non à la violence ! Non aux provocations du conseil de direction !
Pour le respect de l’éthique universitaire ! Pour le respect des franchises universitaires !

Collectif des enseignants de l’université de Béjaia

Déclaration du jour..

En Algérie, nous avons les rentiers du système et les rentiers de l’opposition… Militer pour les droits de la personne humaine est devenu payant. El Mouhtarem

Le processus de banalisation continue: 15 personnes à la marche de la CN(R)CD à Alger

copiedecncd.jpgUne quinzaine de personnes ont pris par à  la « manifestation » organisée aujourd’hui par la CN(R)CD à la Place du 1er Mai à Alger. Il y avait entre autres des députés du RCD et Ali Yahia Abdennour. Le chef du RCD, Said Sadi est absent pour la troisième fois consécutive à la « marche ». El Mouhtarem

Photo Archives

Skikda: La police harcèle des chômeurs !

chomage.jpgLe comité national pour la défense des droits des chômeurs dénonce énergiquement les tentatives d’intimidation de nos camarades du comité local de Skikda, à leur tête Riadh Lamri, membre du bureau exécutif de l’organisation. Le seul tort de ces camarades harcelés par les forces de police, c’est d’avoir organisé des rassemblements devant le siège de la wilaya de Skikda pour dénoncer les passes droits dans le recrutement et demander un travail décent pour les chômeurs de la région.

Ces pratiques nous renseignent sur la nature autoritaire et hypocrite des autorités qui sont incapables de résoudre nos problèmes et ignorent ce que le mot dialogue signifie.

Le CNDDC réaffirme son entière solidarité avec la lutte des chômeurs de la wilaya de Skikda, et invite les autorités locales à trouver des solutions aux problèmes des chômeurs et cesser cette campagne d’intimidation qui ne fera qu’envenimer la situation.

Le CNDDC réitère encore une fois son appel à tous les chômeurs au niveau national pour rejoindre notre organisation et renforcer nos rangs pour défendre ensemble nos intérêts les plus élémentaires.

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